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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2300142

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2300142

lundi 10 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2300142
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantRIQUET-MICHEL ADRIENNE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 16 janvier 2023 et 14 mai 2023, M. A B, représenté par Me Riquet-Michel, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 13 décembre 2022 par lequel le préfet de la Côte-d'Or a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois ou, à défaut, de procéder à un réexamen de sa situation dans le même délai, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros hors taxe au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la décision portant refus de titre de séjour est insuffisamment motivée ;

- cette décision ne mentionne pas le certificat médical établi par le médecin qui le suit habituellement n'est pas mentionné, pas plus que son " éventuelle convocation " afin de procéder à des examens complémentaires ;

- le préfet doit justifier du respect de la procédure prévue aux articles R. 313-22 et R. 313-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- cette décision est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;

- le préfet a commis une " erreur manifeste d'appréciation " dans l'application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour ;

- cette décision méconnaît le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision fixant le pays de destination est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.

Par un mémoire en défense enregistré le 28 avril 2023, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B la somme de 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.

Par une décision du 6 février 2023, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Par une ordonnance du 16 mai 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 juin 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Viotti, conseillère,

- les observations de Me Djermoune, substituant Me Riquet-Michel et représentant M. B, ainsi que celles de M. C, représentant le préfet de la Côte-d'Or.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant ivoirien né le 1er janvier 1981 à Danané, est entré irrégulièrement sur le territoire français le 5 mars 2019 et, ayant déposé une demande d'asile, fait l'objet d'un transfert auprès des autorités italiennes le 4 octobre suivant, responsables de l'examen de cette demande. L'intéressé est entré une seconde fois en France et a sollicité, le 4 mars 2022, un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de l'arrêté du 13 décembre 2022 du préfet de la Côte-d'Or en tant qu'il a refusé de lui délivrer le titre sollicité et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Par décision du 6 février 2023, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, sa demande tendant à l'octroi de l'aide juridictionnelle provisoire est devenue sans objet.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, la décision attaquée vise les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il est fait application, notamment son article L. 425-9. Après avoir rappelé le parcours migratoire de M. B, elle expose la teneur de l'avis défavorable rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le 14 octobre 2022 et précise que M. B n'apporte aucun élément susceptible de remettre en cause cette appréciation. Le préfet de la Côte-d'Or en conclut que M. B ne remplit pas les conditions prévues par les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour se voir délivrer un titre de séjour pour raisons de santé. Par suite, cette décision est suffisamment motivée.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. () ". Aux termes de l'article R. 425-11 de ce code, anciennement l'article R. 313-22, le préfet délivre le titre de séjour " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. Le médecin de l'office peut solliciter, le cas échéant, le médecin qui suit habituellement le demandeur ou le médecin praticien hospitalier. Il en informe le demandeur. Il peut également convoquer le demandeur pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. Le demandeur présente au service médical de l'office les documents justifiant de son identité. A défaut de réponse dans le délai de quinze jours, ou si le demandeur ne se présente pas à la convocation qui lui a été fixée, ou s'il n'a pas présenté les documents justifiant de son identité le médecin de l'office établit son rapport au vu des éléments dont il dispose et y indique que le demandeur n'a pas répondu à sa convocation ou n'a pas justifié de son identité. Il transmet son rapport médical au collège de médecins. ".

5. Aucune des dispositions précitées, non plus qu'aucun principe n'impose à l'autorité préfectorale de mentionner expressément, dans la décision se prononçant sur le droit au séjour du requérant, le certificat médical prévu à l'article R. 425-12 de ce code, ni l'éventuelle convocation du demandeur devant le médecin de l'Office. Par suite, et dès lors que M. B ne remet pas sérieusement en cause l'existence de ce certificat, produit en défense, et qu'il ressort de l'avis du collège des médecins rendu le 14 octobre 2022 que l'intéressé a été convoqué pour examen, le moyen ne peut qu'être écarté.

6. En troisième lieu, le recours pour excès de pouvoir a pour objet, non de sommer le défendeur de justifier a priori de la légalité de la décision en litige, mais de soumettre au débat des moyens sur lesquels le juge puisse statuer. Le défendeur n'est, en conséquence, tenu de verser des éléments au débat que si les moyens invoqués sont appuyés d'arguments ou de commencements de démonstration appelant une réfutation par la production d'éléments propres à l'espèce. Or, M. B se borne à affirmer qu'il appartient au préfet de la Côte-d'Or de démontrer la régularité de la consultation du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, sans préciser ce qui le conduisait à soutenir ce qui vicierait cet élément de procédure, puis n'a tiré aucune conséquence des productions faites en défense. Il suit de là que son moyen doit être écarté comme dépourvu des moyens permettant d'en apprécier le bien-fondé.

