jeudi 15 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2301040 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | CH 3 JU |
| Avocat requérant | BREY CÉLINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 avril 2023, Mme B F, représentée par Me Brey, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) à titre principal :
a°) d'annuler l'arrêté du 28 février 2023 par lequel le préfet de la Côte-d'Or ne l'a pas autorisée à résider en France au titre de l'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire " dans un délai d'un mois " en fixant le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
b°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement et, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation ;
3°) à titre subsidiaire :
a°) de suspendre l'exécution de la mesure d'éloignement prononcée à son encontre jusqu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) statue sur son recours ;
b°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer une attestation de demande d'asile ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme F soutient que :
- l'arrêté du 28 février 2023 est entaché d'un vice d'incompétence ;
- la décision ne l'autorisant pas à résider en France est entachée d'une erreur de droit, dès lors que le préfet s'est cru en situation de compétence liée, d'un défaut d'examen particulier, d'une erreur de fait, méconnaît les articles L. 423-23 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et, en outre, est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision ne l'autorisant pas à résider sur le territoire français et méconnait les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français méconnaît l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire, méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et, en outre, est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision fixant le pays de renvoi est illégale par voie de conséquence de l'illégalité des décisions ne l'autorisant pas à résider sur le territoire et portant obligation de quitter le territoire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juin 2023, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 500 euros.
Le préfet soutient que :
- les conclusions tendant à l'annulation d'une décision fixant un délai de départ volontaire ne sont pas recevables dès lors qu'une telle décision n'existe pas ;
- les conclusions à fin de suspension ne sont pas recevables dès lors que, le 27 mars 2023, la CNDA a rejeté le recours de Mme F par une décision qui a été notifiée à l'intéressée le 17 avril 2023 ;
- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Mme F a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 mai 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A, en application des dispositions de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les observations de Me Brey, qui s'est désistée de ses conclusions à fin de suspension, et de M. D, représentant le préfet de la Côte-d'Or ;
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme F, ressortissante rwandaise née en 1974, entrée en France, selon ses déclarations, le 9 mai 2017, a présenté une demande d'asile qui a été successivement rejetée par l'Office français de protection des réfugiés (OFPRA) et la CNDA les 6 mai 2020 et 2 juillet 2021. Par un arrêté du 22 décembre 2021, le préfet de la Côte-d'Or lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par un jugement n°2200057 du 10 mars 2022, devenu définitif, le tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de l'intéressée dirigée contre cet arrêté du 22 décembre 2021. Mme F, qui s'est ensuite maintenue irrégulièrement sur le territoire, a sollicité, le 24 novembre 2022, le réexamen de sa demande d'asile. Cette demande a été successivement rejetée par l'OFPRA et la CNDA les 12 décembre 2022 et 27 mars 2023. Par un arrêté du 28 février 2023, pris notamment sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Côte-d'Or n'a pas autorisé Mme F à résider en France, l'a obligée à quitter le territoire sans délai en fixant le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Mme F demande l'annulation de cet arrêté du 28 février 2023.
Sur les conclusions à fin d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Mme F ayant été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 mai 2023, ses conclusions tendant à l'octroi de l'aide juridictionnelle à titre provisoire sont devenues sans objet.
Sur les conclusions à fin d'annulation présentées à titre principal :
En ce qui concerne la décision de refus d'autorisation de résidence :
3. En premier lieu, par un arrêté du 18 octobre 2022, publié le 19 octobre 2022 au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Côte-d'Or a délégué sa signature à M. C, directeur de l'immigration et de la nationalité, pour ce qui concerne, notamment, les décisions de refus de séjour, les obligations de quitter le territoire et les décisions d'interdiction de retour. Par suite, le moyen tiré de ce que M. C n'était pas compétent pour signer la décision de refus d'autorisation de résidence manque en fait et doit par suite être écarté.
4. En second lieu, dans le cas où le préfet se borne à rejeter une demande d'autorisation de séjour présentée uniquement au titre de l'asile, sans examiner d'office d'autres motifs d'accorder un titre à l'intéressée, ce dernier ne peut pas utilement soulever, devant le juge de l'excès de pouvoir saisi de conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus du préfet, des moyens de légalité interne sans rapport avec la teneur de la décision contestée.
