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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2300545

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2300545

lundi 6 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2300545
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationREFERE
Avocat requérantMANHOULI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 février 2023 au greffe du tribunal administratif de Nancy et transmise par une ordonnance n° 2300578 du 27 février 2023 du magistrat désigné par le président de ce tribunal, et un mémoire complémentaire enregistré le 3 mars 2023, M. B C, désormais représenté par Me Ben Hadj Younès, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 21 février 2023par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son avocate qui renonce dans cette hypothèse à percevoir le montant de la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- les décisions sont insuffisamment motivées ;

- l'incompétence de l'auteur de ces décisions ;

- ces décisions ne lui ont pas été notifiées dans une langue qu'il comprend ;

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;

- l'absence de saisine du collège de médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;

- le défaut d'examen préalable et particulier de la situation, ensemble l'erreur de droit ;

- l'erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire :

- son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;

- il ne présente pas de risque de fuite ;

- l'exception d'illégalité ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- elle méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- l'insuffisance de motivation ;

- l'absence de prise en compte du critère tiré de l'existence ou de l'absence d'une précédente mesure d'éloignement ;

- l'absence de démonstration du risque de trouble à l'ordre public ;

- l'erreur d'appréciation quant à la durée de cette interdiction.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mars 2023, le préfet de la Côte d'Or conclut au rejet de la requête et de condamner le requérant à verser à l'Etat la somme de 500 euros dur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. E en application des dispositions de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 3 mars 2023 à 9h30.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. E,

- les observations de Me Ben Hadj Younès, représentant M. C, qui reprend et développe les moyens de sa requête, en présence de Mme A, interprète en langue arabe.

- et les observations de Mme D, représentant le préfet de la Côte-d'Or, qui persiste dans ses conclusions tendant au rejet de la requête en soutenant que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

L'instruction a été close à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant algérien, né le 12 août 1985 à Chlef (Algérie), est entré irrégulièrement en France en août 2021. Il a fait l'objet le 20 février 2023 d'une interpellation par les services de la police aux frontières de Chenôve (Côte d'Or) pour des faits de " détention et usage de faux documents " et a été placé en garde à vue. Par un arrêté, en date du 21 février 2023, notifié le même jour, le préfet de la Côte d'Or l'a obligé de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Par un second arrêté du même jour et notifié simultanément au premier, le préfet de la Côte d'Or a décidé de son placement en rétention administrative. Par une ordonnance du 23 février 2023, le juge des libertés et de la détention a mis fin au placement de l'intéressé au centre de rétention administrative de Metz. Par un nouvel arrêté, en date du 23 février 2023, notifié le 27 février 2023, le préfet de la Côte d'Or l'a assigné à résidence sur la commune de Beaune pour une durée de 45 jours. M. C demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 21 février 2023, par lequel le préfet de la Côte d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ".

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. C.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne le moyen commun à plusieurs décisions :

4. En premier lieu, le préfet de la Côte-d'Or a régulièrement donné délégation, par arrêté du 30 janvier 2023, publié le 2 février 2023 dans le recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, à M. Frédéric Carre, secrétaire général de la préfecture, et en cas de son absence ou empêchement, à Mme Amelle Ghayou, secrétaire générale adjointe, à l'effet de signer les décisions contestées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions litigieuses doit être écarté.

5. En deuxième lieu, les décisions attaquées comportent l'ensemble des considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé pour décider de prononcer à l'encontre du requérant une mesure d'éloignement, de ne pas lui accorder de départ volontaire, la fixation du pays de destination et de lui interdire de revenir sur le territoire français pendant une durée de deux ans. Les moyens tirés du défaut de motivation en droit et en fait des décisions attaquées doivent donc être écartés.

6. En dernier lieu, les conditions de la notification des décisions en litige sont sans incidence sur leur légalité. En tout état de cause, M. C n'est pas fondé à reprocher qu'il n'aurait pas bénéficié d'interprète lors de la notification des décisions en litige, dès lors qu'il parle et comprend la langue française.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ". Aux termes de l'article R. 611-1 du même code : " L'état de santé défini au 9° de l'article L. 611-3 est constaté au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. () ".

8. Il résulte de ces dispositions que, même si elle n'a pas été saisie d'une demande de titre de séjour pour raisons de santé, l'autorité administrative qui dispose d'éléments d'informations suffisamment précis et circonstanciés établissant qu'un étranger résidant habituellement sur le territoire français est susceptible de bénéficier des dispositions protectrices du 9° de l'article L. 611-3 du même code doit, avant de prononcer à son encontre une obligation de quitter le territoire français, recueillir l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.

9. D'une part, si M. C produit dans le cadre de la présente instance des éléments médicaux relatifs à son état de santé, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'autorité administrative aurait disposé d'éléments d'informations suffisamment précis et suffisamment circonstanciés justifiant la saisine du collège des médecins de l'Office français pour l'immigration et l'intégration préalablement à la décision attaquée, le requérant n'ayant pas établi avoir déposé une demande de titre de séjour complète en qualité d'étranger malade. Dans ces conditions, il n'est fondé à soutenir que le préfet était tenu de saisir le collège des médecins de l'OFII pour avis.

