mardi 8 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2302288 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | REFERE |
| Avocat requérant | BEN HADJ YOUNES SANA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 et 7 août 2023, M. D C, représenté par Me Ben Hadj Younès, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler les arrêtés du 7 juillet 2023 par lesquels le préfet du Doubs, d'une part, a prescrit sa remise aux autorités bulgares et, d'autre part, l'a assigné à résidence dans le département de la Côte-d'Or pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) de faire injonction au préfet du Doubs de lui délivrer une attestation de demande d'asile en procédure " normale " et de lui remettre le formulaire permettant d'introduire sa demande auprès de l'office français de protection des réfugiés et apatrides, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans le même délai ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de l'arrêté portant remise aux autorités bulgares :
- cet arrêté méconnait les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- il méconnait les articles 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 et 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne dès lors qu'il existe des défaillances systémiques en Bulgarie ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de l'arrêté portant assignation à résidence :
- cet arrêté doit être annulé par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant remise aux autorités bulgares.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 7 août 2023, le préfet du Doubs conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. C sont infondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (CE) n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003 ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Hunault en application des dispositions de l'article R. 776-15 du code de justice administrative pour statuer sur les requêtes prévues à l'article R. 777-3-8 de ce code, dans les conditions prévues aux articles L. 614-7 à L. 614-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 7 août 2023 à 15 heures.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Lelong, greffière, avec le concours d'un interprète, M. B A, en langue pachto requis par le tribunal :
- le rapport de Mme Hunault, première conseillère ;
- et les observations de Me Ben Hadj Younes, représentant M. C, présent, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens que ceux exposés dans ses écritures, en insistant sur les défaillances systémiques en Bulgarie, ainsi que sur les violences policières que M. C déclare avoir subies. A cet égard ce dernier a déclaré à la barre que trois des photographies produites montrant respectivement une main " ébouillantée ", une arcade sourcilière ensanglantée et une épaule écorchée, illustrent ces violences tandis que les deux photographies montrant ses pieds, illustrent des plaies résultant de longues traversées étatiques à pied.
Le préfet du Doubs n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant afghan né le 23 janvier 1999, est entré irrégulièrement en France et y a déposé, le 17 mai 2023, une demande d'asile à l'examen de laquelle il s'est avéré qu'il avait été identifié en Bulgarie le 27 mars 2023. Ce pays, considéré comme responsable de la demande d'asile de l'intéressé en vertu des dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, a été saisi d'une demande d'accord de prise en charge. Par deux arrêtés du 7 juillet 2023, le préfet du Doubs a, d'une part, prescrit le transfert de M. C aux autorités bulgares et, d'autre part, l'a assigné à résidence dans le département de la Côte-d'Or pour une durée de quarante-cinq jours, renouvelable trois fois. M. C demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Il y a lieu, compte tenu de l'urgence qui s'attache au jugement de la présente affaire, d'admettre M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, en application de l'article 20 de la loi du 11 juillet 1990 visée ci-dessus.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté de transfert :
3. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des États membres par un ressortissant de pays tiers : " 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un État membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement et notamment : / a) des objectifs du présent règlement () / b) des critères de détermination de l'État membre responsable, de la hiérarchie de ces critères au cours des différentes étapes de la procédure et de leur durée () / 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les États membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3. / Si c'est nécessaire à la bonne compréhension du demandeur, les informations lui sont également communiquées oralement, par exemple lors de l'entretien individuel () ". Il résulte de ces dispositions que le demandeur d'asile auquel l'administration entend faire application du règlement du 26 juin 2013 doit se voir remettre, dès le moment où le préfet est informé de ce qu'il est susceptible d'entrer dans le champ d'application de ce règlement, et en tout état de cause en temps utile, une information complète sur ses droits, par écrit et dans une langue qu'il comprend.
4. D'autre part, aux termes de l'article 5 du règlement cité au point qui précède : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'Etat membre responsable, l'Etat membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. / () 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. / 6. L'Etat membre qui mène l'entretien individuel rédige un résumé qui contient au moins les principales informations fournies par le demandeur lors de l'entretien. Ce résumé peut prendre la forme d'un rapport ou d'un formulaire type () ".
