jeudi 5 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2302563 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | CH 2 JU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 septembre 2023, M. C B conteste la décision implicite de refus opposée par le maire de Saint-Père à sa demande de communication du schéma d'assainissement collectif de la commune, comprenant le descriptif détaillé des ouvrages de collecte et de transport des eaux usées.
Il soutient qu'en dépit de l'avis favorable de la commission d'accès aux documents administratifs, les documents réclamés ne lui ont toujours pas été transmis.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 mai 2025, la commune de Saint-Père demande au tribunal de " classer ce dossier ".
Elle fait valoir que M. B a obtenu la totalité des informations souhaitées et a d'ailleurs quitté la commune.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A ;
- et les conclusions de M. Bataillard, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par lettre du 7 mai 2021, M. B a demandé au maire de la commune de Saint-Père de lui transmettre une copie du schéma d'assainissement collectif comprenant le descriptif détaillé des ouvrages de collecte et de transport des eaux usées. En l'absence de réponse, il a saisi, le 17 octobre 2022, la commission d'accès aux documents administratifs, laquelle a estimé, dans un avis émis le 24 novembre suivant, que le schéma demandé a le caractère d'un document administratif communicable. La commune de Saint-Père n'ayant pas expressément pris position, M. B saisit le tribunal du différend né de son silence. Il doit être regardé comme lui demandant d'annuler la décision implicite de refus opposée à sa demande, décision intervenue, en vertu des dispositions de l'article R. 343-5 du code des relations entre le public et l'administration, le 22 décembre 2022, soit deux mois après la saisine de la commission d'accès aux documents administratifs.
2. La commune de Saint-Père fait valoir en défense qu'elle a communiqué en cours d'instance à M. B la totalité des pièces composant son schéma collectif d'assainissement. Le requérant n'y oppose aucun démenti. Dans ces conditions, sa requête a désormais perdu son objet. Il n'y a donc pas lieu d'y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la commune de Saint-Père.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2025.
Le président du tribunal,
David ALa greffière,
Lydia Curot
La République mande et ordonne au préfet de l'Yonne, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière
lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026