mercredi 31 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2301389 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BREY CÉLINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 17 et 28 mai 2023, M. B F et Mme A F représentés par Me Brey demandent au juge des référés :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 13 mars 2023 par laquelle la directrice régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de Bourgogne-Franche-Comté s'est prononcée sur leur demande d'aménagement des épreuves du baccalauréat technique " sciences et technologies de l'agronomie et du vivant " pour leur fille mineure D F, en tant que cette décision refuse la majoration d'un tiers de temps pour les épreuves pratiques et pour les épreuves orales, l'utilisation d'une calculatrice simple non programmable et un secrétaire scripteur pour les épreuves écrites ainsi que pour la préparation des épreuves pratiques et orales, ensemble, la décision du 4 mai 2023 rejetant leur recours gracieux ;
2°) d'enjoindre à l'administration d'accorder à titre provisoire, jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête au fond, les aménagements sollicités dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de l'ordonnance ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros HT au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
* l'urgence est caractérisée dès lors que les premières épreuves du baccalauréat se déroulent le 6 juin 2023 ; ils ont sollicité le 4 mai 2023 un nouvel avis médical qui à ce jour n'a pas été rendu ;
* il est fait état de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées :
- à titre principal :
. les décisions sont entachées d'erreur de droit, l'administration s'étant crue liée par l'avis du médecin désigné par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées ;
. les décisions sont entachées d'un défaut d'examen particulier de la situation D, d'erreur de fait et d'erreur d'appréciation ; les aménagements d'épreuves refusés à leur fille sont indispensables compte tenu de son handicap (dyslexie et dysorthographie) qui affecte notamment ses capacités en lecture, orthographe et compréhension écrite ; ce handicap est établi médicalement et a justifié qu'elle bénéficie, de plans d'accompagnement personnalisé ; il a également été pris en compte par l'académie de Dijon qui avait fait droit lors de l'examen du brevet des collèges à l'ensemble des aménagements qu'on lui refuse aujourd'hui ; elle sera tout particulièrement pénalisée par l'absence de secrétaire scripteur lors des épreuves écrites dès lors que la correction des copies est anonyme et que l'orthographe fait partie des indicateurs de la maitrise de la compétence " s'exprimer correctement à l'écrit " de l'épreuve de français du baccalauréat ; lors du baccalauréat blanc elle n'a d'ailleurs obtenu qu'un point sur quatre pour cette compétence avec l'annotation " catastrophique " du correcteur qui ne connaissait pas son handicap ; son plan d'accompagnement personnalisé ne prévoit pas de mise à disposition d'un secrétaire scripteur lors des évaluations au seul motif que l'établissement ne disposait pas des personnels disponibles ;
- à titre subsidiaire :
. ils n'ont pas été destinataires de l'avis du médecin, en violation des dispositions de l'article D. 815-4 du code rural et de la pêche maritime ;
. les décisions sont insuffisamment motivées en violation de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 mai 2023, la directrice régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de Bourgogne-Franche-Comté conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
* la condition d'urgence n'est pas remplie dès lors que M. et Mme F n'ont pas sollicité un second avis médical ainsi qu'elle les avait invités à le faire dans sa décision du 4 mai 2023 rejetant leur recours gracieux ;
- le moyen d'erreur manifeste d'appréciation invoqué n'est pas de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ; la circonstance que le recteur de l'académie de Dijon ait accordé le 7 décembre 2020 l'ensemble des aménagements sollicités pour l'examen du brevet des collèges ne peut être utilement invoquée dès lors qu'en application de l'article D. 815-4 du code rural et de la pêche maritime, il appartenait à la direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de Bourgogne-Franche-Comté, autorité organisatrice des épreuves du baccalauréat technique " sciences et technologies de l'agronomie et du vivant ", d'instruire et de se prononcer sur les demandes d'aménagement d'épreuves, en tenant compte, ce qu'elle a fait, de l'avis médical qui devait être sollicité ; les troubles dont souffre D, qui ne l'empêchent pas d'écrire à la main, ne justifient pas qu'elle soit assistée d'un secrétaire scripteur lors de l'épreuve écrite de français ; son plan d'accompagnement personnalisé ne prévoit d'ailleurs pas de mise à disposition d'un secrétaire scripteur lors des évaluations et l'orthographe ne fait pas partie des indicateurs de la maitrise de la compétence " s'exprimer correctement à l'écrit " de l'épreuve de français du baccalauréat .
