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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2300058

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2300058

jeudi 16 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2300058
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationCH 1 JU
Avocat requérantLARROQUE CAMILLE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 6 janvier et 3 mars 2023, M. I, représenté par Me Larroque, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 20 décembre 2022 par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer un titre de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de le mettre en possession d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous les mêmes conditions d'astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, à son conseil, de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être regardée comme entachée d'un vice d'incompétence, sauf à justifier d'une délégation conférée à son signataire ;

- cette décision est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle et le préfet s'est estimé en situation de compétence liée vis-à-vis des décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et de la Cour nationale du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il a le droit au maintien sur le territoire le temps de l'examen de sa demande d'asile ;

- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il justifie de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels ;

- la décision fixant le pays de destination est illégale du fait de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;

- cette décision est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Le préfet de la Côte-d'Or a produit des pièces, enregistrées le 2 mars 2023.

Par une décision du 27 février 2023, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme C, en application des dispositions de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 7 mars 2023 à 14h25.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Viotti, conseillère,

- et les observations de Mme F, représentant le préfet de la Côte-d'Or, qui a conclu au rejet de la requête et précisé que l'Afghanistan n'est pas fixé comme pays de destination.

M. B n'étant ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant afghan né le 5 juin 1997 à Logar, est entré irrégulièrement en France le 20 août 2021 et a sollicité la reconnaissance de la qualité de réfugié. Le 16 mars 2022, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande d'asile, décision confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 31 octobre 2022. Par l'arrêté du 20 décembre 2022 dont il est demandé l'annulation, le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Par décision du 27 février 2023, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, sa demande tendant à l'octroi de l'aide juridictionnelle provisoire est devenue sans objet.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, la décision en litige a été signée par Mme A E, cheffe du service de l'immigration et de l'intégration, à qui le préfet de la Côte-d'Or, par arrêté du 18 octobre 2022 régulièrement publié le jour-même au recueil des actes administratifs spécial, aisément consultable en ligne, a conféré à cet effet une délégation de signature en cas d'absence ou d'empêchement du délégataire de premier rang, M. G D. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte attaqué ne peut donc qu'être écarté.

4. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; () ". Aux termes de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. () ".

5. En l'espèce, la décision portant obligation de quitter le territoire français vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il est fait application, notamment le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle relève que la demande d'asile de M. B, de nationalité afghanne, a été rejetée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile le 31 octobre 2022, devenue définitive. Par suite, et dès lors que le préfet de la Côte-d'Or n'était pas tenu de faire état de l'ensemble des éléments de la vie privée et familiale de M. B, ni, s'agissant de la décision l'obligeant à quitter le territoire français, des risques qu'il est susceptible d'encourir en cas de retour en Afghanistan, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

6. En troisième lieu, il ne ressort pas de la motivation de la décision attaquée ni des autres pièces du dossier que le préfet de la Côte-d'Or aurait négligé de procéder à un examen particulier de la situation personnelle de M. B. A ce titre, le requérant ne peut utilement soutenir que le préfet de la Côte-d'Or n'a pas examiné les risques qu'il est susceptible d'encourir dans son pays d'origine et s'est estimé à cet égard en situation de compétence liée vis-à-vis des décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et de la Cour nationale du droit d'asile, dès lors que la décision en litige n'emporte pas, par elle-même, l'éloignement du requérant à destination de l'Afghanistan.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci ". Aux termes de l'article L. 542-4 du même code : " L'étranger auquel la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé ou qui ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application de l'article L. 542-2 et qui ne peut être autorisé à demeurer sur le territoire à un autre titre doit quitter le territoire français, sous peine de faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article R. 532-53 dudit code : " Les décisions de la Cour nationale du droit d'asile sont lues en audience publique. Leur sens est affiché au siège de la cour le jour de leur lecture ".

8. En l'espèce, il ressort des relevés " Telemofpra " produits en défense, qui font foi jusqu'à preuve du contraire, que la demande d'asile de M. B a été rejetée par décision de la Cour nationale du droit d'asile lue en audience publique le 31 octobre 2022, date à laquelle M. B ne disposait plus du droit de se maintenir sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit ne peut qu'être écarté.

