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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2203195

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2203195

mardi 24 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2203195
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantBOREL / DEL PRETE & ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par l'union locale des syndicats CGT du bassin minier d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la maire de Monceau-les-Mines de chauffer ses locaux en hiver. La requérante n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens du tribunal, elle est réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions de la commune tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 décembre 2022, l'union locale des syndicats CGT du bassin minier, représenté par son secrétaire général M. A, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision faite par annonce de presse le 1er novembre 2022, confirmée par courrier du 15 novembre 2022, par laquelle la maire de Monceau-les Mines a refusé l'ouverture du chauffage pour la période hivernale dans les locaux qu'elle occupe, situés 43 rue Jean Jaurès ;

2°) d'enjoindre à la commune de Monceau-les Mines de chauffer chaque année lesdits locaux, du 1er novembre au 31 mars de l'année suivante, tant que l'autorité judiciaire ne l'aura pas autorisée à mettre fin à cette charge, en application des dispositions des articles 900-2 à 900-8 du code civil.

La clôture d'instruction a été fixée au 19 juin 2023 par une ordonnance du 4 mai 2023.

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 mai 2023, la commune de Montceau-les-Mines, représentée par la Scp Borel et Del Prete, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de l'union locale des syndicats CGT du bassin minier à lui verser la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative

Par une lettre du 25 septembre 2023, le tribunal a demandé à l'union requérante, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de confirmer expressément le maintien des conclusions de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Aux termes de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (), peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".

3. Aux termes de l'article R. 611-8-6 du code de justice administrative : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elle () ".

4. En premier lieu, l'union locale des syndicats CGT du bassin minier a été invitée à confirmer expressément, dans le délai d'un mois, le maintien de ses conclusions, par courrier du 25 septembre 2023 dont elle a accusé réception au moyen de l'application " Télérecours " le même jour. En dépit de ce courrier, qui l'informait de ce que, à défaut de confirmation dans le délai d'un mois, elle serait réputée s'être désisté d'office, l'union locale des syndicats CGT du bassin minier n'a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois qui lui était imparti. Dès lors, conformément aux dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, l'union requérante est réputée s'être désistée de l'ensemble des conclusions de sa requête. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement.

5. En second lieu, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Montceau-les-Mines au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de l'union locale des syndicats CGT du bassin minier.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Monceau-les Mines au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'union locale des syndicats CGT du bassin minier et à la commune de Montceau-les Mines.

Fait à Dijon le 24 septembre 2024.

Le président,

P. Nicolet

La république mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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