jeudi 6 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2300283 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP AUDARD & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 janvier 2023 et des mémoires enregistrés le 26 mai 2023 et le 12 mars 2024, M. A B représenté par Me Audard, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la délibération du 25 octobre 2022 de la communauté d'agglomération
Le Grand Chalon approuvant la révision générale du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) en tant qu'elle modifie le périmètre de l'espace boisé classé sur la commune de Dracy-le-Fort en le réduisant sur la parcelle AH 246 et en le créant sur les parcelles AH 179, AH 180 et AH 181 ;
2°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération Le Grand Chalon la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la modification du périmètre de l'espace boisé classé repose sur des considérations erronées, est contraire aux orientations du document d'urbanisme, entaché d'erreur manifeste d'appréciation et a été décidé dans le seul but de satisfaire les demandes de déboisement des propriétaires voisins.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 24 avril 2023, 24 juillet2023 et 3 juin 2024, la communauté d'agglomération Le Grand Chalon représentée par Me Bracq conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de M. B la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- M. B ne justifie pas son intérêt pour agir ;
- son mémoire introductif ne contenait ni moyen ni conclusion et était ainsi irrecevable, les mémoires complémentaires n'ayant pu régulariser cette cause d'irrecevabilité dès lors qu'ils ont été déposés après expiration du délai de recours contentieux ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de Mme Ach, rapporteure publique,
- les observations de Me Audard, représentant M. et Mme B et D représentant la communauté d'agglomération Le Grand Chalon.
Considérant ce qui suit :
1. La communauté d'agglomération Le Grand Chalon a approuvé la révision générale du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) par délibération du 25 octobre 2022. Ce PLUi couvre notamment la commune de Dracy-le-Fort. M. B demande l'annulation de cette délibération en tant qu'elle modifie le périmètre de l'espace boisé classé sur la commune de Dracy-le-Fort en le réduisant sur la parcelle AH 246 et en le créant sur les parcelles AH 179, AH 180 et AH 181.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Il ressort des pièces du dossier qu'un espace boisé classé a été créé par le précédent document d'urbanisme sur la parcelle AH 246, à Dracy-le-Fort ; le PLUi révisé du Grand Chalon en litige maintient cet espace boisé classé, mais sa surface sur la parcelle AH 246 est réduite et il englobe désormais une mince bande de terrain sur les parcelles contiguës AH 179, AH 180 et
AH 181.
3. M. B, propriétaire de la parcelle AH 180, soutient que ce classement repose sur un postulat erroné, le Grand Chalon ayant indiqué lors de l'enquête publique que l'espace boisé classé serait " maintenu sur la même surface tant sur la parcelle de M. B " que sur celle de son voisin. Cette réponse, qui a pour seul objet de répondre défavorablement à la demande de
M. B exprimée lors de l'enquête publique, n'apparait en rien erronée.
4. M, B soutient ensuite que cette modification est contraire aux orientations du document d'urbanisme qui justifie cet espace boisé classé comme nécessaire à la protection d'une zone tampon arborée entre le lotissement et une zone d'activités. Or, la parcelle AH 246, qui était auparavant en zone UXM, a été reclassée en zone UP, qui est une zone d'habitat pavillonnaire. Pour autant, quand bien même la limite entre les deux zones a été déplacée, le souci de conserver cet espace boisé classé, qui correspond à une zone effectivement plantée d'arbres de haute taille, n'apparait pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, ni en contradiction avec les objectifs du document d'urbanisme qui vise notamment à " préserver et valoriser les paysages " et " améliorer les transitions ville-campagne ".
5. Si M. B soutient également que sa parcelle n'est pas boisée, mais seulement plantée de quelques arbres fruitiers, cette considération est sans incidence sur la légalité de ce classement, qui vise à protéger des plantations existantes, dont les houppiers débordent sur les parcelles voisines, sans considération quant aux limites parcellaires.
6. Enfin, les affirmations de M. B, qui soutient que les limites de l'espace boisé classé n'ont été déplacées que dans le seul but de permettre au propriétaire de la parcelle AH 246 de défricher sa parcelle, ne reposent sur aucun fondement, l'essentiel de cet espace boisé étant situé sur cette parcelle.
7. Il résulte de ce qui précède que les conclusions d'annulation présentées par
M. B doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la communauté d'agglomération Le Grand Chalon, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement à M. B d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de M. B la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la communauté d'agglomération Le Grand Chalon et non compris dans les dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : M. B versera une somme de 1 500 euros à la communauté d'agglomération Le Grand Chalon au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la communauté d'agglomération Le Grand Chalon.
Délibéré après l'audience du 16 janvier 2025, à laquelle siégeaient :
M. Olivier Rousset, président,
Mme Marie-Eve Laurent, première conseillère,
Mme Céline Frey, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2025.
La rapporteure,
M-E C
Le président,
O. Rousset
La greffière,
C. Chapiron
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026