jeudi 4 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2203110 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | BORGES DE DEUS CORREIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 1er décembre 2022 et 13 décembre 2023, M. A B, représenté par Me Borges de Deus Correia, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler les décisions implicites par lesquelles le préfet de Saône-et-Loire a refusé de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour et un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ;
3°) d'enjoindre au préfet de Saône-et-Loire de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec droit au travail à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard dans l'attente de la délivrance d'un titre de séjour " vie privée et familiale " et, à défaut, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et lui notifier une décision écrite et motivée statuant sur sa situation administrative sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la requête n'a pas été présentée tardivement ;
- les décisions en litige sont entachées d'un vice de procédure tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- elles sont entachées d'un défaut de motivation en violation des dispositions des articles L. 212-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision de refus de délivrance de récépissé de demande de titre de séjour méconnaît les dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision de refus de titre de séjour méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle a été prise en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 décembre 2023, le préfet de Saône-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que la requête est tardive au motif que le requérant n'a présenté son recours qu'après l'expiration d'un " délai raisonnable " au sens de la jurisprudence du Conseil d'Etat dite " Czabaj ".
Par une décision du 27 mars 2023, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Par une ordonnance du 7 décembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au
4 janvier 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant macédonien né en 1984, est entré irrégulièrement en France le 16 février 2010. Il a obtenu un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " valable du 3 juin 2015 au 2 juin 2016. Par une décision du 1er juin 2017, le préfet de Saône-et-Loire a refusé de lui renouveler ce titre de séjour. Le tribunal a rejeté le recours formé contre cette décision par un jugement n° 1701521 du 11 juillet 2017 confirmé par la cour administrative d'appel de Lyon dans son arrêt n° 17LY02866 du 8 mars 2018. M. B a déposé une nouvelle demande de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont le préfet de Saône-et-Loire a accusé réception et a précisé, par courrier du 9 février 2020, que le dossier serait examiné par ses services. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler les deux décisions implicites par lesquelles le préfet de Saône-et-Loire a refusé de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour et un titre de séjour.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique :
" Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Par décision du 27 mars 2023, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, sa demande tendant à l'octroi de l'aide juridictionnelle provisoire est devenue sans objet.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
4. Le préfet de Saône-et-Loire soutient que les conclusions présentées par M. B après l'expiration du délai d'un an qui lui était imparti pour contester la décision implicite de refus de séjour née le 9 juin 2020 sont tardives.
5. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative applicable à la date de la décision contestée : " Sauf en matière de travaux publics, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée " et aux termes de l'article
R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
6. Le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. Dans une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours ou l'absence de preuve qu'une telle information a été fournie ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par les textes applicables, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. En règle générale et sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le requérant, ce délai ne saurait, sous réserve de l'exercice de recours administratifs pour lesquels les textes prévoient des délais particuliers, excéder un an à compter de la date à laquelle une décision expresse lui a été notifiée ou de la date à laquelle il est établi qu'il en a eu connaissance.
7. Les règles énoncées au point précédent sont également applicables à la contestation d'une décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur une demande présentée devant elle, lorsqu'il est établi que le demandeur a eu connaissance de la décision. La preuve d'une telle connaissance ne saurait résulter du seul écoulement du temps depuis la présentation de la demande. Elle peut en revanche résulter de ce qu'il est établi, soit que l'intéressé a été clairement informé des conditions de naissance d'une décision implicite lors de la présentation de sa demande, soit que la décision a par la suite été expressément mentionnée au cours de ses échanges avec l'administration, notamment à l'occasion d'un recours gracieux dirigé contre cette décision. Le demandeur, s'il n'a pas été informé des voies et délais de recours dans les conditions prévues par les textes cités au point 5, dispose alors, pour saisir le juge, d'un délai raisonnable qui court, dans la première hypothèse, de la date de naissance de la décision implicite et, dans la seconde, de la date de l'événement établissant qu'il a eu connaissance de la décision.
8. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de Saône-et-Loire a, par courrier du 9 février 2020, informé M. B que ses services procèderaient à l'examen de sa demande de titre de séjour. Toutefois, le préfet ne justifie pas avoir retourné à M. B un accusé de réception comportant les indications prescrites par l'article R. 112-5 du code des relations entre le public et l'administration mentionnant " la date de réception de la demande et la date à laquelle, à défaut d'une décision expresse, celle-ci sera réputée acceptée ou rejetée ". Si M. B a, par courrier du 3 décembre 2020, demandé au préfet de lui faire connaître le sens de sa décision et à défaut, la motivation d'une décision implicite de rejet, puis par des courriers des 9 février 2021 et
8 mars 2021, réinterrogé le préfet sur la suite réservée à son dossier, ce n'est que le 9 mars 2021 que les services préfectoraux lui ont indiqué que sa demande " est actuellement en cours d'instruction ". En outre, si par courrier du 15 mars 2021, M. B a demandé au préfet de lui communiquer la motivation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, il ressort des pièces du dossier que les services de la préfecture de Saône-et-Loire ont continué d'indiquer à M. B que son dossier " est actuellement en cours d'instruction " et que sa demande " est prise en compte et transmise à l'instructeur en charge de votre dossier " par courriers électroniques des 22 avril 2021 et 17 mai 2021. Ainsi induit en erreur sur les conditions de traitement de sa demande, M. B ne saurait se voir opposer le délai raisonnable d'action rappelé aux points 5 et 6 ci-dessus. Dans les circonstances particulières de l'espèce, le point de départ du délai, dont il appartient au juge de l'excès de pouvoir saisi d'apprécier le caractère raisonnable au regard de sa durée et des circonstances propres à l'affaire, ne peut être déterminé. Par conséquent, le préfet n'est pas fondé à soutenir que la demande de M. B, enregistrée le
1er décembre 2022 au greffe du tribunal, tendant à l'annulation de la décision implicite de refus de séjour, serait tardive, et par suite, irrecevable.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
9. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-12 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. Ce document est revêtu de la signature de l'agent compétent ainsi que du timbre du service chargé, en vertu de l'article R. 431-20, de l'instruction de la demande. () ". Aux termes de l'article R. 431-13 de ce code : " La durée de validité du récépissé mentionné à l'article R. 431-12 ne peut être inférieure à un mois. Il peut être renouvelé ". Il résulte de ces dispositions que la remise d'un récépissé a pour seul objet de permettre à un ressortissant étranger de séjourner régulièrement sur le territoire français pendant la durée de l'instruction de sa demande de titre de séjour.
10. Il ressort des pièces du dossier que M. B a déposé une demande de titre de séjour considérée par le préfet comme complète le 9 février 2020, et il est constant qu'aucun récépissé ne lui a été délivré. Par suite, M. B est fondé à soutenir que la décision implicite de refus de délivrance d'un récépissé a méconnu l'article R. 431-12 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qu'elle doit, par conséquent, être annulée.
11. En second lieu, d'une part, il résulte des dispositions combinées des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le silence gardé par l'administration au terme d'un délai de quatre mois sur les demandes de titre de séjour vaut décision implicite de rejet.
12. D'autre part, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Selon l'article L. 211-5 de ce code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Aux termes de l'article L. 232-4 de ce code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. () ".
13. En l'espèce, ainsi que le reconnait l'administration dans son mémoire en défense, la demande de titre de séjour de M. B doit être considérée comme réceptionnée et déclarée complète le 9 février 2020. En outre, le préfet estime qu'une décision implicite de refus de titre de séjour est née le 9 juin 2020. Bien que M. B ait demandé, par courrier du 15 mars 2021, la communication des motifs de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, l'administration ne lui a pas communiqué ces motifs dans le délai d'un mois. Par suite, la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour née depuis le 9 juin 2020 est, pour ce motif, entachée d'illégalité.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation des deux décisions implicites par lesquelles le préfet de Saône-et-Loire a refusé de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour et un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ".
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement, compte tenu du motif d'annulation retenu et alors qu'aucun autre moyen de la requête n'apparaît de nature à entacher d'illégalité les décisions attaquées, implique seulement que, dans un délai de deux mois suivant sa notification, le préfet de Saône-et-Loire procède au réexamen de la situation de M. B et lui délivre, dans l'attente, un récépissé. Toutefois, il n'y a pas lieu d'assortir ce récépissé d'une autorisation de travail, le requérant n'entrant pas dans les cas prévus à l'article R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
16. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. B sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire présentées par M. B.
Article 2 : Les décisions implicites par lesquelles le préfet de Saône-et-Loire a refusé de délivrer à M. B un récépissé de demande de titre de séjour et un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sont annulées.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de Saône-et-Loire de procéder au réexamen de la situation de M. B dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, dans l'attente, un récépissé.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de Saône-et-Loire et à Me Borges de Deus Correia.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Mâcon en application de l'article R. 751-10 du code de justice administrative.
Délibéré après l'audience du 28 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Olivier Rousset, président,
Mme Valérie Zancanaro, première conseillère,
Mme Océane Viotti, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 avril 2024.
La rapporteure,
V. C
Le Président,
O. Rousset
La greffière,
C. Chapiron
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026