7. En quatrième lieu, il ne ressort ni de la motivation de la décision attaquée, ni des autres pièces du dossier que le préfet de la Côte-d'Or aurait négligé de procéder à un examen attentif de la situation personnelle de l'intéressé. En conséquence, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

8. En cinquième lieu, sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner, pour lui, des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, sauf circonstance humanitaire exceptionnelle. La partie qui justifie de l'avis d'un collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié et effectivement accessible dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. Si la légalité d'une décision s'apprécie à la date à laquelle elle a été prise, il appartient au juge de tenir compte des justifications apportées devant lui, dès lors qu'elles attestent de faits antérieurs à la décision critiquée, même si ces éléments n'ont pas été portés à la connaissance de l'administration avant qu'elle se prononce.

9. En outre, pour déterminer si un étranger peut bénéficier effectivement dans le pays dont il est originaire d'un traitement médical approprié, au sens de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il convient de s'assurer, eu égard à la pathologie de l'intéressé, de l'existence d'un traitement approprié et de sa disponibilité dans des conditions permettant d'y avoir accès, et non de rechercher si les soins dans le pays d'origine sont équivalents à ceux offerts en France ou en Europe.

10. Il ressort de l'avis rendu par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le 14 octobre 2022 que, si l'état de santé de M. B nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut effectivement bénéficier d'une prise en charge appropriée dans son pays d'origine, vers lequel il peut voyager sans risque. Il ressort des pièces du dossier que le requérant souffre d'une hépatite chronique virale B, traitée par Entécavir, un médicament antiviral. Si M. B fait valoir que cette molécule n'est pas disponible en Côte d'Ivoire, les seuls courriers des laboratoires Bristol Myers Squibb et EG Labo indiquant respectivement qu'ils ne commercialisent pas le médicament " Baraclude " ou sa version générique, l'Entécavir, dans ce pays ne sauraient suffire à établir l'absence de toute commercialisation de ce traitement sous sa forme générique par un autre laboratoire, alors par ailleurs que le préfet de la Côte-d'Or produit en défense la liste nationale des médicaments essentiels de la Côte d'Ivoire datée de 2020, sur laquelle figurent l'Entécavir, ainsi que son substitut, la molécule Ténofovir. De même, bien qu'il résulte de l'article de presse de la société française de médecine d'urgence du 8 mars 2021, versé aux débats, que " le générique de l'Entécavir n'est que peu accessible " en Afrique, il est néanmoins souligné que le Ténofovir est quant à lui disponible. Le requérant ne démontre pas, par les seuls certificats médicaux produits, lesquels se bornent à décrire sa pathologie et les risques qu'il encourt en cas d'arrêt de ce traitement, qu'il existerait une impossibilité de substituer l'antiviral qui lui a été prescrit par le Ténofovir, étant précisé qu'un traitement approprié au sens de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas nécessairement un traitement identique à celui dont il bénéficie en France. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, il n'est pas établi qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de la Côte d'Ivoire, M. B ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

11. Les moyens invoqués à l'encontre de la décision lui refusant un titre de séjour ayant été écartés, M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision l'obligeant à quitter le territoire français.

12. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ".

13. Compte tenu de ce qui a été dit au point 10, le moyen tiré de la méconnaissance du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

14. M. B n'a pas formé de conclusions tendant à l'annulation de la décision par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de cette décision par la voie de l'exception ne peut qu'être écarté comme inopérant. En tout état de cause, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'encourant pas l'annulation, il est en vain excipé de son illégalité à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi.

15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 13 décembre 2022 par lequel le préfet de la Côte-d'Or a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

16. Les dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, verse quelque somme que ce soit à M. B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

17. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur le même fondement par le préfet de la Côte-d'Or.

D É C I D E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Les conclusions présentées par le préfet de la Côte-d'Or sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de la Côte-d'Or et à Me Riquet-Michel.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 27 juin 2023, à laquelle siégeaient :

M. Olivier Rousset, président,

Mme Marie-Eve Laurent, première conseillère,

Mme Océane Viotti, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juillet 2023.

La rapporteure,

O. ViottiLe président,

O. Rousset

La greffière,

C. Chapiron

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

No 2300142

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