mardi 3 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2301926 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | MOSSE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante : Par une ordonnance du 6 juillet 2023, enregistrée le même jour au greffe du tribunal, la présidente de la neuvième chambre du tribunal administratif de Montreuil a transmis au tribunal, en application de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par la société à responsabilité limitée Vinum. Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 20 août 2020, 30 mai et 16 août 2022 au greffe du tribunal administratif de Montreuil, la société à responsabilité limitée (SARL) Vinum, représentée par la société d'exercice libéral à responsabilité limitée Mossé et Associés, demande au tribunal : 1°) d'annuler la lettre de reversement du 2 mars 2020, valant titre exécutoire, par laquelle l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer a décidé du reversement d'une avance d'un montant de 53 984,64 euros, perçue sur une aide à la promotion sur les marchés de pays tiers, assortie d'une majoration de 10 % ; 2°) de prononcer la décharge de l'obligation de payer cette somme ; 3°) d'enjoindre à l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer de verser le solde de l'aide initialement sollicitée, soit la somme de 47 094 euros ; 4°) de mettre à la charge de l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - elle s'en remet à l'appréciation du tribunal quant à la compétence territoriale ; à titre principal, - la lettre de reversement litigieuse, ne comprend ni la formule " Titre exécutoire en application de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales, émis et rendu exécutoire conformément aux dispositions des articles L. 1617-5, D. 1617-23, R. 2342-4, R. 3342-8-1 et R. 4341-4 du code général des collectivités territoriales par [nom, prénoms et qualité de la personne qui a émis le titre] ", ni les bases de liquidation de la dette ainsi que les éléments de calcul sur lesquels il se fonde pour mettre les sommes en cause à la charge du débiteur, ni la date à laquelle le titre émis a été rendu exécutoire, ni l'imputation budgétaire et comptable à donner à la somme à reverser, en méconnaissance de l'instruction 11-008-M0 du 21 mars 2011 relative à la forme et au contenu des pièces de recettes des collectivités territoriales et de leurs établissements, dont elle se prévaut sur le fondement des articles L. 312-2 et L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration ; - il appartient à FranceAgriMer de justifier de la qualité du signataire de la lettre du 2 mars 2020 pour émettre un titre exécutoire au sens de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales, conformément aux dispositions de l'article 192 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ; - le titre exécutoire en litige ne mentionne ni les bases de liquidation, ni les bases réglementaires sur lesquelles il se fonde et fait référence à une fiche de liquidation et une lettre qui n'étaient pas jointes à ce titre ; à titre subsidiaire, - FranceAgriMer a méconnu le principe du contradictoire, dans la mesure où l'établissement public n'a jamais répondu, ni même accusé réception des courriels des 23 septembre 2019, 5 mars 2020 et 8 avril 2020 et n'a pas donné suite à sa demande de présenter des observations orales ; - la lettre du 2 mars 2020 méconnaît également le principe du contradictoire et a été édictée en violation des droits de la défense, dès lors qu'elle ne mentionne pas les coordonnées de l'organisme public créancier chargé d'examiner les éventuels recours du débiteur contestant le bien-fondé de la créance et ses demandes de remise gracieuse de la dette ; à titre infiniment subsidiaire, - le titre exécutoire en litige a été pris en violation du principe de confiance légitime, dès lors que les échanges nombreux entre M. A, agent de FranceAgriMer et l'assistante de son dirigeant, afin de valider l'éligibilité de nombreuses dépenses envisagées ont fait naître dans son chef, des espérances suffisamment fondées d'acquisition définitive des sommes en cause. Par un mémoire en défense, enregistré le 1er juillet 2022, l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer conclut, à titre principal, à ce que le tribunal administratif de Montreuil décline sa compétence et transmette le dossier au tribunal administratif de Dijon et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête de la SARL Vinum. Il soutient que : - le tribunal administratif de Montreuil est incompétent pour connaître de la requête de la SARL Vinum ; - les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés. Les parties ont été informées par une lettre du 12 juillet 2023 que cette affaire était susceptible, à compter du 2 août 2023, de faire l'objet d'une clôture d'instruction à effet immédiat en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative. La clôture de l'instruction a été fixée au 8 août 2023 par ordonnance du même jour. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le règlement (CE) n° 555/2008 de la Commission du 27 juin 2008 ; - le règlement (UE) n° 1306/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 ; - le règlement (UE) n° 1308/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 ; - le règlement d'exécution (UE) n° 908/2014 de la Commission du 6 août 2014 ; - le code des relations entre le public et l'administration ; - le code rural et de la pêche maritime ; - le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ; - la décision INTV-POP-2014-44 du 4 juillet 2014 du directeur général de FranceAgriMer ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Irénée Hugez, - les conclusions de M. Thierry Bataillard, rapporteur public, - et les observations de Me Mossé, représentant la SARL Vinum. Considérant ce qui suit : 1. La société à responsabilité limitée (SARL) Vinum, dont l'activité est le commerce de gros de vins, et dont le siège est à Beaune dans la Côte-d'Or, a déposé, le 7 octobre 2015, un dossier de demande d'aide à la promotion du vin vers les pays tiers, auprès de l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer. Les parties ont conclu le 27 septembre 2016 une convention triennale, pour la période du 1er janvier 2016 au 31 décembre 2018 " relative au soutien d'un programme pour la promotion hors de l'Union européenne, de vins bénéficiant d'une appellation d'origine protégée ou d'une indication géographique protégée, ou de vins dont le cépage est indiqué ". Le budget prévisionnel des dépenses de promotion éligibles était fixé par la convention à la somme de 1 140 987,12 euros et le montant maximum d'aide pour l'ensemble du programme à 50 % de cette somme, soit 570 493,56 euros. S'agissant de la période du 1er janvier au 31 décembre 2017, par une lettre du 27 novembre 2017, la société a été informée du versement d'une avance, le 14 novembre précédent, d'un montant de 88 270,26 euros, correspondant à 50 % du montant prévisionnel de l'aide au titre de cette année. Par une lettre du 5 août 2019, renouvelée le 9 septembre 2019, l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer a informé la société que certaines des actions menées étaient susceptibles d'être considérées au titre de cette année 2017 comme inéligibles, que le montant définitif de l'aide était susceptible de s'établir à 34 285,62 euros et que l'établissement public était susceptible de demander le reversement de la somme de 53 984,64 euros, majorée de 10 %. Cette lettre invitait encore la société à lui faire part de ses observations avant le 15 septembre 2019. Malgré les observations de la SARL Vinum, la directrice générale de l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer a demandé à cette société, par une lettre du 2 mars 2020, valant titre exécutoire, le reversement d'une somme de 59 383,10 euros, correspondant à l'avance perçue, assortie d'une majoration de 10 %, en raison de l'inéligibilité de diverses dépenses. Par sa requête, la SARL Vinum demande au tribunal d'annuler cette lettre de reversement et de prononcer la décharge de l'obligation de payer la somme réclamée. Sur la compétence territoriale du tribunal : 2. Aux termes de l'article R. 312-10 du code de justice administrative : " Les litiges relatifs aux législations régissant les activités professionnelles, notamment () les activités agricoles () ceux concernant les sanctions administratives intervenues en application de ces législations relèvent, lorsque la décision attaquée n'a pas un caractère réglementaire, de la compétence du tribunal administratif dans le ressort duquel se trouve soit l'établissement ou l'exploitation dont l'activité est à l'origine du litige, soit le lieu d'exercice de la profession. ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 312-2 du même code : " Sauf en matière de contrats, la compétence territoriale ne peut faire l'objet de dérogations, même par voie d'élection de domicile ou d'accords entre les parties. ". 3. Il résulte de l'instruction que la décision attaquée du 2 mars 2020 de la directrice générale de l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer constitue un titre de recette pour le remboursement d'une avance d'aides accordées au titre de l'année 2017, sur le fondement de divers règlements de l'Union européenne, pour la promotion hors de l'Union européenne de vins bénéficiant d'une appellation d'origine protégée, d'une indication d'origine protégée ou de vins de certains cépages. Certes, l'article 8 de la convention n° 643-16 conclue entre la requérante et l'établissement public le 27 septembre 2016, en vertu de laquelle ont été définies les modalités de mise en œuvre et de paiement, notamment, des aides à l'origine du litige, mentionne que le tribunal administratif de Montreuil est compétent pour connaître des contestations relatives à son exécution. S'il appartient aux parties, sur le fondement de l'article R. 312-2 du code de justice administrative, d'aménager