Des pièces nouvelles enregistrées le 30 mai 2023 ont été déposées pour M. et Mme F.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête au fond n° 2301254, enregistrée le 9 mai 2023.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique, tenue en présence de M. Testori, greffier d'audience,
- le rapport de M. Rousset, juge des référés ;
- les observations de Me Brey, représentant M. et Mme F et leur fille D présents à l'audience, qui persiste par les mêmes moyens dans les conclusions de la requête ; elle soutient en outre que la note de service du 13 janvier 2022 dont se prévaut l'administration prévoit l'assistance d'un secrétaire scripteur pour les candidats qui ne peuvent s'exprimer par écrit de manière autonome et qu'ainsi qu'en attestent les bilans de l'orthophoniste qu'elle produit, l'état de santé D ne s'est pas amélioré depuis que, conformément à l'avis médical alors rendu par le docteur C, l'ensemble des aménagements sollicités lui avait été accordé pour les épreuves du brevet ;
- les observations de Mme G et M. E, représentant la directrice régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de Bourgogne-Franche-Comté qui persistent par les mêmes moyens dans leurs conclusions tendant au rejet de la requête ; ils prennent acte qu'une nouvelle demande d'avis médical a été formée par les requérants, qu'elle est actuellement en cours d'instruction et que l'urgence ne saurait être caractérisée tant que ce nouvel avis n'aura pas été rendu ; ils soutiennent en outre que l'administration n'est pas liée par l'avis du médecin mais qu'elle doit le prendre en compte, ce qu'elle a fait en l'espèce, que la note de service du 13 janvier 2022 ne prévoit d'assistance par un secrétaire scripteur que pour les candidats qui ne peuvent pas écrire à la main ou utiliser leur propre matériel , qu'alors même que sa pathologie n'a pas évolué D a gagné en maturité ce qui explique que les aménagements d'épreuves accordés pour le baccalauréat puissent être différents de ceux dont elle avait bénéficié pour le brevet, que la circonstance que ses parents n'auraient pas été destinataires de l'avis médical n'a pas eu d'incidence sur l'instruction de la demande et que la motivation de la décision est suffisante en fait comme en droit.
L'instruction a été déclarée close à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mlle D F souffre de dyslexie et de dysorthographie diagnostiquées lorsqu'elle était scolarisée à l'école primaire. Elle a été suivie par un orthophoniste et bénéficie depuis son entrée au collège de plans d'accompagnement personnalisé. Le 7 décembre 2020, la rectrice de l'académie de Dijon a, après avis du docteur C, accordé à Mlle F les aménagements d'épreuves sollicités par ses parents pour l'examen du brevet. Elle a notamment bénéficié de l'assistance d'un secrétaire scripteur, à l'exception de l'épreuve de dictée. A la fin de l'année 2022, M. et Mme F ont présenté une demande d'aménagement des épreuves du baccalauréat technique " sciences et technologies de l'agronomie et du vivant " session 2023-2024 pour leur fille scolarisée en classe de première au lycée agricole Olivier de Serres de Quetigny. Par une décision du 13 mars 2023, la directrice régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de Bourgogne-Franche-Comté s'est prononcée en faveur d'une majoration d'un tiers de temps pour les épreuves écrites, d'une majoration d'un tiers de temps pour la préparation des épreuves pratiques et orales, d'une assistance pour la compréhension des consignes et des questions, d'un secrétaire lecteur pour les épreuves écrites, d'un secrétaire lecteur pour la préparation des épreuves orales et pratiques et des sujets agrandis (141%). En revanche, suivant l'avis du docteur C, médecin désigné par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, elle n'a pas fait droit à leur demande s'agissant de la majoration d'un tiers de temps pour les épreuves pratiques et orales, l'utilisation d'une calculatrice simple non programmable, un secrétaire scripteur pour les épreuves écrites ainsi qu'un secrétaire scripteur pour la préparation des épreuves pratiques et orales. Leur recours gracieux a été rejeté le 4 mai 2023. Par la présente requête, M. et Mme F demandent au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 13 mars 2023 en tant qu'elle refuse la majoration d'un tiers de temps pour les épreuves pratiques et pour les épreuves orales, l'utilisation d'une calculatrice simple non programmable et la présence d'un secrétaire scripteur pour les épreuves écrites ainsi que pour la préparation des épreuves pratiques et orales.
