jeudi 16 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2203388 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | CH 2 JU |
| Avocat requérant | SI HASSEN MYRIAM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 décembre 2022, M. F B, représenté par Me Si Hassen, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 14 octobre 2022 par lequel le préfet de la Côte-d'Or lui a refusé le séjour au titre de l'asile, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
3°) de suspendre l'exécution de la mesure d'éloignement litigieuse jusqu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile ait statué sur sa demande ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son avocate en application des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté litigieux est entaché d'incompétence de l'auteur de l'acte ;
- la décision lui refusant le séjour au titre de l'asile est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il a apporté de nouveaux éléments dans l'instance qu'il a engagée devant la Cour nationale du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de séjour au titre de l'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 janvier 2023, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge du requérant le versement de la somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que l'ensemble des moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C, conformément à l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative, pour statuer en qualité de juge du contentieux de l'éloignement sur les requêtes instruites selon les dispositions de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Nicolet, magistrat désigné,
- les observations de Me Si Hassen, représentant le requérant, qui reprend ses conclusions et les moyens développés dans ses écritures,
- et les observations de M. D, représentant le préfet de la Côte-d'Or, qui conclut au rejet de la requête et reprend les moyens développés dans le mémoire en défense.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant malien né le 3 février 1999, est entré sur le territoire français le 5 octobre 2017. Le 8 décembre 2017, il a sollicité la reconnaissance du statut de réfugié. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision du 31 juillet 2018 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile par une décision du 18 janvier 2019. Par un arrêté du 6 mars 2019, le préfet du Gard lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Le 24 mai 2022, M. B a sollicité le réexamen de sa demande d'asile qui a été rejeté par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le même jour. Par un arrêté du 14 octobre 2022, le préfet de la Côte-d'Or lui a refusé le séjour au titre de l'asile, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ".
3. Il y a lieu, eu égard à l'urgence, d'accorder à M. B le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions attaquées :
4. L'arrêté attaqué a été signé par M. E A, directeur de l'immigration et de la nationalité à la préfecture de la Côte-d'Or, investi à cet effet d'une délégation en vertu d'un arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 19 juillet 2022, publié le 21 juillet 2022 au recueil des actes administratifs de la préfecture. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions contestées manque en fait et doit, pour ce motif, être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour au titre de l'asile :
5. En premier lieu, lorsque le préfet refuse d'admettre au séjour, au titre de l'asile ou de la protection subsidiaire, un étranger dont la demande d'asile ou de protection subsidiaire a été rejetée et qui ne dispose plus du droit de se maintenir, à ce titre, sur le territoire français, il n'exerce aucun pouvoir d'appréciation sur les éléments que cet étranger peut apporter dans l'instance qu'il a engagée devant la Cour nationale du droit d'asile. Ainsi, en se bornant à constater, à ce stade, d'une part, que la demande d'asile ou de protection subsidiaire de
M. B avait été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile et que sa demande de réexamen a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, d'autre part, que le droit de l'intéressé à se maintenir en France avait pris fin, nonobstant le recours qu'il allègue avoir engagé devant la Cour nationale du droit d'asile le 11 novembre 2022, dans les conditions prévues par le 1° de l'article L. 542-2 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, postérieurement à la décision contestée, le préfet n'a commis aucune erreur d'appréciation.
6. En second lieu, s'il était loisible au préfet de la Côte-d'Or d'examiner d'office si M. B pouvait prétendre à un titre de séjour sur un autre fondement que l'asile, il n'était pas tenu de le faire en l'absence de dispositions expresses en ce sens. En outre, le requérant ne justifie ni même n'allègue avoir, par ailleurs, présenté une demande de titre de séjour. Il s'ensuit que le moyen tiré du défaut d'examen particulier de sa situation ne peut, en tout état de cause, qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, la décision portant refus de séjour au titre de l'asile n'encourant pas la censure du tribunal, le requérant n'est pas fondé à exciper de son illégalité au soutien de ses conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français.
8. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance (). ".
