vendredi 22 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2302659 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | REFERE |
| Avocat requérant | MIFSUD ELODIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 septembre 2023, M. C B, représenté par Me Mifsud, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler les arrêtés du 17 septembre 2023 par lesquels le préfet de la Côte d'Or lui a, d'une part, fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé une interdiction de retour d'une durée de deux ans, d'autre part, l'a assigné à résidence pur une durée de quarante-cinq jours ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Côte d'Or de délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 € par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n°91-647 du 10 juillet 1991.
M. B soutient que :
Concernant l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français :
- il appartiendra au préfet de justifier de l'existence d'une délégation de signature régulière en faveur de M. A, signataire de l'arrêté attaqué ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation ;
- la mesure d'éloignement méconnait les dispositions du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- les décisions refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sont illégales du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- la décision portant interdiction de retour est insuffisamment motivée ;
- cette décision est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
Concernant l'arrêté portant assignation à résidence :
- l'arrêté portant assignation à résidence est illégal du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- il appartiendra au préfet de justifier de l'existence d'une délégation de signature régulière en faveur de M. A, signataire de l'arrêté attaqué ;
- la décision portant assignation à résidence est insuffisamment motivée ;
- cette décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'il ne réside pas à Beaune.
Des pièces ont été produites par le préfet de la Côte d'Or le 21 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Desseix en application des dispositions de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 22 septembre 2023 à 14h00.
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Desseix, magistrate désignée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. M. C B, ressortissant albanais né le 27 août 1982, a été interpelé le 16 septembre 2023 par la brigade de gendarmerie de Beaune dans le cadre d'une enquête de flagrance et placé en garde à vue pour des faits de vol aggravé. Par un arrêté du 17 septembre 2023, le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de deux ans. Par un second arrêté du même jour, le préfet de la Côte-d'Or l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours sur le territoire de la commune de Beaune. M. B demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas l'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. La présente requête présente les caractéristiques de l'urgence prévue par les dispositions citées au point 2. Il y a donc lieu d'admettre, à titre provisoire, M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun aux deux arrêtés attaqués :
4. En premier lieu, par un arrêté du 30 janvier 2023, référencé 21-2023-01-30-00012, publié le 2 février 2023 au recueil des actes administratifs spécial référencé 21-2023-008 du même jour, le préfet de la Côte-d'Or a donné délégation à M. Frédéric Carre, secrétaire général de la préfecture de la Côte-d'Or, à l'effet de signer tous arrêtés, décisions, circulaires, rapports, correspondances et documents relevant des attributions de l'État dans le département de la Côte-d'Or, à l'exception de décisions limitativement énumérées au nombre desquelles ne figurent pas les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des arrêtés attaqués, qui manque en fait, doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () / 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ". Aux termes de l'article L. 613-1 de ce code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée () ".
6. D'une part, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée qu'elle est motivée en droit par le visa du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'il mentionne les faits de vol aggravé par trois circonstances reprochées à M. B lors de son interpellation du 16 septembre 2023. Elle précise que ces faits de nature délictuelle révèlent, par leur gravité et alors qu'il existe un risque de récidive, un comportement constituant une menace pour l'ordre public. La décision attaquée examine également les liens personnels et familiaux du requérant, en France et dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le moyen tiré d'une insuffisance de motivation de la décision attaquée, qui manque en fait, doit être écarté.
7. D'autre part, il ressort des pièces du dossier qu'à l'issue de sa garde à vue, M. B a été placé en détention provisoire le 18 septembre 2023 par une décision du juge de la liberté et de la détention du tribunal judiciaire de Dijon, pour des faits de vol par ruse, effraction ou escalade dans un lieu d'entrepôt, aggravé par une autre circonstance. L'intéressé soutient qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public, dès lors qu'il n'a pas été condamné pour ces faits. Toutefois, si la détention provisoire dont il fait l'objet ne constitue pas une preuve de sa culpabilité, sa mise en examen n'a pu être prononcée, conformément à l'article 80-1 du code de procédure pénale, que parce qu'il existait des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu'il ait pu participer, comme auteur ou comme complice, à la commission de l'infraction dont était saisi le juge d'instruction. Eu égard à la gravité des faits ayant justifié cette mise en examen, le requérant n'est pas fondé à soutenir que sa présence sur le territoire ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
8. En dernier lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, motivée ainsi qu'il a été dit ci-dessus, ni des autres pièces du dossier, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de M. B avant de prononcer l'obligation de quitter le territoire français en litige. A cet égard, la circonstance que cette décision mentionne, en lieu et place du nom de l'épouse du requérant, le lieu où il résidait en Albanie, constitue une simple erreur de plume qui n'est pas de nature à révéler un défaut d'examen particulier de sa situation. Par suite, le moyen tiré d'un défaut d'examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé doit être écarté.