5. Il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que le préfet de la Côte-d'Or a uniquement refusé d'autoriser Mme F à résider sur le territoire français au titre de l'asile en conséquence du rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA. Dès lors, les moyens tirés de l'erreur de droit, du défaut d'examen particulier, de l'erreur de fait, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des articles L. 721-4 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales sont inopérants et doivent être écartés pour ce motif.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :
6. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui ont été énoncés au point 3, le moyen tiré de ce que M. C n'était pas compétent pour signer la décision portant obligation de quitter le territoire manque en fait et doit être écarté.
7. En deuxième lieu, la décision portant refus d'autorisation de résidence n'étant pas entachée d'illégalité, le moyen invoqué par la voie de l'exception à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire, tiré de l'illégalité de cette décision, doit être écarté.
8. En troisième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est inopérant à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français qui n'a pas, par elle-même, pour objet de renvoyer Mme F dans son pays d'origine.
9. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Mme F fait valoir que l'ensemble des membres de sa famille ont été assassinés durant le génocide du Rwanda et que le centre de ses intérêts se situe dorénavant sur le territoire français où elle a de nombreux engagements associatifs. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que, tout d'abord, l'intéressée a vécu la majeure partie de sa vie au Rwanda et qu'elle est présente en France depuis moins de cinq ans à la date de la décision attaquée. S'il n'est pas contesté que les membres de sa famille sont effectivement décédés au cours du génocide du Rwanda en juillet 1994, à l'exception d'un oncle, il est également établi que la requérante a poursuivi sa vie au Rwanda entre 1994 et 2017, le centre de ses intérêts y étant donc établi pendant plus de vingt ans après la disparition de sa famille. Mme F n'établit donc pas qu'elle serait isolée dans ce pays au seul motif qu'elle n'y aurait plus de liens familiaux. Ensuite, Mme F, qui est célibataire et sans enfant, s'est maintenue irrégulièrement sur le territoire français en n'exécutant pas une première obligation de quitter le territoire en date du 22 décembre 2021. Enfin, si Mme F se prévaut de son engagement associatif, elle ne justifie pas, par ce seul engagement, être significativement insérée personnellement, socialement et économiquement en France. Dans ces conditions, la décision d'éloignement n'a pas porté au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par conséquent, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour :
11. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui ont été énoncés au point 3, le moyen tiré de ce que M. C n'était pas compétent pour signer la décision d'interdiction de retour manque en fait et doit être écarté.
12. En deuxième lieu, il ressort des dispositions du titre I du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution non seulement des décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à un étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français mais aussi des décisions par lesquelles l'administration lui interdit le retour. Dès lors, les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, imposant de façon générale le respect d'une procédure contradictoire en préalable aux décisions individuelles soumises à l'exigence de motivation, ne peuvent pas être utilement invoquées par Mme F à l'encontre de la décision d'interdiction de retour.
13. En troisième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire n'étant pas entachée d'illégalité, le moyen invoqué par la voie de l'exception à l'encontre de la décision d'interdiction de retour, tiré de l'illégalité de cette décision, doit être écarté.
14. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 10, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Dans les circonstances particulières de l'espèce, le préfet de la Côte-d'Or n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressée.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
15. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui ont été énoncés au point 3, le moyen tiré de ce que M. C n'était pas compétent pour signer la décision fixant le pays de renvoi manque en fait et doit être écarté.
16. En second lieu, les décisions portant refus d'autorisation de résider et obligation de quitter le territoire n'étant pas entachées d'illégalité, le moyen invoqué par la voie de l'exception à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi, tiré de l'illégalité de ces décisions, doit être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet de la Côte-d'Or, Mme F n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Ses conclusions à fin d'annulation doivent par suite être rejetées.
Sur les conclusions à fin de suspension présentées à titre subsidiaire :
18. Lors de l'audience, Mme F s'est désistée de ses conclusions tendant à la suspension de la décision d'éloignement. Rien ne s'oppose à ce qu'il soit donné acte de ce désistement.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
19. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par la requérante, n'implique, par lui-même, aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme F doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, une quelconque somme au bénéfice du conseil de Mme F au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
21. Si le préfet de la Côte-d'Or, qui n'a pas eu recours au ministère d'avocat, demande qu'une somme soit mise à la charge de Mme F au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens, il ne fait toutefois état d'aucun frais spécifiquement exposé pour assurer la défense de l'Etat devant le tribunal administratif. Ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent, par suite, être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme F de ses conclusions à fin de suspension.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'octroi de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 3 : Les conclusions présentées par Mme F sont rejetées pour le surplus.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme B F, au préfet de la Côte-d'Or et à Me Brey.
Une copie de ce jugement sera transmise, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juin 2023.
Le magistrat désigné,
L. ALa greffière,
M. E
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026