Sur les conclusions aux fins de suspension :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
En ce qui concerne l'urgence :
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des éléments fournis par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
4. Il résulte de l'instruction que Mlle F est convoquée les 6 et 15 juin 2023 respectivement pour les épreuves écrite et orale de français du baccalauréat technique " sciences et technologies de l'agronomie et du vivant ". Il s'ensuit que la situation d'urgence alléguée est constituée en tant que les décisions attaquées refusent à l'intéressée la majoration d'un tiers de temps pour les épreuves orales et la présence d'un secrétaire scripteur pour les épreuves écrites et la préparation des épreuves orales. En revanche, il résulte de l'instruction que les épreuves pratiques et de mathématique du baccalauréat technique " sciences et technologies de l'agronomie et du vivant " ne se dérouleront qu'en 2024. Dans ces conditions, l'urgence à suspendre les décisions attaquées en tant qu'elles refusent la majoration d'un tiers de temps pour les épreuves pratiques, l'utilisation d'une calculatrice simple non programmable et la présence d'un secrétaire scripteur pour la préparation des épreuves pratiques, n'est pas établie.
En ce qui concerne l'existence de moyens de nature à faire naitre un doute sérieux sur la légalité des décisions :
5. Aux termes de l'article D. 815-1 du code rural et de la pêche maritime : " Afin de garantir l'égalité des chances entre les candidats, les candidats aux examens ou concours de l'enseignement technique agricole et de l'enseignement supérieur agricole qui présentent un handicap tel que défini à l'article L. 114 du code de l'action sociale et des familles bénéficient des aménagements rendus nécessaires par leur situation. ". Aux termes de l'article D. 815-4 du même code : " Les candidats sollicitant un aménagement des conditions d'examen ou de concours adressent leur demande à l'un des médecins désignés par la commission mentionnée à l'article L. 146-9 du code de l'action sociale et des familles. Le médecin rend un avis, qui est adressé au candidat et à l'autorité administrative compétente pour organiser l'examen ou le concours, dans lequel il propose des aménagements. L'autorité administrative décide des aménagements accordés et notifie sa décision au candidat. ".
6. Il résulte de ces dispositions que les élèves souhaitant bénéficier d'un aménagement d'épreuves en raison d'un handicap ou d'un trouble de santé invalidant doivent en faire la demande et qu'il appartient à l'autorité administrative qui organise l'examen ou le concours de statuer, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, sur cette demande au vu de l'avis du médecin désigné par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées.
7. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naitre un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées en tant qu'elles refusent à Mlle F le bénéfice de la majoration d'un tiers de temps pour les épreuves orales et l'assistance d'un secrétaire scripteur pour la préparation des épreuves orales du baccalauréat technique " sciences et technologies de l'agronomie et du vivant ". En revanche, eu égard aux difficultés avérées de l'intéressée à s'exprimer par écrit de manière autonome qui ont justifié que, conformément à l'avis alors émis par le docteur C, l'assistance d'un secrétaire scripteur lui soit accordée en 2021 lors des épreuves du brevet, compte tenu de l'absence d'évolution favorable de sa pathologie et au vu des bilans orthophoniques et attestations, versés à l'instance et non sérieusement contredits, concluant au caractère indispensable de la présence à ses côtés d'un secrétaire scripteur lors des épreuves écrites, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation commise par la directrice régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de Bourgogne-Franche-Comté en refusant à Mlle F, l'assistance d'un secrétaire scripteur pour les épreuves écrites du baccalauréat technique " sciences et technologies de l'agronomie et du vivant ", paraît, en l'état de l'instruction et nonobstant le sens de l'avis rendu le 28 février 2023 par le docteur C, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées.