10. D'autre part, si M. C souffre d'épilepsie pour laquelle lui est prescrit un traitement médicamenteux, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que son état de santé nécessiterait une prise en charge médicale en France dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni que l'intéressé ne pourrait effectivement bénéficier dans son pays d'origine d'un traitement approprié. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

11. En deuxième lieu, il ressort des mentions portées sur l'arrêté en litige que la demande du requérant a fait l'objet d'un examen complet de sa situation. Si cet arrêté ne mentionne pas l'état de santé de M. C, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas pris en considération ces éléments. Le moyen tiré du défaut d'examen préalable et particulier et de l'erreur de droit doit, dès lors, être écarté.

12. En dernier lieu, si M. C fait valoir son état de santé et l'existence d'un contrat de travail depuis le mois d'octobre 2021, il ressort également des pièces du dossier qu'il a déclaré être entré sur le territoire français en août 2021, soit il y a seulement un an et cinq mois, qu'il a vécu 36 ans en Algérie où il dispose d'attaches familiales et culturelles, qu'il ne justifie d'aucune intégration sociale ou professionnelle ni d'aucun lien social ou familial en France, qu'il est célibataire et sans enfant et a déclaré n'avoir aucun membre de sa famille en France. Par suite, doivent être écartés les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle qu'aurait commise le préfet et de l'atteinte portée à sa vie privée et familiale.

13. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la mesure d'éloignement dont il fait l'objet.

En ce qui concerne la décision portant refus d'un délai de départ volontaire :

14. En premier lieu, dès lors qu'il résulte de ce qui précède que M. C ne démontre pas l'illégalité de la mesure d'éloignement dont il fait l'objet, il n'est pas fondé à se prévaloir de cette illégalité, par la voie de l'exception, au soutien de ses conclusions dirigées contre la décision lui refusant un délai de départ volontaire.

15. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". aux termes de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité () ".

16. En l'espèce, M. C ne conteste aucune des circonstances de fait relevées par le préfet de la Côte d'Or selon lesquelles il ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a jamais effectué de démarches administratives pour régulariser sa situation, a déclaré ne pas vouloir se conformer à l'obligation de quitter le territoire français et a été placé en garde à vue le 21 février 2023 pour des faits de " détention et usage de faux documents ". Par suite, le préfet de la Côte d'Or était fondé à considérer qu'il existe un risque que M. C se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. Dès lors, le moyen tiré de l'absence de risque de fuite doit être écarté.

17. En dernier lieu, à supposer même que le préfet ait également entendu fonder la décision portant refus d'un délai de départ volontaire sur la menace à l'ordre public, il ressort des pièces du dossier qu'il n'aurait pas pris une décision différente en se fondant exclusivement sur le risque avéré de soustraction à la mesure d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'absence de menace à l'ordre public ne peut qu'être écarté.

18. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire.

En ce qui concerne la décision portant fixation du pays de destination :

19. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 12 du présent jugement, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

20. En second lieu, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est dépourvu de toutes précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

21. Il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

22. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".

23. D'une part, la décision prononçant à l'encontre de M. C une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans, qui vise, notamment, les articles L. 612-6 et L. 612-10 précités, indique, en particulier, que l'intéressé, est entré irrégulièrement en France au mois d'août 2021, est donc en France depuis un an et six mois, est muni d'un passeport algérien en cours de validité démuni de visa, qu'il ne peut donc justifier d'une entrée régulière sur le territoire français, n'est pas titulaire d'un titre de séjour et n'a accompli aucune démarche en vue de la régularisation de sa situation au regard du séjour. Elle mentionne également que M. C, dépourvu de toute attache familiale sur le territoire français, est célibataire et sans enfant alors qu'il n'établit, ni n'allègue être dépourvu de toutes attaches personnelles et familiales dans son pays d'origine. Enfin, elle fait état de ce que M. C ne justifie d'aucune circonstance humanitaire particulière. Par suite, la décision contestée, qui comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui la fondent, est suffisamment motivée.

24. D'autre part, cette motivation relève de la prise en compte de l'ensemble des critères rappelés ci-dessus. La seule circonstance que l'arrêté contesté n'indique pas que M. C n'a pas déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement ne permet pas de considérer que les dispositions précitées de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été méconnues.

25. En second lieu, en se fondant sur les motifs précités au point 23, le préfet de la Côte d'Or n'a pas commis d'erreur d'appréciation en fixant à deux ans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français. A supposer même qu'il se soit également fondé sur la menace que l'intéressé représente pour l'ordre public, il ressort des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas pris une décision différente en se fondant sur les seuls motifs précités.

26. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.

27. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 21 février 2023, par lequel le préfet de la Côte d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.

Sur les conclusions tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 :

28. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que l'avocate du requérant demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Et il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de rejeter les conclusions présentées par le préfet de la Côte d'Or relatives aux frais de l'instance.

D E C I D E :

Article 1er : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.

Article 3 : Les conclusions présentées par le préfet de la Côte-d'Or au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, au préfet de la Côte d'Or et à Me Sana Ben Hadj Younès.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mars 2023.

Le magistrat désigné,

F. E

Le greffier,

J. Testori

La République mande et ordonne au préfet de la Côte d'Or, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Le greffier,

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