mercredi 14 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2301580 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 juin 2023, Mme A B demande au juge des référés d'enjoindre à la maire de Myennes de lui accorder une dérogation à la carte scolaire afin de permettre la scolarisation de sa fille mineure à l'école maternelle de Saint-Père au lieu de l'école maternelle de Myennes.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ". Selon l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. () ". Aux termes, cependant, de l'article L. 522-3 : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".
2. Mme B, qui demande au juge des référés, en désignant son action comme un référé " mesures utiles ", d'ordonner à la maire de Myennes de lui accorder une dérogation à la carte scolaire afin de permettre la scolarisation de sa fille mineure à l'école maternelle de Saint-Père au lieu de l'école maternelle de Myennes, indique elle-même s'être vu opposer des décisions de refus. Ainsi, la mesure sollicitée en référé aurait manifestement pour conséquence de faire obstacle à l'exécution de ces décisions.
3. En outre, Mme B, qui ne fait état que de convenances personnelles, ne caractérise aucune situation d'urgence au sens de l'article L. 521-3 précité du code de justice administrative.
4. Dès lors, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres conditions posées par l'article L. 521-3 code de justice administrative, la requête de Mme B doit être rejetée selon la modalité prévue par l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Dijon, le 14 juin 2023.
Le président du tribunal
juge des référés,
D. ZUPAN
La République mande et ordonne au préfet de la Nièvre, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier
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