les règles de compétence territoriale des tribunaux administratifs, cet aménagement ne peut être organisé par une convention de subvention, qui constitue un acte unilatéral. Le litige, né d'une décision de répétition d'aides déjà versées, qui ne relève pas du juge du contrat, a pour objet une décision ayant un caractère individuel et est au nombre des litiges relatifs aux législations régissant les activités professionnelles, en l'espèce les activités agricoles. Le siège de la société requérante se trouve à Beaune dans la Côte-d'Or et le lieu d'exercice de la profession est également situé dans ce département, de sorte que le tribunal administratif de Dijon est, en application des dispositions des articles R. 312-10 et R. 221-3 du code de justice administrative, compétent pour en connaître. Sur les conclusions aux fins d'annulation et de décharge : En ce qui concerne la procédure contradictoire : 4. Aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 3° Subordonnent l'octroi d'une autorisation à des conditions restrictives ou imposent des sujétions ; / 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits ; () ". Aux termes de l'article L. 121-1 du même code : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Enfin, aux termes de l'article L. 122-1 du même code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix. / L'administration n'est pas tenue de satisfaire les demandes d'audition abusives, notamment par leur nombre ou leur caractère répétitif ou systématique. ". 5. D'une part, la décision par laquelle l'autorité administrative compétente impose au bénéficiaire d'une aide agricole régie par un texte de l'Union européenne de reverser les montants d'aide indûment perçus et notifie à celui-ci qu'elle procède à la récupération de l'aide par compensation avec le montant d'une autre aide, par la mise en jeu d'une garantie constituée en vue du versement de l'aide ou par tout autre moyen, a le caractère d'une décision défavorable retirant une décision créatrice de droits au sens des dispositions précitées, en tant qu'elle retire une aide financière qui avait été précédemment octroyée à son bénéficiaire, et d'une décision imposant une sujétion, au sens des mêmes dispositions, en tant qu'elle assujettit l'opérateur économique concerné, selon des modalités qu'elle définit, à l'obligation de reverser l'aide indue, majorée le cas échéant d'intérêts. Ainsi, une telle décision doit être motivée et précédée d'une procédure contradictoire. 6. D'autre part, les dispositions précitées des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration font obligation à l'autorité administrative de faire droit, en principe, aux demandes d'audition formées par les personnes intéressées en vue de présenter des observations orales, alors même qu'elles auraient déjà présenté des observations écrites. Ce n'est que dans le cas où une telle demande revêtirait un caractère abusif qu'elle peut être écartée. 7. Il est constant que, par une première lettre recommandée avec accusé de réception, en date du 5 août 2019, la directrice générale de l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer a informé la SARL Vinum de ce que, dans le cadre de l'aide à la promotion sur les marchés de pays tiers, pour les années 2016, 2017 et 2018, qui lui a été attribuée par la signature de la convention du 27 septembre 2016, à l'issue d'un contrôle réalisé à l'occasion de la demande de paiement du solde pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2017, le montant de l'aide finalement octroyée était susceptible d'être ramené à la somme de 34 285,62 euros, de sorte que l'avance perçue serait alors considérée indue à hauteur de la somme de 53 984,64 euros. La société requérante était invitée par cette lettre, conformément aux dispositions précitées à faire part à la directrice générale de l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer de ses " observations par écrit et à produire tout justificatif () jugé utile concernant ce constat avant le 15/09/2019 ". Il est également constant que, compte tenu de la période estivale et de l'absence de réclamation du pli recommandé par la société pendant la période de mise en instance après première présentation, l'établissement public a renouvelé cette lettre dans les mêmes termes le 9 septembre 2019 et a prolongé le délai de présentation d'observations au 23 septembre 2019. Il est enfin également constant que, par un courriel du 23 septembre 2019 auquel était joint une lettre de quatre pages, le conseil de la société a présenté des observations écrites et a sollicité " à titre subsidiaire () un rendez-vous () dans (les) locaux de Montreuil, afin de pouvoir évoquer les motifs () ayant conduit à considérer certaines dépenses comme non éligibles () et ainsi pouvoir () apporter toutes explications/justifications susceptibles de () permettre de reconsidérer (l')analyse () ". 