mardi 7 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2300513 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | REFERE |
| Avocat requérant | BEN HADJ YOUNES SANA |
Vu la procédure suivante :
E une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 23 février et 7 mars 2023, M. B A, représenté E Me Ben Hadj Younès, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 21 février 2023 E lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son avocate qui renonce dans cette hypothèse à percevoir le montant de la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la méconnaissance du principe général du droit à être entendu ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- le défaut d'examen préalable et particulier de la situation, ensemble l'erreur de droit ;
- l'erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire :
- l'inexactitude matérielle des faits ;
- l'exception d'illégalité ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- /
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- l'insuffisance de motivation ;
- l'absence de prise en compte du critère tiré de l'existence ou de l'absence d'une précédente mesure d'éloignement ;
- l'absence de démonstration du risque de trouble à l'ordre public ;
- l'erreur d'appréciation quant à la durée de cette interdiction.
E un mémoire en défense, enregistré le 7 mars 2023, le préfet de la Côte d'Or conclut au rejet de la requête et de condamner le requérant à verser à l'Etat la somme de 500 euros dur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés E le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. D en application des dispositions de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 7 mars 2023 à 15h.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- les observations de Me Ben Hadj Younès, représentant M. A, qui reprend et développe les moyens de sa requête.
- et les observations de Mme C, représentant le préfet de la Côte-d'Or, qui persiste dans ses conclusions tendant au rejet de la requête en soutenant que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien, né le 24 janvier 1990 à Mazouna (Algérie), a été découvert en situation irrégulière le 20 février 2023 E les services de la police aux frontières de Côte-d'Or et a été placé en garde à vue. Il a déclaré lors de l'audition réalisée E les services de la police aux frontières de Côte-d'Or le 20 février 2023 être entré en France en 2016, sans en apporter la preuve alors que son passeport comporte des tampons d'entrée et de sortie du territoire algérien en 2018, démontrant ainsi qu'il est entré en France après 2018. E un arrêté, en date du 21 février 2023, notifié le même jour, le préfet de la Côte d'Or l'a obligé de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. E un second arrêté du même jour et notifié le 22 février 2023, le préfet de la Côte d'Or a l'a assigné à résidence sur la commune de Beaune pour une durée de 45 jours. M. A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 21 février 2023, E lequel le préfet de la Côte d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée E la juridiction compétente ou son président. ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. A.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à plusieurs décisions :
4. Le droit d'être entendu, qui fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union, se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative, avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Ce droit ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente est tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter son point de vue sur la décision en cause.
5. En l'espèce, le requérant soutient qu'il n'est pas établi qu'il aurait été en mesure de faire valoir, de manière utile et effective, des observations sur la mesure que le préfet envisageait de prendre à son encontre. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. A a été entendu le 20 février 2023 E les services de la police aux frontières de Côte-d'Or et qu'il a été invité, à cette occasion, à présenter ses observations concernant ses conditions d'entrée et de séjour sur le territoire français, sa situation personnelle, familiale, professionnelle et financière et sur l'éventualité d'une mesure d'éloignement prise à son encontre. En outre, le requérant ne fait état d'aucun élément concret, distinct de ceux dont il a pu faire part aux services de la police aux frontières, qui, porté à la connaissance du préfet avant que celui-ci prenne les décisions en litige, aurait pu influer sur le sens de ces dernières. E suite, le moyen tiré de la violation du droit de l'intéressé d'être entendu avant l'édiction de la mesure d'éloignement en litige doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. Il ressort des mentions portées sur l'arrêté en litige que la demande du requérant a fait l'objet d'un examen complet de sa situation notamment de sa situation personnelle. Si cet arrêté ne mentionne pas la situation professionnelle de M. A, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas pris en considération ces éléments dès lors qu'ils sont mentionnés dans le compte rendu de l'audition réalisée E les services de la police aux frontières de Côte-d'Or le 20 février 2023. Les moyens tirés du défaut d'examen préalable et particulier, de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent, dès lors, être écarté.
7. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la mesure d'éloignement dont il fait l'objet.
En ce qui concerne la décision portant refus d'un délai de départ volontaire :
8. En premier lieu, dès lors qu'il résulte de ce qui précède que M. A ne démontre pas l'illégalité de la mesure d'éloignement dont il fait l'objet, il n'est pas fondé à se prévaloir de cette illégalité, E la voie de l'exception, au soutien de ses conclusions dirigées contre la décision lui refusant un délai de départ volontaire.