9. En cinquième lieu, indépendamment de l'énumération donnée par l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur, des catégories d'étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une mesure d'éloignement, l'autorité administrative ne saurait légalement prendre une telle mesure que si ce dernier se trouve en situation irrégulière au regard des règles relatives à l'entrée et au séjour. Lorsque la loi prescrit que l'intéressé doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une mesure d'éloignement.

10. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

11. Il ressort des mentions non contestées de la décision attaquée que M. B est célibataire et sans charge de famille. Il n'est ni établi ni même allégué qu'il disposerait d'attaches familiales ou privées sur le territoire français. Les seules circonstances qu'il suive des cours de français et qu'il indique exercer une activité bénévole pour les " chantiers solidaires de restauration du patrimoine " ne sauraient suffire à caractériser une intégration sociale et professionnelle particulière sur le territoire français. Enfin, il n'est pas établi qu'il serait isolé en cas de retour dans son pays d'origine, où il a vécu l'essentiel de son existence. Compte tenu de son entrée récente sur le territoire français et de ses conditions de séjour, la décision contestée ne porte pas au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux motifs du refus. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté. Le requérant n'est pas davantage fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français contrarie l'existence d'un droit au séjour fondé sur l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

12. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".

13. M. B ne peut en tout état de cause pas utilement se prévaloir, à l'encontre de la mesure d'éloignement litigieuse, de ce que son admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, au sens des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lesquelles ne prévoient pas la délivrance de plein droit d'un titre de séjour et qui, par suite, ne sont pas susceptibles de faire obstacle, le cas échéant, au prononcé d'une mesure d'éloignement. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation qu'aurait commise le préfet de la Côte-d'Or à ce titre ne peut qu'être écarté. A supposer que l'intéressé se prévale plus généralement d'un moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle, le requérant se prévaut uniquement des risques qu'il encourt en cas de retour dans son pays d'origine. Une telle argumentation est inopérante à l'égard de la décision portant obligation de quitter le territoire français, laquelle n'a ni pour effet ni pour objet de reconduire le requérant en Afghanistan.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

14. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. B excipe en vain de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.

15. En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français mentionne le pays, fixé en application de l'article L. 721-3, à destination duquel l'étranger est renvoyé en cas d'exécution d'office ". Aux termes de l'article L. 721-3 du même code : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français () ". Enfin, aux termes de l'article L. 721-4 dudit code : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. () ".

16. En l'espèce, la décision fixant le pays de destination vise les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les articles L. 612-12, L. 721-3 et L. 721-4 précités du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, elle précise la nationalité de M. B et rappelle que sa demande d'asile a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile. Elle indique que la décision qui lui est opposée ne contrevient pas aux dispositions des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, cette décision est suffisamment motivée.

17. En troisième lieu, le moyen tiré du défaut d'examen sérieux de la situation de M. B n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

18. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier ni n'est même allégué que M. B soit légalement admissible dans un autre pays que celui dont il a la nationalité, c'est-à-dire l'Afghanistan. Ainsi, et contrairement à ce que fait valoir le préfet de la Côte-d'Or, l'Afghanistan doit nécessairement être regardé comme le pays à destination duquel le requérant pourra être reconduit d'office. Le requérant soutient qu'il encourt des risques de persécutions en cas de retour dans son pays d'origine depuis la prise de pouvoir des talibans le 15 août 2021. Cependant, les informations générales dont se prévaut le requérant sur la situation en Afghanistan ne permettent nullement d'établir qu'il serait personnellement l'objet de persécutions en cas de retour. Il est par ailleurs constant que sa demande d'asile a été rejetée tant par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides que la Cour nationale du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.

19. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 20 décembre 2022. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

20. Les dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. B.

Article 2 : La requête de M. B est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. H B, au préfet de la Côte-d'Or et à Me Larroque.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mars 2023.

La magistrate désignée,

O. CLa greffière,

C. CHAPIRON

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

No 2300058

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