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre disposent, pour satisfaire à l'obligation qui leur a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de départ volontaire d'un mois à compter de la notification de la décision. / L'autorité administrative ne peut réduire le délai prévu au premier alinéa qu'en cas d'urgence et ne peut l'allonger qu'à titre exceptionnel ".
10. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que M. B n'établit pas l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, il n'est pas fondé à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité de cette dernière décision à l'encontre de la décision refusant un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
11. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que M. B n'établit pas l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, il n'est pas fondé à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité de cette dernière décision à l'encontre de la décision fixant le pays de destination
En ce qui concerne la décision prononçant une interdiction de circulation sur le territoire français :
12. Aux termes de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans ".
13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que M. B n'établit pas l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire et fixant le pays de destination. Par suite, il n'est pas fondé à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité de ces décisions à l'encontre de la décision prononçant une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de deux ans.
14. En deuxième lieu, il ressort des termes mêmes de l'arrêté contesté que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est motivée en droit par la mention des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et en fait par les circonstances selon lesquelles l'intéressé n'est pas titulaire d'un titre de séjour, se maintien irrégulièrement en France depuis un an et six mois sans avoir entamé de démarches en vue de régulariser sa situation, que son épouse réside en Albanie et que sa présence sur le territoire constitue une menace à l'ordre public. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation, qui manque en fait, doit être écarté.
15. En troisième lieu, contrairement à ce qui est soutenu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes de l'arrêté du préfet que celui-ci n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. B avant d'édicter l'interdiction de retour sur le territoire français litigieuse.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
16. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B ne démontre l'illégalité ni de la décision portant obligation de quitter le territoire français, ni de celle portant refus d'un délai de départ volontaire, ni de celle fixant le pays de destination, ni de celle portant interdiction de retour sur le territoire français. Il n'est, dès lors, et en tout état de cause, pas fondé à se prévaloir de leur illégalité au soutien de ses conclusions dirigées contre l'assignation à résidence dont il fait l'objet.
17. En deuxième lieu, aux termes des deux premiers alinéas de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; ". Aux termes de l'article L. 732-1 de ce code : " Les décisions d'assignation à résidence, y compris de renouvellement, sont motivée ".
18. En l'espèce, l'arrêté attaqué vise les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont il fait application, notamment l'article L. 731-1 de ce code. Il rappelle que M. B, de nationalité albanaise, a fait l'objet d'une mesure d'éloignement sans délai, édictée le 17 septembre 2023, assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, que l'intéressé détient un passeport albanais en cours de validité, et que les modalités de son retour en Albanie ne sont pas connues au jour de son édiction mais qu'il existe une perspective raisonnable d'exécution de la mesure d'éloignement dont il fait l'objet. Par suite, cette décision est suffisamment motivée et le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
19. Enfin, il ressort des dispositions précitées qu'une mesure d'assignation à résidence prise en application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile consiste, pour l'autorité administrative qui la prononce, à déterminer un périmètre que l'étranger ne peut quitter et au sein duquel il est autorisé à circuler et, afin de s'assurer du respect de cette obligation, à lui imposer de se présenter, selon une périodicité déterminée, aux services de police ou aux unités de gendarmerie. Une telle mesure n'a pas, en dehors des hypothèses où elle inclut une astreinte à domicile pour une durée limitée, pour effet d'obliger celui qui en fait l'objet à demeurer à son domicile.
20. Il s'ensuit que la circonstance, à la supposer avérée, que M. B soit sans domicile fixe et ne réside pas à Beaune est, par elle-même, sans incidence sur la légalité de la décision d'assignation à résidence prise à son encontre.
21. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fonde à demander l'annulation des arrêtés attaqués du 19 septembre 2023.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
22. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
23. Les dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, une quelconque somme au bénéfice du conseil de M. B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, au préfet de la Côte-d'Or et à Me Mifsud.
Copie en sera transmise, pour information, au ministre de l'intérieur, et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 2023.
La magistrate désignée,
M. DESSEIXLe greffier,
J. TESTORI
La République mande et ordonne au préfet de la Côte d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026