mercredi 19 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2301049 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | CH 1 JU |
| Avocat requérant | FELLOUS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 avril 2023, M. A B, représenté par Me Fellous, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 avril 2023 par lequel le préfet de la Côte-d'Or a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou, à titre subsidiaire, au titre du statut de réfugié ou de la protection subsidiaire, dans un délai d'un mois ou, à défaut, de réexaminer sa situation sous astreinte et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 700 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- ces décisions sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'inexactitudes matérielles sur sa date de naissance et son entrée irrégulière en France ;
- elles procèdent d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- la décision portant refus de titre de séjour méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il peut bénéficier de plein droit d'un titre de séjour sur le fondement du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est menacé dans son pays d'origine.
Le préfet de la Côte-d'Or a produit des pièces qui ont été enregistrées le 16 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Viotti, en application des dispositions de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 28 juin 2023 à 10 h 45.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Viotti, conseillère,
- les observations de M. D, représentant le préfet de la Côte-d'Or, qui a conclu au rejet de la requête en précisant qu'à la date de la décision attaquée, M. B ne remplissait pas les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que sa situation relève de la réunification familiale ; qu'il n'existe aucun obstacle à ce qu'il retourne dans son pays d'origine pour y solliciter un visa de long séjour ; que les menaces dont il dit être victime ne sont pas établies ; et, enfin, que les décisions attaquées sont suffisamment motivées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant kosovare né le 11 avril 1998 à Llaushë, est entré en France le 27 juillet 2022. Il a sollicité la reconnaissance de la qualité de réfugié et, de façon concomitante, un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande d'asile par décision du 31 octobre 2022. Puis, par un arrêté du 13 avril 2023, le préfet de la Côte-d'Or a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office. Par la présente requête, M. B en demande l'annulation en tant seulement que le préfet lui a refusé un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
2. En premier lieu, si M. B fait valoir que l'arrêté en litige est entaché d'inexactitude matérielle sur son année de naissance, il n'apporte aucun justificatif à l'appui de ses allégations. En tout état de cause, une telle erreur, purement matérielle, est restée sans incidence sur la décision prise par le préfet de la Côte-d'Or. Il en va de même de la circonstance, à la supposer avérée, qu'il soit entré irrégulièrement sur le territoire français et non " régulièrement " comme l'a estimé le préfet. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ne ressort pas de la motivation de la décision attaquée ni des autres pièces du dossier que le préfet de la Côte-d'Or aurait négligé de procéder à un examen particulier de la situation personnelle de M. B, cela quand bien même il aurait commis les erreurs de fait décrites au point 2. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit ne peut être accueilli.
4. En dernier lieu, si M. B soutient qu'il encourt des risques en cas de retour au Kosovo, un tel moyen est inopérant à l'encontre des décisions lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français, lesquelles n'emportent pas, par elles-mêmes, l'éloignement du requérant à destination du Kosovo. En outre, l'intéressé ne forme aucune conclusion d'annulation contre la décision fixant le pays de destination. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
5. En premier lieu, la décision attaquée vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont le préfet de la Côte-d'Or a fait application, notamment son article L. 424-3. Elle précise le parcours migratoire de M. B, rappelle que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande d'asile par décision du 31 octobre 2022 et qu'il a sollicité, le 16 novembre 2022, une carte de résident en qualité de conjoint d'une réfugiée, Mme C, sur le fondement de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Après avoir rappelé les dispositions de cet article, le préfet a constaté que l'intéressé ne remplissait pas les conditions pour se voir délivrer le titre sollicité, dès lors que son mariage avec Mme C a été célébré le 15 octobre 2022, soit moins d'un an auparavant. Par suite, cette décision satisfait aux prescriptions des articles 211-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration.
6. En deuxième lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé. En revanche, lorsque le préfet, statuant sur la demande de titre de séjour, examine d'office si l'étranger est susceptible de se voir délivrer un titre sur un autre fondement, tous les motifs de rejet de la demande, y compris donc les motifs se prononçant sur les fondements examinés d'office par le préfet, peuvent être utilement contestés devant le juge de l'excès de pouvoir.
7. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier, ni n'est même allégué, que M. B aurait sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en vigueur depuis le 1er mai 2021 et anciennement le 7° de l'article L. 313-11 de ce code. Il ne ressort pas non plus des pièces du dossier que le préfet de la Côte-d'Or aurait examiné d'office s'il pouvait prétendre à un tel titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est inopérant.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
9. Il ressort des pièces du dossier qu'à la date de la décision attaquée, M. B, âgé de vingt-cinq ans, résidait sur le territoire français depuis huit mois à peine. Si l'intéressé s'est marié le 15 octobre 2022 avec Mme C, ressortissante kosovare titulaire d'une carte de résident en qualité de réfugié, ce mariage demeurait récent et le requérant ne produit aucun élément permettant d'attester de l'ancienneté de la communauté de vie. En outre, il ne se prévaut d'aucune attache affective ou familiale sur le territoire français si ce n'est son épouse, et il n'est pas établi qu'il serait isolé dans son pays d'origine, où il a résidé l'essentiel de son existence et y a nécessairement conservé des attaches. Enfin, la seule circonstance qu'il soit titulaire d'une promesse d'embauche, au demeurant postérieure à la décision attaquée, ne suffit pas à caractériser une insertion professionnelle particulière sur le territoire. Compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, en particulier de la possibilité de revenir à très brève échéance auprès de sa conjointe après avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité de conjoint de réfugiée, l'arrêté en litige n'a pas porté au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris et n'a donc pas méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; () ". Aux termes de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués ".
11. En l'espèce, la décision portant obligation de quitter le territoire français vise les 3° et 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle rappelle que la demande d'asile de M. B a été rejetée le 31 octobre 2022 et qu'il ne dispose plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application du d) du 1° de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, ainsi qu'il a été dit au point 5 du présent jugement, la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour est suffisamment motivée, de sorte que l'obligation de quitter le territoire français n'avait pas, sur ce point, à faire l'objet d'une motivation distincte. Il s'ensuit que la décision en litige est suffisamment motivée.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes de l'article L. 434-2 du même code : " L'étranger qui séjourne régulièrement en France depuis au moins dix-huit mois, sous couvert d'un des titres d'une durée de validité d'au moins un an prévus par le présent code ou par des conventions internationales, peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre du regroupement familial : / 1° Par son conjoint, si ce dernier est âgé d'au moins dix-huit ans ; () ".
13. Il est constant que l'épouse de M. B, Mme C, est titulaire d'une carte de résident valable du 6 décembre 2017 au 5 décembre 2027 en qualité de refugiée. En vertu des dispositions précitées de l'article L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'intéressé entre, en sa qualité de conjoint d'un ressortissant étranger qui séjourne régulièrement en France depuis au moins dix-huit mois sous couvert d'un titre de séjour d'une durée de validité d'au moins un an, dans les catégories d'étrangers susceptibles de bénéficier du regroupement familial. Il s'ensuit que M. B ne peut utilement se prévaloir d'un droit au séjour fondé sur l'article L. 423-23 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui ferait obstacle à ce que le préfet de la Côte-d'Or l'oblige à quitter le territoire français.
14. Enfin, à supposer que le requérant ait entendu se prévaloir de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français, un tel moyen sera écarté pour les mêmes motifs qu'exposés au point 9.
15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 13 avril 2023 par lequel le préfet de la Côte-d'Or a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de la Côte-d'Or et à Me Fellous.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2023.
La magistrate désignée,
O. VIOTTILa greffière,
M. E
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2301049
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026