jeudi 27 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2302148 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | REFERE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 juillet 2023, M. A se disant B C, représenté par la SCP Argon - Polette - Nourani, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 20 juillet 2023 par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois ;
3°) d'annuler l'arrêté du même jour par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil, en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- il ne pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement compte tenu de sa minorité ;
- sur la légalité de la décision lui refusant un délai de départ volontaire :
- cette décision a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- cette décision est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- le préfet aurait dû le mettre à même de présenter des observations sur cette décision en application de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et des dispositions de l'article 24 de la loi du 12 avril 2000 ;
- il n'a pas procédé à un examen individuel de sa situation ;
- cette décision n'est pas justifiée et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- sur la décision fixant le pays de destination :
- cette décision a été signée par une autorité incompétente ;
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- cette décision a été signée par une autorité incompétente ;
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation, notamment au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle n'est pas justifiée dès lors qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public ;
- sur l'arrêté portant assignation à résidence :
- il a été signé par une autorité incompétente ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est dépourvu de base légale dès lors que la décision l'obligeant à quitter le territoire français est illégale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2023, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A se disant M. C la somme de 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme F, par une décision du 1er mai 2023, en application des dispositions de l'article R. 776-15 du code de justice administrative pour statuer sur les requêtes prévues à l'article L. 614-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus lors de l'audience publique :
- le rapport de Mme F,
- les observations de Me Nourani, représentant M. C, qui a repris les faits, moyens et conclusions de la requête ;
- et les observations de Mme E, représentant le préfet de la Côte-d'Or.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A se disant M. C, ressortissant ivoirien, demande l'annulation de l'arrêté du 20 juillet 2023 par lequel le préfet l'a obligé à quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois et de l'arrêté du même jour par lequel il a été assigné à résidence.
Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ".
3. Il y a lieu, eu égard à l'urgence, d'accorder au requérant l'aide juridictionnelle, à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
Sur le moyen commun à l'ensemble des décisions attaquées :
4. Le préfet de la Côte-d'Or a régulièrement donné délégation, par arrêté du 30 janvier 2023, publié le 2 février 2023 dans le recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, à M. Frédéric Carre, secrétaire général de la préfecture, et en cas de son absence ou empêchement, à Mme Amelle Ghayou, secrétaire générale adjointe, à l'effet de signer les décisions contestées. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le secrétaire général n'aurait pas été absent ou empêché le 20 juillet 2023. Par suite, le moyen tiré de ce que Mme D n'était pas compétente pour signer l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai, désignation du pays de renvoi et interdiction de retour sur le territoire français, ainsi que l'arrêté portant assignation à résidence manque en fait et doit être écarté.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, la décision obligeant M. A se disant M. C à quitter le territoire français mentionne l'ensemble des considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée. Elle est par suite suffisamment motivée.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 611-3 du même code : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / 1° L'étranger mineur de dix-huit ans () ".
7. En vertu de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'étranger mineur de dix-huit ans ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français. Cette protection ne fait pas obstacle à ce qu'une mesure d'éloignement soit prise par l'autorité administrative à l'égard d'une personne dont elle estime, au terme de l'examen de sa situation, qu'elle est majeure, alors même qu'elle allèguerait être mineure. Elle implique en revanche que, saisi dans le cadre du recours suspensif ouvert contre une telle mesure, le juge administratif se prononce sur la minorité alléguée sauf, en cas de difficulté sérieuse, à ce qu'il saisisse l'autorité judiciaire d'une question préjudicielle portant sur l'état civil de l'intéressé. Dans l'hypothèse où une instance serait en cours devant le juge des enfants, le juge administratif peut surseoir à statuer si une telle mesure est utile à la bonne administration de la justice. Lorsque le doute persiste au vu de l'ensemble des éléments recueillis, il doit profiter à la qualité de mineur de l'intéressé.
8. M. A se disant M. C soutient qu'il est mineur et qu'il en justifie par la production de son acte de naissance. Il ressort toutefois des pièces du dossier qu'à la suite de la demande de l'intéressé tendant à sa prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance, une évaluation, réalisée par les services départementaux a conclu à ce que l'intéressé n'était pas mineur. Par ailleurs l'acte de naissance dont se prévaut le requérant a été regardé par les services de la police aux frontières, dans le cadre d'une analyse documentaire, comme étant contrefait. Cette analyse relève notamment que cet acte a été établi sur papier ordinaire, que le formalisme n'est pas conforme aux dispositions du décret n° 2019-805 du 2 octobre 2019 et que certaines mentions sont manquantes. M. A se disant M. C ne produit aucun autre élément de nature à contredire les conclusions de l'évaluation dont il a fait l'objet ainsi que les anomalies constatées sur son acte de naissance. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il ne pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement en raison du fait qu'il est mineur.
Sur la légalité de la décision refusant un délai de départ volontaire :
9. En premier lieu, la décision refusant à M. A se disant M. C un délai de départ volontaire mentionne l'ensemble des considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée. Elle est par suite suffisamment motivée.
10. En deuxième lieu, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit, compte tenu de ce qui précède, être écarté.
