jeudi 11 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2301708 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | WEBER KIM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 16 juin 2023 et 12 octobre 2023,
M. A B, représenté par Me Weber, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de produire le dossier médical sur lequel le collège de médecins s'est fondé pour émettre un avis sur son état de santé ;
3°) d'annuler l'arrêté du 16 mai 2023 par lequel le préfet de la Côte-d'Or a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande de titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision portant refus de titre de séjour doit être regardée comme entachée d'un vice d'incompétence, la délégation conférée à son signataire étant trop générale et imprécise ;
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise au terme d'une procédure irrégulière en méconnaissance des articles
R. 425-11 et R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le préfet de justifier que l'avis émis par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration comporte " l'ensemble des mentions requises " par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'il a été rendu collégialement par trois médecins et que le médecin rapporteur n'a pas siégé ;
- le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'a pas vérifié s'il pouvait bénéficier d'un traitement approprié à son état de santé dans son pays d'origine, en méconnaissance de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet s'est estimé lié par l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et a entaché sa décision d'erreur de droit ;
- il a commis une erreur d'appréciation dans l'application de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision lui refusant un titre de séjour ;
- cette décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 septembre 2023, le préfet de la Côte-d'Or, représenté par Me Cano, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.
M. B ayant levé le secret médical le concernant, la procédure a été communiquée à l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui a produit à l'instance son dossier médical.
Par une décision du 3 juillet 2023, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Par une ordonnance du 3 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 21 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22,
R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Viotti, conseillère,
- les observations de Me Weber, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant marocain né le 17 septembre 1993 à Trougout, est entré régulièrement en France le 22 octobre 2019 muni d'un visa de long séjour valable jusqu'au 15 janvier 2020 et s'est vu ensuite délivrer une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier " valable du 22 octobre 2019 au 21 octobre 2022. Le 10 juin 2022, il a sollicité un changement de statut pour bénéficier d'un titre de séjour pour raison de santé. Par l'arrêté du 16 mai 2023 dont il est demandé l'annulation, le préfet de la Côte-d'Or a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Par décision du 3 juillet 2023, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, sa demande tendant à l'octroi de l'aide juridictionnelle provisoire est devenue sans objet.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
3. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. () ".
4. Aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, anciennement l'article R. 313-22, le préfet délivre le titre de séjour " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Selon l'article R. 425-12 du même code, reprenant l'ancien article R. 313-23 : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article ". L'article R. 425-13 dudit code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical () ".
5. Aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège de médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis, conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; d) la durée prévisible du traitement. Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. Cet avis mentionne les éléments de procédure. Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ".
6. Pour rejeter la demande dont il était saisi, le préfet de la Côte-d'Or s'est approprié le sens de l'avis médical émis par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le 10 mars 2023, selon lequel l'état de santé du requérant nécessite une prise en charge médicale mais dont le défaut ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité.
7. Selon le rapport médical du médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration établi le 7 décembre 2022 sur la base de l'examen médical de M. B et d'un certificat médical rédigé le 27 octobre 2022, celui-ci souffre d'hypertension essentielle primitive et d'une maladie lithiasique, laquelle a nécessité la pose d'une sonde urinaire en 2020 à la suite d'une crise de colique néphrétique. Cette sonde s'étant calcifiée, il a subi, le 14 octobre 2022, une lithotripsie vésicale. Le certificat médical du 12 décembre 2022, qui relate les suites de cette opération réalisée au centre hospitalier universitaire de Dijon, indique que " la sonde n'est toujours pas très bien tolérée " et qu'il existe " d'importantes calcifications intra rénales ", raison pour laquelle M. B est adressé au centre " expert " à l'hôpital Edouard Herriot de Lyon. Le certificat du 25 septembre 2023 expose que le bilan réalisé dans cet hôpital a mis en évidence " une fonction rénale du rein droit altérée ", une " persistance d'un calcul coraliforme du rein droit, associée à la récidive d'un calcul autour de l'extrémité à faire de la sonde double J en intravésical ". Selon ce certificat, ces complications rendent nécessaire la réalisation d'une néphrectomie élargie droite, c'est-à-dire une ablation totale du rein droit, associée à une lithotritie vésicale. De surcroît, le certificat médical du 2 août 2023, rédigé par le chirurgien urologue chargé du suivi de l'intéressé à l'hôpital Edouard Herriot, souligne que la maladie de M. B " est responsable d'une insuffisance rénale de stade II " et qu'en l'absence de prise en charge, sa maladie peut évoluer " vers des complications infectieuses graves, pouvant engager le pronostic vital ". Si certains de ces éléments médicaux sont postérieurs à la décision attaquée, le juge de l'excès de pouvoir peut les prendre en compte dès lors qu'ils ne font qu'attester d'un état de santé antérieur qui ne s'est pas stabilisé à la suite de l'opération chirurgicale qu'a subie l'intéressé en octobre 2022. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, qui ne sont pas sérieusement remis en cause par le préfet de la Côte-d'Or, le requérant établit qu'un défaut de prise en charge médicale est de nature à entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, de sorte que l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration aurait dû se prononcer sur l'existence d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Dans ces conditions, M. B est fondé à soutenir que l'avis du collège de médecins est irrégulier et que cette irrégularité, qui a eu une influence sur la décision attaquée, l'a privé d'une garantie.
8. En raison des effets qui s'y attachent, l'annulation pour excès de pouvoir d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, emporte, lorsque le juge est saisi de conclusions recevables, l'annulation par voie de conséquence des décisions administratives consécutives qui n'auraient pu légalement être prises en l'absence de l'acte annulé ou qui sont en l'espèce intervenues en raison de l'acte annulé. Il en va ainsi, notamment, des décisions qui ont été prises en application de l'acte annulé et de celles dont l'acte annulé constitue la base légale. Il incombe au juge de l'excès de pouvoir, lorsqu'il est saisi de conclusions recevables dirigées contre de telles décisions consécutives, de prononcer leur annulation par voie de conséquence, le cas échéant en relevant d'office un tel moyen qui découle de l'autorité absolue de chose jugée qui s'attache à l'annulation du premier acte.
9. Il s'ensuit que les décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination doivent être annulées par voie de conséquence de l'annulation de la décision refusant au requérant la délivrance d'un titre de séjour.
10. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 16 mai 2023 dans son ensemble.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
11. Eu égard aux motifs d'annulation retenus aux points 7 à 9, l'exécution du présent jugement n'implique pas nécessairement la délivrance à l'intéressé d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il y a lieu, en revanche, d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or, après avoir procédé à une nouvelle consultation du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, de réexaminer la situation de M. B dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement et, dans l'attente, de le munir d'une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de cette même date. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
12. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. B sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. B
Article 2 : L'arrêté du 16 mai 2023 par lequel le préfet de la Côte-d'Or a refusé de délivrer à M. B un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office est annulé.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de la Côte-d'Or, après avoir procédé à une nouvelle consultation du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, de réexaminer la situation de M. B dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement et, dans l'attente, de le munir d'une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de cette même date.
Article 4 : Le surplus des conclusions est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de la Côte-d'Or et à Me Weber.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Dijon en application de l'article R. 751-10 du code de justice administrative.
Délibéré après l'audience du 21 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Olivier Rousset, président,
Mme Marie-Eve Laurent, première conseillère,
Mme Océane Viotti, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 janvier 2024.
La rapporteure,
O. ViottiLe président,
O. Rousset
La greffière,
C. Chapiron
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2301708
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026