mardi 26 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2302575 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CENTAURE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 septembre 2023, Mme A B, représentée par
Me Clemang, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet opposé par le préfet de la Côte-d'Or à sa demande de regroupement familial ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or d'autoriser le bénéfice du regroupement familial dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 mars 2024, le préfet de la Côte-d'Or, représenté par le cabinet Centaure, conclut à titre principal au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et à titre subsidiaire au rejet de la requête comme étant infondée.
Par lettre du 19 mars 2024, Mme B a été invitée à confirmer expressément, dans le délai d'un mois, le maintien des conclusions de sa requête.
Par des mémoires enregistrés les 20 et 21 mars 2024, Mme B conclut au non-lieu à statuer mais maintient ses conclusions accessoires tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ;5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ".
2. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Côte-d'Or a fait droit à la demande de regroupement familial de Mme B. Ainsi, les conclusions de l'intéressée tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de regroupement familial, et celles tendant à ce qu'il soit enjoint à l'administration de faire droit à sa demande ont perdu leur objet. Il n'y a donc pas lieu d'y statuer.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions accessoires de Mme B tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de Mme B tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de regroupement familial et à ce qu'il soit enjoint à l'administration de faire droit à sa demande.
Article 2 : Les conclusions de Mme B tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C et au préfet de la Côte-d'Or.
Fait à Dijon, le 26 mars 2024.
Le président,
O. Rousset
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
cc
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