mardi 18 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2300870 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | VOCAT CHRISTOPHE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 avril 2023, Mme D C demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution des décisions, en date du 3 mars 2023, par lesquelles la directrice académique des services de l'éducation nationale, directrice des services départementaux de l'éducation nationale de la Côte-d'Or, a estimé insuffisants les résultats des contrôles effectués sur les apprentissages de ses fils mineur B et A C dans le cadre de leur instruction en famille, autorisée au titre des années scolaires 2022-2023 et 2023-2024, et, en conséquence, l'a mise en demeure de scolariser ces enfants dans un établissement d'enseignement public ou privé de son choix, un délai de quinze jours lui étant imparti à cet effet ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Elle soutient que :
- l'urgence est caractérisée, compte tenu du désarroi dans lequel se trouveraient ses deux enfants en cas de scolarisation dans un établissement et des conditions d'enseignement inconnus ;
- il est fait état de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées ; en effet :
•ces décisions sont insuffisamment motivées ;
•elles sont entachées de vices de procédures au regard des articles L. 131-10 et R. 131-6-1 du code de l'éducation, les rapports du contrôle effectué ne comportant pas les éléments et axes de progression nécessaires, et le second contrôle prévu par ces textes n'ayant pas été effectué ;
•les articles L. 131-1 et suivants du code de l'éducation ne sont pas conformes à l'article 28 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
•le socle commun des savoirs à acquérir, défini par l'annexe de l'article D. 122 de ce code, est sans fondement légal ;
•sont également méconnus l'article 23.3 de la déclaration universelle des droits de l'homme et l'article 14-3 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 avril 2023, le recteur de l'académie de Dijon conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient que les décisions attaquées ont été retirées.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête au fond n° 2300872, enregistrée le 3 avril 2023.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Lelong, greffière d'audience :
- le rapport de M. Zupan, juge des référés ;
- les observations de Mme E, représentant le recteur de l'académie de Dijon, qui s'en est remise au mémoire en défense.
L'instruction a été déclarée close à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Les décisions en litige ont été retirées en cours d'instance, le 4 avril 2023, et ne sont donc plus susceptibles de recevoir exécution. En conséquence, les conclusions de Mme C tendant à ce que soit ordonnée la suspension de leur exécution ont perdu leur objet. Il n'y a donc pas lieu d'y statuer.
2. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande accessoire de Mme C présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension présentées par Mme C.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D C et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée pour information au recteur de l'académie de Dijon.
Fait à Dijon, le 18 avril 2023.
Le président du tribunal,
juge des référés,
D. ZUPAN
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026