8. Il résulte de ce qui précède que M. et Mme F sont seulement fondés à demander la suspension de l'exécution des décisions attaquées en tant qu'elles refusent à leur fille D l'assistance d'un secrétaire scripteur pour les épreuves écrites du baccalauréat technique " sciences et technologies de l'agronomie et du vivant ".
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
9. Le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative précité, ne peut, sans excéder son office, ordonner une mesure qui aurait des effets en tous points identiques à ceux qui résulteraient de l'exécution par l'autorité administrative d'un jugement annulant la décision administrative contestée. Par suite, les conclusions tendant à ce que le tribunal enjoigne à la directrice régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de Bourgogne-Franche-Comté d'accorder à Mlle F les aménagements d'épreuves sollicités ne peuvent qu'être rejetées.
10. En revanche si, eu égard à leur caractère provisoire, les décisions du juge des référés n'ont pas, au principal, l'autorité de la chose jugée, elles sont néanmoins, conformément au principe rappelé à l'article L. 11 du code de justice administrative, exécutoires et, en vertu de l'autorité qui s'attache aux décisions de justice, obligatoires. Il en résulte que lorsque le juge des référés a prononcé la suspension d'une décision administrative et qu'il n'a pas été mis fin à cette suspension - soit, par l'aboutissement d'une voie de recours, soit dans les conditions prévues à l'article L. 521-4 du code de justice administrative, soit par l'intervention d'une décision au fond - l'administration ne saurait légalement reprendre une même décision sans qu'il ait été remédié au vice que le juge des référés avait pris en considération pour prononcer la suspension. Lorsque le juge des référés a suspendu une décision de refus, il incombe à l'administration, sur injonction du juge des référés ou lorsqu'elle est saisie par le demandeur en ce sens, de procéder au réexamen de la demande ayant donné lieu à ce refus. Lorsque le juge des référés a retenu comme propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de ce refus un moyen dirigé contre les motifs de cette décision, l'autorité administrative ne saurait, eu égard à la force obligatoire de l'ordonnance de suspension, et sauf circonstances nouvelles, rejeter de nouveau la demande en se fondant sur les motifs en cause.
11. Il résulte de ces principes qu'il y a lieu d'enjoindre à la directrice régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de Bourgogne-Franche-Comté de réexaminer, selon les modalités mentionnées au point précédent, la demande de M. et Mme F tendant à ce que leur fille bénéficie d'un secrétaire scripteur pour les épreuves écrites du baccalauréat technique " sciences et technologies de l'agronomie et du vivant ", dans le délai de soixante-douze heures suivant la notification de la présente ordonnance.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
12.Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. et Mme F au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution des décisions attaquées, en tant qu'elles refusent à Mlle F l'assistance d'un secrétaire scripteur pour les épreuves écrites du baccalauréat technique " sciences et technologies de l'agronomie et du vivant ", est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint à la directrice régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de Bourgogne-Franche-Comté de réexaminer, selon les modalités mentionnées au point 10, la demande de M. et Mme F tendant à ce que leur fille bénéficie d'un secrétaire scripteur pour les épreuves écrites du baccalauréat technique " sciences et technologies de l'agronomie et du vivant ", dans le délai de soixante-douze heures suivant la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B F, à Mme A F et au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Copie en sera adressée à la directrice régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt de Bourgogne-Franche-Comté.
Fait à Dijon, le 31 mai 2023.
Le juge des référés,
O. Rousset
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026