9. M. B allègue être présent en France depuis cinq ans et qu'il serait isolé en cas de retour dans son pays d'origine dès lors que s'y trouve uniquement son demi-frère, lequel représente une menace pour lui, que sa mère et son autre frère résident au Niger et que son père est décédé. Toutefois, l'intéressé, célibataire et sans enfant, se maintient irrégulièrement sur le territoire français en dépit d'une précédente mesure d'éloignement prise à son encontre en 2019, et il n'allègue ni ne justifie avoir tissé en France des liens intenses, stables, et anciens depuis son arrivée sur le territoire français et ne témoigne d'aucune insertion particulière. Par ailleurs, si l'intéressé se prévaut de son état de santé, qui a justifié un suivi par un médecin psychiatre depuis le 2 décembre 2021, et produit, d'une part une attestation indiquant que la rupture dans la continuité des soins pourrait avoir des conséquences néfastes sur son état de santé et, d'autre part, une attestation, postérieure à la date de la décision attaquée, indiquant qu'il est suivi mensuellement, bénéficie d'un traitement pour une pathologie psychique chronique et que la poursuite de ces soins apparaît indispensable au maintien de la stabilité de son état de santé, il n'est pas justifié qu'il ne pourrait pas bénéficier de soins adaptés dans son pays d'origine, nonobstant la circonstance que des régions du Mali fassent l'objet de conflits engagés par des djihadistes. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que la mesure d'éloignement porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard des buts en vue desquels elle est adoptée.
En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
10. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'encourant pas la censure du tribunal, le requérant n'est pas fondé à exciper de son illégalité au soutien de ses conclusions dirigées contre la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire.
11. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ".
12. Il ressort des pièces du dossier que M. B n'a pas déféré à la précédente mesure d'éloignement prononcée à son encontre le 6 mars 2019, ce qui caractérise un risque qu'il se soustraie à la décision d'éloignement qui lui est notifiée en application du 5° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, la circonstance que son comportement ne représenterait pas une menace à l'ordre public est sans incidence sur la légalité de cette décision, qui n'est pas fondée sur le 1° de l'article L. 612-2 précité.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'encourant pas la censure du tribunal, le requérant n'est pas fondé à exciper de son illégalité au soutien de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.
14. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
15. M. B soutient qu'il encourt des risques en cas de retour dans son pays d'origine en raison de l'insécurité qui résulte de la présence de djihadistes dans son village, et notamment de la circonstance que son demi-frère s'est engagé à leurs côtés, lesquels le rechercheraient en raison de sa pratique de la musique, interdite aux musulmans. Néanmoins, le requérant n'établit pas par les pièces qu'il produit de l'actualité et de la réalité des risques personnels encourus, alors qu'il n'est allégué que des risques limités à sa région d'origine et que, d'ailleurs, sa demande de réexamen a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
16. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'encourant pas la censure du tribunal, le requérant n'est pas fondé à exciper de son illégalité au soutien de ses conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
17. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
18. Compte tenu de sa situation privée et familiale telle qu'exposée au point 9 du présent jugement, ainsi que de la précédente mesure d'éloignement à laquelle M. B n'a pas déféré, le préfet de la Côte-d'Or n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en prenant la décision litigieuse pour une durée de deux ans et ce, nonobstant la circonstance qu'il ne représenterait pas une menace à l'ordre public, motif sur lequel le préfet ne s'est, au demeurant, pas fondé.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées.
Sur la demande de suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement :
20. Aux termes de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont le droit au maintien sur le territoire a pris fin en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 et qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions prévues à la présente section, demander au tribunal administratif la suspension de l'exécution de cette décision jusqu'à l'expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile ou, si celle-ci est saisie, soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la cour, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci ".
21. Il est fait droit à la demande de suspension de la mesure d'éloignement si le juge a un doute sérieux sur le bien-fondé de la décision de rejet ou d'irrecevabilité opposée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides à la demande de protection, au regard des risques de persécutions allégués ou des autres motifs retenus par l'Office. A l'appui de ses conclusions à fin de suspension, qui peuvent être présentées sans le ministère d'avocat, le requérant peut se prévaloir d'éléments apparus et de faits intervenus postérieurement à la décision de rejet ou d'irrecevabilité de sa demande de protection ou à l'obligation de quitter le territoire français, ou connus de lui postérieurement.
22. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 15 du présent jugement,
M. B ne présente aucun élément de nature à justifier, au titre de sa demande de réexamen, son maintien sur le territoire français. Par suite, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que la somme demandée par
M. B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens soit mise à la charge de l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante. Par ailleurs, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. B la somme demandée par le préfet de la Côte-d'Or au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par le préfet de la Côte-d'Or au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. F B, au préfet de la Côte-d'Or et à Me Si Hassen.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 février 2023.
Le magistrat désigné,
P. CLa greffière,
L. Curot
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026