5. Il ne ressort d'aucune disposition du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, ni d'aucun principe, que l'information prévue à son article 4 doive être délivrée préalablement à l'entretien individuel organisé en préfecture et conduit, en l'espèce, avec le concours d'un interprète en langue pachto, par un agent de la préfecture de la Côte-d'Or, qualifié au sens des dispositions précitées de l'article 5. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que M. C s'est vu remettre, suite au dépôt de sa demande d'asile le 17 mai 2023, deux brochures dites " A " et " B ", qui sont celles prévues par les dispositions de l'article 4 du règlement du 26 juin 2013. La signature de M. C sur chacune de ces brochures, corroborée par les mentions portées sur le résumé de l'entretien individuel, atteste, sans que la preuve contraire en soit rapportée, que les informations requises par les dispositions précitées ont été portées à sa connaissance, cela en pachto, langue qu'il a déclaré comprendre. A cet égard, le requérant a signé sans aucune réserve le résumé de son entretien individuel, intervenu le même jour, attestant que l'information sur les règlements communautaires lui avait été remise. Il s'ensuit que l'intéressé a reçu en temps utile toutes les informations requises pour lui permettre de faire valoir ses observations. Enfin, la circonstance que le guide du demandeur d'asile ne lui a pas été délivré, à la supposer établie, ne saurait vicier la procédure, dès lors qu'il résulte des dispositions de l'article R. 521-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que cette brochure est destinée aux ressortissants étrangers dont la demande d'asile est instruite en France et non à ceux relevant de la procédure dite " Dublin " et dont la demande a vocation à être instruite dans un autre pays européen. Par conséquent, M. C a bénéficié des garanties d'information prévues par l'article 4 du règlement du 26 juin 2013 précité. Il résulte de tout ce qui précède que les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions citées aux points 3 et 4 doivent être écartés.
6. En second lieu, aux termes du 2 de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " () Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'État membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entrainent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre III afin d'établir si un autre État membre peut être désigné comme responsable ". Aux termes de l'article 17 du même règlement : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / L'État membre qui décide d'examiner une demande de protection internationale en vertu du présent paragraphe devient l'État membre responsable et assume les obligations qui sont liées à cette responsabilité () ". Aux termes de l'article L. 571-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'autorité administrative estime que l'examen d'une demande d'asile relève de la compétence d'un autre Etat qu'elle entend requérir, en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, il est procédé à l'enregistrement de la demande selon les modalités prévues au chapitre I du titre II. / () Le présent article ne fait pas obstacle au droit souverain de l'Etat d'accorder l'asile à toute personne dont l'examen de la demande relève de la compétence d'un autre Etat ".
7. Ces dispositions doivent être appliquées dans le respect des droits garantis par la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
8. Par ailleurs, eu égard au niveau de protection des libertés et des droits fondamentaux dans les États membres de l'Union européenne, lorsque la demande de protection internationale a été introduite dans un État autre que la France, que cet État a accepté de prendre ou de reprendre en charge le demandeur et en l'absence de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, les craintes dont le demandeur fait état quant au défaut de protection dans cet État membre doivent en principe être présumées non fondées, sauf à ce que l'intéressé apporte, par tout moyen, la preuve contraire.
9. La faculté laissée à chaque État membre, par le 1 de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013, de décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement, est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile.
10. En l'espèce, si le requérant soutient, alors au demeurant qu'il n'avait pas fait état de ces éléments au cours de la procédure préalable à l'édiction de l'arrêté en litige, que, lors de son passage en Bulgarie, il a été victime de " violences policières ", il se borne à produire, sans la moindre constatation médicale, des photographies, non datées et dont, en tout état de cause, aucune de celles supposées démontrer la réalité des violences alléguées ne permet d'identifier M. C, ni même d'imputer les blessures photographiées aux autorités bulgares. Les éléments généraux du rapport OSAR produit ne permettent pas davantage d'établir qu'il existerait, à la date de la décision attaquée, de sérieuses raisons de croire en des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs d'asile en Bulgarie, entraînant un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Par ailleurs, le requérant n'apporte pas le moindre élément susceptible de démontrer qu'il aurait vainement sollicité un accès aux soins en Bulgarie. A cet égard, il ne ressort pas des déclarations de l'intéressé lors de l'entretien individuel du 17 mai 2023 qu'il aurait eu des difficultés d'accès aux soins en Bulgarie en raison des défaillances dans l'accueil des demandeurs d'asile. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des articles 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 et 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne à raison de défaillances systémique ne peut qu'être écarté. Pour les mêmes motifs, M. C, qui, par ailleurs, déclare être sans enfant, marié mais ne disposer d'aucun membre de sa famille en France et ne justifie d'aucune situation particulière de vulnérabilité, n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Doubs a, en s'abstenant d'appliquer la clause dérogatoire prévue par les dispositions de l'article 17 du même règlement, commis une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne l'arrêté d'assignation à résidence :
11. L'arrêté de transfert n'encourant pas la censure, compte tenu de ce qui a été énoncé aux points précédents, il est en vain excipé de son illégalité à l'appui des conclusions dirigées contre la mesure d'assignation à résidence.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés du préfet du Doubs du 7 juillet 2023.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'appelle aucune mesure d'exécution.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, soit condamné à verser une quelconque somme à M. C lui-même ou à son conseil, par combinaison avec l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, au préfet du Doubs et à Me Ben Hadj Younès.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et au bureau d'aide juridictionnelle, près le tribunal judiciaire de Dijon.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 août 2023.
La magistrate désignée,
K. Hunault
Le greffier
L. Lelong
La République mande et ordonne au préfet du Doubs et au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui les concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026