8. D'une part, il résulte des termes mêmes de la lettre de reversement litigieuse, qui mentionne " l'absence de réponse " de la SARL Vinum, que l'établissement public a considéré ne pas avoir reçu d'observations de la société durant la procédure contradictoire. Dès lors, la SARL Vinum est fondée à soutenir qu'en ne prenant pas en considération ses observations en vue de l'édiction de la décision du 2 mars 2020, l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer a méconnu les dispositions précitées des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration et l'a, ce faisant, privée d'une garantie. 9. D'autre part, il est constant, comme cela vient d'être dit, que, dès le 23 septembre 2019, soit dans le délai imparti par la lettre du 9 septembre précédent, la société requérante a fait part aux services de FranceAgriMer de son souhait de présenter des observations orales. L'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer ne conteste ni l'existence de cette demande, ni le fait qu'elle n'a pas donné suite à la demande de la SARL Vinum de présenter des observations orales. La décision de reversement du 2 mars 2020 a donc été prise sans qu'il soit fait droit à cette demande, qui constitue pour l'intéressée une garantie et dont il n'est pas allégué qu'elle aurait revêtu un caractère abusif au sens des dispositions de l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, et sans qu'aient d'incidence la consistance et l'intensité des échanges téléphoniques qui auraient pu avoir lieu entre la société et l'établissement public avant la demande de versement du solde de l'aide. Par suite, la SARL Vinum est, de nouveau, fondée à soutenir que la décision attaquée a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière et l'a privée d'une garantie. En ce qui concerne l'office du juge : 10. L'annulation d'un titre exécutoire pour un motif de régularité en la forme n'implique pas nécessairement, compte tenu de la possibilité d'une régularisation par l'administration, l'extinction de la créance litigieuse, à la différence d'une annulation prononcée pour un motif mettant en cause le bien-fondé du titre. 11. Il en résulte que, lorsque le requérant choisit de présenter, outre des conclusions tendant à l'annulation d'un titre exécutoire, des conclusions à fin de décharge de la somme correspondant à la créance de l'administration, il incombe au juge administratif d'examiner prioritairement les moyens mettant en cause le bien-fondé du titre qui seraient de nature, étant fondés, à justifier le prononcé de la décharge. 12. Dans le cas où il ne juge fondé aucun des moyens qui seraient de nature à justifier le prononcé de la décharge mais retient un moyen mettant en cause la régularité formelle du titre exécutoire, le juge n'est tenu de se prononcer explicitement que sur le moyen qu'il retient pour annuler le titre : statuant ainsi, son jugement écarte nécessairement les moyens qui assortissaient la demande de décharge de la somme litigieuse. 13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que la SARL Vinum est seulement fondée à demander l'annulation de la lettre de reversement du 2 mars 2020, valant titre exécutoire, par laquelle l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer a décidé du reversement d'une avance d'un montant de 53 984,64 euros, perçue sur une aide à la promotion sur les marchés de pays tiers, assortie d'une majoration de 10 %. Sur les conclusions à fin d'injonction : 14. Les motifs d'annulation retenus par le tribunal n'impliquent pas qu'il soit enjoint à l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer de verser à la SARL Vinum le solde de l'aide initialement sollicitée, soit la somme de 47 094 euros. Par suite, les conclusions à fin d'injonction de la SARL Vinum doivent être rejetées. Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : 15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la SARL Vinum et non compris dans les dépens.D E C I D E : Article 1er : La lettre de reversement du 2 mars 2020, valant titre exécutoire, par laquelle l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer a décidé du reversement d'une avance d'un montant de 53 984,64 euros, perçue par la SARL Vinum sur une aide à la promotion sur les marchés de pays tiers, assortie d'une majoration de 10 %, est annulée. Article 2 : L'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer versera à la SARL Vinum une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de la SARL Vinum est rejeté. Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée Vinum et à l'établissement national des produits de l'agriculture et de la mer FranceAgriMer. Délibéré après l'audience du 26 septembre 2023, à laquelle siégeaient : M. Nicolet, président, M. Hugez, premier conseiller, Mme Hascoët, première conseillère. Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2023. Le rapporteur, I. Hugez Le président, Ph. Nicolet La greffière, L. Curot La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition, La greffière,2N° 2301926lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026