9. En deuxième lieu, à supposer que le préfet ait commis une erreur de fait en indiquant que M. A ne justifie pas d'un domicile fixe et stable en France, il résulte de l'instruction qu'il aurait pris la même décision en se fondant sur son audition réalisée E les services de la police aux frontières de Côte-d'Or le 20 février 2023 et sur ses déclarations notamment qu'il ne voulait pas regagner son pays d'origine, l'Algérie, et souhaitait rester en France. Dès lors, l'inexactitude matérielle affectant la décision en litige n'est pas de nature à en entraîner l'illégalité.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " E dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". aux termes de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité () ".
11. En l'espèce, M. A ne conteste aucune des circonstances de fait relevées E le préfet de la Côte d'Or selon lesquelles il ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a jamais effectué de démarches administratives pour régulariser sa situation et a déclaré ne pas vouloir se conformer à l'obligation de quitter le territoire français. E suite, le préfet de la Côte d'Or était fondé à considérer qu'il existe un risque que M. A se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. Dès lors, le moyen tiré de l'absence de risque de fuite doit être écarté.
12. En dernier lieu, à supposer même que le préfet ait également entendu fonder la décision portant refus d'un délai de départ volontaire sur la menace à l'ordre public, il ressort des pièces du dossier qu'il n'aurait pas pris une décision différente en se fondant exclusivement sur le risque avéré de soustraction à la mesure d'éloignement. E suite, le moyen tiré de l'absence de menace à l'ordre public ne peut qu'être écarté.
13. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de destination :
14. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus d'un délai de départ volontaire. Il n'est, dès lors, pas fondé à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination, E voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français ou de celle portant refus d'un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans :
15. En premier lieu, Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée E l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".
16. D'une part, la décision prononçant à l'encontre de M. A une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, qui vise, notamment, les articles L. 612-6 et L. 612-10 précités, indique, en particulier, que l'intéressé, est entré en France après 2018 muni d'un passeport algérien en cours de validité démuni de visa, qu'il ne peut donc justifier d'une entrée régulière sur le territoire français, n'est pas titulaire d'un titre de séjour et n'a accompli aucune démarche en vue de la régularisation de sa situation au regard du séjour. Elle mentionne également que M. A, dépourvu de toute attache familiale sur le territoire français, est célibataire et sans enfant alors qu'il n'établit, ni n'allègue être dépourvu de toutes attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine. E suite, la décision contestée, qui comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui la fondent, est suffisamment motivée.
17. D'autre part, cette motivation relève de la prise en compte de l'ensemble des critères rappelés ci-dessus qui, dans la situation de l'intéressé, a déterminé le préfet à assortir l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour de deux ans. En outre, le préfet fait référence plusieurs fois dans l'arrêté attaqué à l'audition, le 20 février 2023, de M. A E les services de la police aux frontières de Côte-d'Or laquelle précise que l'intéressé ne fait pas l'objet d'une mesure d'éloignement. Dans ces conditions, la seule circonstance que l'arrêté contesté n'indique pas explicitement que M. A n'a pas déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement, ce qu'il n'avait pas à faire expressément étant donné l'absence de toute circonstance remarquable sur ce point, ne permet pas de considérer que les dispositions précitées de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été méconnues.
18. En second lieu, en se fondant sur les motifs précités au point 16, le préfet de la Côte d'Or n'a pas commis d'erreur d'appréciation en fixant à deux ans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français alors que le quantum maximum est de trois ans. M. A est mis en cause pour des faits qui font l'objet d'une instruction a minima de faits délictuels, il ne justifie d'aucun lien intense et stable en France et n'a fait valoir aucune circonstance humanitaire lors de son audition devant les forces de l'ordre pour être exempté de cette interdiction de retour. A supposer même que le préfet se soit également fondé sur la menace que l'intéressé représente pour l'ordre public, il ressort des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas pris une décision différente en se fondant sur les seuls motifs précités.
19. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
20. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 21 février 2023, E lequel le préfet de la Côte d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
Sur les conclusions tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
21. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que l'avocate du requérant demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Et il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de rejeter les conclusions présentées E le préfet de la Côte d'Or relatives aux frais de l'instance.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées E le préfet de la Côte-d'Or au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de la Côte d'Or et à Me Sana Ben Hadj Younès.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Rendu public E mise à disposition au greffe le 7 mars 2023.
Le magistrat désigné,
F. D
La greffière,
L. Lelong
La République mande et ordonne au préfet de la Côte d'Or, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026