11. En troisième lieu, les principes généraux du droit de l'Union européenne, dont celui du droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle défavorable ne soit prise à son encontre, tel qu'il est énoncé notamment au 2 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'implique pas systématiquement l'obligation pour l'administration d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de demander un entretien pour faire valoir ses observations orales. Il n'implique pas non plus que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire prise concomitamment à une mesure d'éloignement, dès lors qu'il a pu être entendu sur l'irrégularité du séjour ou la perspective de l'éloignement. Enfin, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
12. M. A se disant M. C soutient qu'il n'a pas été mis en mesure de présenter des observations avant l'édiction de la décision en litige. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, notamment du procès-verbal d'audition de l'intéressé en date du 20 juillet 2023, que le requérant a été invité à présenter ses observations en réponse à l'information selon laquelle il était susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement du territoire français. En outre, le requérant n'établit pas, ni même n'allègue, et il ne ressort pas des pièces du dossier, qu'il disposait d'autres éléments pertinents tenant à sa situation personnelle que ceux déjà indiqués à l'autorité préfectorale et qui, s'ils avaient pu être communiqués à temps, auraient été susceptibles d'influer sur le sens de la décision prise. Par suite, le moyen tiré d'un vice de procédure doit être écarté.
13. En quatrième lieu, les dispositions de l'article 24 de la loi du 12 avril 2000 invoquées par M. A se disant M. C ont été abrogées, à compter du 1er janvier 2016, par l'ordonnance n° 2015-1341 du 23 octobre 2015. Le requérant doit dès lors être regardé comme se prévalant des dispositions des articles L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration. Toutefois, ce moyen doit, en tout état de cause, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 12, être écarté.
14. En cinquième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Côte-d'Or a procédé à un examen particulier de la situation de M. A se disant M. C.
15. Enfin, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () / 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité () ".
16. Il est constant que M. A se disant M. C est entré en France de manière irrégulière et n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que l'intéressé a déclaré au cours de son audition, le 20 juillet 2023, par les services de police qu'il ne voulait pas retourner en Côte-d'Ivoire et qu'il n'a pas été en mesure de présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, le seul document produit par l'intéressé constituant un faux document, ainsi que cela ressort du rapport d'analyse documentaire produit par le préfet de la Côte-d'Or. Dès lors, à supposer même que le comportement de l'intéressé ne constituerait pas une menace pour l'ordre public, le préfet a pu, en application des dispositions précitées, refuser d'accorder à M. A se disant M. C un délai de départ volontaire. Dès lors, les moyens tirés de ce que la décision attaquée n'est pas justifiée et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :
17. En premier lieu, contrairement à ce que soutient le requérant, cette décision qui mentionne les textes applicables et les considérations de fait sur lesquelles elle est fondée est suffisamment motivée.
18. En second lieu, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que M. A se disant M. C n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.
Sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
19. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ". Il résulte des dispositions précitées que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ volontaire, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
20. D'une part, contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet a procédé à un examen particulier de sa situation avant de prononcer à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois. Cet examen, réalisé notamment au regard des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, a notamment porté sur les éléments relatifs à sa situation personnelle et familiale.
21. D'autre part, la décision attaquée mentionne l'ensemble des considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée, notamment au regard des quatre critères énoncés par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle est ainsi suffisamment motivée.
22. Enfin, il ressort des pièces du dossier que M. A se disant M. C est entré sur le territoire français une semaine environ avant l'édiction de l'arrêté litigieux, qu'il est célibataire, sans charge de famille et est dépourvu de toute attache familiale en France. A supposer même que sa présence en France ne puisse être regardée comme constituant une menace pour l'ordre public du seul fait qu'il a utilisé un faux document d'état civil, le préfet, qui se trouvait en compétence liée pour prononcer une interdiction de retour à l'encontre de l'intéressé, pouvait, dans les circonstances de l'espèce, et sans entacher sa décision d'une erreur d'appréciation, fixer à dix-huit mois la durée de cette interdiction.
Sur la légalité de l'arrêté portant assignation à résidence :
23. En premier lieu, l'arrêté attaqué, contrairement à ce que soutient le requérant, mentionne les considérations de droit et de fait sur lesquelles il est fondé, et est ainsi suffisamment motivé.
24. En second lieu, dès lors que l'illégalité de la mesure d'éloignement n'est pas établie, il est vainement excipé de son illégalité à l'appui des conclusions dirigées contre la mesure d'assignation à résidence en litige.
25. Il résulte de ce tout qui précède que les conclusions de la requête dirigées contre les arrêtés du 20 juillet 2023, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions relatives aux frais de l'instance, doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par le préfet de la Côte-d'Or :
26. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande présentée en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par le préfet de la Côte-d'Or, qui ne justifie d'ailleurs pas avoir exposé, pour les besoins du litige, des dépenses excédant les charges de fonctionnement normales de ses services.
D E C I D E :
Article 1er : M. A se disant M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par le préfet de la Côte-d'Or tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A se disant M. B C et au préfet de la Côte-d'Or.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au bureau d'aide juridictionnelle près le Tribunal judiciaire de Dijon.
Rendu public par mis à dispositions au greffe le 27 juillet 2022.
La magistrate désignée,
N. FLe greffier,
J. TESTORI
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026