lundi 24 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2302077 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | REFERE |
| Avocat requérant | NOURANI LYLIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 juillet 2023, M. B A, représenté par la SCP Argon - Polette - Nourani - Appaix, demande au tribunal :
1°) de prononcer son admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 7 juillet 2023 par lequel le préfet du Doubs a prononcé a remise aux autorités bulgares, responsables de l'examen de sa demande d'asile, et l'arrêté du même jour par lequel le préfet du Doubs l'a assigné à résidence dans le département de la Côte-d'Or ;
3°) d'enjoindre au préfet du Doubs de lui délivrer un dossier de demande d'asile à transmettre à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, sous astreinte de 100 euros par jour de retard dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, à Me Nourani, de la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- sur la légalité de l'arrêté prononçant sa remise aux autorités bulgares :
- cet arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- cet arrêt est insuffisamment motivé ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen circonstancié et sérieux de sa situation ;
- il appartient au préfet de produire les documents justifiant la saisine effectuée auprès des autorités bulgares, afin d'être en mesure de vérifier si les délais ont été respectés ;
- l'arrêté a été pris en méconnaissance de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- il méconnait également l'article 29 du règlement (UE) n° 603/2013 ;
- l'arrêté attaqué a été pris en méconnaissance de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013
- il ne précise pas la date limite à laquelle le transfert devait être effectué, contrairement aux prescriptions du paragraphe 2 de l'article 26 du règlement précité ;
- il a été pris en méconnaissance du principe du contradictoire dès lors qu'il n'a pas été en mesure de présenter ses observations ;
- il est dépourvu de base légale et est entaché d'une erreur de droit dans la mesure où aucun critère de détermination de l'État responsable n'est visé ;
- il a été pris en méconnaissance de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
- sur la légalité de l'arrêté portant assignation à résidence :
- cet arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;
- l'arrêté litigieux est dépourvu de base légale compte tenu de l'illégalité de la décision portant remise aux autorités bulgares.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 juillet 2023, le préfet du Doubs conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (UE) n° 603/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme C en application des dispositions de l'article R. 776-15 du code de justice administrative pour exercer les pouvoirs qui lui sont conférés par les articles L. 614-7 à L. 614-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus lors de l'audience publique du 24 juillet 2023 à 10 heures :
- le rapport de Mme C,
- et les observations de Me Nourani, représentant M. A, qui a indiqué s'en remettre aux moyens de la requête et également fait valoir que le requérant craint pour sa sécurité en cas de retour en Bulgarie, compte tenu des mauvais traitements dont il a fait l'objet, mais également en cas de retour en Afghanistan, pays dans lequel sa vie est menacée.
Le préfet n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant afghan, demande l'annulation de l'arrêté du 7 juillet 2023, par lequel le préfet du Doubs a décidé de le remettre aux autorités bulgares en vue de l'examen de sa demande d'asile, et de l'arrêté du même jour par lequel le préfet du Doubs l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours dans le département de la Côte-d'Or.
Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. A, de prononcer l'admission de l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur la légalité de l'arrêté du 7 juillet 2023 portant remise aux autorités bulgares :
4. En premier lieu, par un arrêté n° 25-2023-01-24-00006 du 24 janvier 2023, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Doubs le même jour, le préfet du Doubs a délégué sa signature à M. Portal, secrétaire général de la préfecture, pour ce qui concerne, notamment, les décisions de transfert d'un demandeur d'asile et les assignations à résidence. Par suite, le moyen tiré de ce que M. Portal n'était pas compétent pour signer l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
5. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué, qui vise les textes applicables, mentionne l'ensemble des considérations de fait au regard desquelles la décision de remise aux autorités bulgares a été prise. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient le requérant, cette décision mentionne le critère au regard duquel les autorités bulgares ont été regardées comme étant responsables de l'examen de sa demande d'asile.
6. En troisième lieu, il résulte des termes même de l'arrêté attaqué que le préfet du Doubs a procédé à un examen particulier de la situation du requérant.
7. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet du Doubs a saisi, le 17 mai 2023, les autorités bulgares d'une demande de reprise en charge de l'intéressé. Le moyen tiré de ce que le préfet n'aurait pas réalisé cette saisine ne peut, dès lors, qu'être écarté.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " Droit à l'information / 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un Etat membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement, et notamment : / a) des objectifs du présent règlement et des conséquences de la présentation d'une autre demande dans un Etat membre différent ainsi que des conséquences du passage d'un Etat membre à un autre pendant les phases au cours desquelles l'Etat membre responsable en vertu du présent règlement est déterminé et la demande de protection internationale est examinée ; / b) des critères de détermination de l'Etat membre responsable, de la hiérarchie de ces critères au cours des différentes étapes de la procédure et de leur durée, y compris du fait qu'une demande de protection internationale introduite dans un Etat membre peut mener à la désignation de cet Etat membre comme responsable en vertu du présent règlement même si cette responsabilité n'est pas fondée sur ces critères ; / c) de l'entretien individuel en vertu de l'article 5 et de la possibilité de fournir des informations sur la présence de membres de la famille, de proches ou de tout autre parent dans les Etats membres, y compris des moyens par lesquels le demandeur peut fournir ces informations ; / d) de la possibilité de contester une décision de transfert et, le cas échéant, de demander une suspension du transfert ; / e) du fait que les autorités compétentes des Etats membres peuvent échanger des données le concernant aux seules fins d'exécuter leurs obligations découlant du présent règlement ; / f) de l'existence du droit d'accès aux données le concernant et du droit de demander que ces données soient rectifiées si elles sont inexactes ou supprimées si elles ont fait l'objet d'un traitement illicite, ainsi que des procédures à suivre pour exercer ces droits, y compris des coordonnées des autorités visées à l'article 35 examiner les réclamations relatives à la protection des données à caractère personnel. / 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les Etats membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3. () / 3. La Commission rédige, au moyen d'actes d'exécution, une brochure commune (), contenant au minimum les informations visées au paragraphe 1 du présent article. () La brochure commune est réalisée de telle manière que les Etats membres puissent y ajouter des informations spécifiques aux Etats membres () ". Le modèle de cette brochure commune figure sous l'annexe X au règlement n° 118/2014 du 30 janvier 2014. Aux termes de l'article 5 du même règlement : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4 (). / 4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend et dans laquelle il est capable de communiquer. Si nécessaire, les États membres ont recours à un interprète capable d'assurer une bonne communication entre le demandeur et la personne qui mène l'entretien individuel. / 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national () ".
9. Il ressort des pièces du dossier que le préfet du Doubs a remis à M. A, le 11 mai 2023, la brochure commune en langue farsi, langue que l'intéressé a déclaré comprendre, qu'un entretien individuel a ensuite été conduit, le même jour, avec un agent qualifié de la préfecture de la Côte-d'Or, et en présence, par téléphone, d'un interprète en langue farsi et qu'à l'issue de cet entretien M. A en a signé un résumé. Les moyens tirés de la violation des articles 4 et 5 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013 et de ce que le requérant n'a pas été mis à même de présenter des observations doivent par suite être écartés.
10. En sixième lieu, l'obligation d'information prévue par les dispositions de l'article 29 du règlement (UE) n° 603/2013 du 26 juin 2013 a uniquement pour objet et pour effet de permettre d'assurer la protection effective des données personnelles des demandeurs d'asile concernés, laquelle est garantie par l'ensemble des Etats membres relevant du régime européen d'asile commun. Dès lors, la méconnaissance de cette obligation d'information ne peut être utilement invoquée à l'encontre de l'arrêté de remise attaqué.
11. En septième lieu, aux termes de l'article 26 du règlement susvisé n° 604/2013 du 26 juin 2013, intitulé " Notification d'une décision de transfert " : " () 2. La décision visée au paragraphe 1 contient des informations sur les voies de recours disponibles, y compris sur le droit de demander un effet suspensif, le cas échéant, et sur les délais applicables à l'exercice de ces voies de recours et à la mise en œuvre du transfert et comporte, si nécessaire, des informations relatives au lieu et à la date auxquels la personne concernée doit se présenter si cette personne se rend par ses propres moyens dans l'Etat membre responsable () ".
12. Contrairement à ce que soutient le requérant l'arrêté attaqué indique que la décision de remise peut être exécutée d'office dans un délai de six mois suivant l'accord des autorités bulgares, que ce délai peut être porté à douze mois en cas d'emprisonnement et à dix-huit mois en cas de fuite. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance du paragraphe 2 de l'article 26 du règlement n° 604/ 2013 du 26 juin 2013 doit être écarté.
13. En huitième lieu, aux termes de l'article 18 du règlement (UE) n° 604/2013 : " 1. L'État membre responsable en vertu du présent règlement est tenu de : () / b : reprendre en charge, dans les conditions prévues aux articles 23, 24, 25 et 29, le demandeur dont la demande est en cours d'examen et qui a présenté une demande auprès d'un autre État membre ou qui se trouve, sans titre de séjour, sur le territoire d'un autre État membre ; () ".
14. Il ressort des pièces du dossier que l'examen du fichier Eurodac a révélé que M. A a déposé, le 13 mars 2023, une demande d'asile auprès des autorités bulgares. Le préfet du Doubs pouvait ainsi, en application des dispositions précitées, saisir les autorités bulgares d'une demande de reprise en charge de l'examen de la demande d'asile de M. A, lesquelles ont donné leur accord le 23 mai 2023. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué, qui vise les dispositions de l'article 18 précité, est dépourvu de base légale ou serait entaché d'une erreur de droit.
15. En neuvième lieu, la Bulgarie étant membre de l'Union européenne et partie tant à la convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut des réfugiés qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, il doit alors être présumé que le traitement réservé aux demandeurs d'asile dans cet Etat membre est conforme aux exigences de la convention de Genève ainsi qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et à la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Cette présomption n'est toutefois pas irréfragable lorsqu'il y a lieu de craindre qu'il existe des défaillances systémiques affectant la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs d'asile dans l'Etat membre responsable, caractérisant un traitement inhumain ou dégradant. Dans cette hypothèse, il appartient à l'administration d'apprécier dans chaque cas, au vu des pièces qui lui sont soumises et sous le contrôle du juge, si les conditions dans lesquelles un dossier particulier est traité par les autorités bulgares répondent à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile. Si cependant, en l'espèce, le requérant soutient qu'il existe des défaillances systémiques et des lacunes préoccupantes en Bulgarie dans le traitement des demandes d'asile, il n'apporte aucune pièce corroborant ses allégations. Par conséquent, il n'apporte aucun élément de nature à établir qu'en ne dérogeant pas aux critères de détermination de l'État responsable de l'examen de sa demande d'asile et en prononçant son transfert aux autorités bulgares, le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 et aurait méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
16. Enfin, si M. A a fait valoir au cours de l'audience publique qu'il craint pour sa sécurité en cas de retour en Afghanistan, pays dans lequel sa vie est menacée, l'arrêté en litige n'a pas ni pour objet ni pour effet de l'éloigner à destination de ce pays. Dès lors, le moyen ne peut qu'être écarté.
Sur la légalité de l'arrêté portant assignation à résidence :
17. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point n° 4 du présent jugement, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
18. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué, contrairement à ce que soutient le requérant, mentionne les considérations de droit et de fait sur lesquelles il est fondé, et est ainsi suffisamment motivé.
19. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté contesté ni d'aucune pièce du dossier que le préfet se serait abstenu de procéder à un examen particulier de la situation de l'intéressé avant de prendre l'arrêté attaqué.
20. Enfin, dès lors que l'illégalité de la décision de transfert n'est pas établie, il est vainement excipé de son illégalité à l'appui des conclusions dirigées contre la mesure d'assignation à résidence en litige.
21. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés du 7 juillet 2023 du préfet du Doubs. Ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent, par voie de conséquence, être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il y a lieu d'accorder à M. A l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Nourani et au préfet du Doubs.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer, au préfet de la Côte d'Or et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Rendu public par mis à dispositions au greffe le 24 juillet 2023.
La magistrate désignée,
N. CLe greffier,
J. TESTORI
La République mande et ordonne au préfet du Doubs, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026