jeudi 11 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2302718 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | N DIAYE CATHERINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 septembre 2023, M. D A, représenté par Me N'Diaye, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 septembre 2023 par lequel le préfet de Saône-et-Loire a rejeté sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'annuler l'arrêté du 6 septembre 2023 par lequel le préfet de Saône-et-Loire l'a assigné à résidence dans l'arrondissement de Mâcon pour une durée de six mois ;
3°) d'enjoindre au préfet de Saône-et-Loire de lui délivrer une carte de séjour temporaire à compter de la notification du jugement et sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, à défaut, sous la même astreinte, de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de ce jugement et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un vice d'incompétence, méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et, en outre, est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français et est en outre entachée d'une erreur de droit ;
- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français est insuffisamment motivée, est entachée d'une erreur de droit et porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- la décision portant assignation pour une durée de six mois est entachée d'un détournement de procédure et les modalités d'application de cette mesure d'assignation sont disproportionnées.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 octobre 2023, le préfet de Saône-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Le préfet soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Desseix a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant ghanéen né le 1er juin 2000 et entré irrégulièrement en France le 1er janvier 2017, à l'âge de 16 ans, a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance du département de Saône-et-Loire à compter du 1er février 2017. Il a ensuite bénéficié d'une carte de séjour temporaire portant la mention " travailleur temporaire " valable du 18 septembre 2018 au 17 septembre 2019. Le 2 août 2019, l'intéressé a sollicité la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié " ou, à titre subsidiaire, " vie privée et familiale ". Par un arrêté du 22 juillet 2021, le préfet de Saône-et-Loire a rejeté sa demande et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Le tribunal administratif de Dijon et la Cour administrative d'appel de Lyon ont rejeté les demandes de M. A tendant à l'annulation de cet arrêté, par un jugement du 7 décembre 2021 et un arrêt du 19 janvier 2023. Le 28 février 2023, M. A a sollicité son admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié. Par un arrêté du 6 septembre 2023, le préfet de Saône-et-Loire a rejeté sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par un arrêté du même jour, le préfet l'a par ailleurs assigné à résidence dans l'arrondissement de Mâcon pour une durée de six mois. Le requérant demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, par un arrêté du 13 mars 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial du même jour, le préfet de Saône-et-Loire a donné délégation à Mme C B, cheffe du bureau des migrations et de l'intégration de la préfecture, à l'effet de signer tous actes relevant des attributions de ce service, notamment les décisions d'éloignement. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
4. D'une part, M. A fait valoir qu'il a obtenu son diplôme du certificat d'aptitude professionnelle de " peintre applicateur de revêtement ", qu'il a occupé un emploi de peintre en bâtiment pour la société Aydin Etem de janvier 2018 à mai 2019 puis pour l'EURL Qualideco de mai 2020 à janvier 2021 et, enfin, qu'il a conclu un contrat de travail à durée indéterminée avec la société Aydin Etem le 14 août 2022. L'intéressé ne produit toutefois aucune fiche de paie établissant qu'il a effectivement travaillé après le mois de janvier 2021. Les seuls éléments produits ne justifient dès lors pas une intégration professionnelle particulièrement significative et stable et rien ne fait obstacle à ce qu'il valorise son diplôme et poursuive son activité professionnelle dans son pays d'origine.
5. D'autre part, si le requérant se prévaut de la durée de son séjour en France, de six ans et neuf mois à la date de la décision attaquée, et de son jeune âge lors de son arrivée sur le territoire, M. A, qui est célibataire et sans enfant, n'établit pas disposer d'attaches familiales et avoir noué des liens personnels d'une intensité particulière sur le territoire et ne justifie pas davantage être dépourvu d'attaches personnelles et familiales au Ghana.
6. Compte tenu de ce qui vient d'être dit aux points 4 et 5, et même si l'intéressé a été pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de 16 ans et l'âge de 18 ans et qu'il a bénéficié d'un titre de séjour d'un an entre septembre 2018 et septembre 2019, le préfet de Saône-et-Loire n'a pas porté au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision d'éloignement a été prise. Par conséquent, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Le préfet de Saône-et-Loire n'a pas davantage, dans les circonstances de l'espèce, commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :
7. En vertu des dispositions combinées du 3° de l'article L. 612-2 et du 5° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire lorsqu'il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. Sauf circonstance particulière, un tel risque est établi lorsque l'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement.
8. Il ressort des pièces du dossier que M. A s'est soustrait à la mesure d'éloignement dont il a fait l'objet par arrêté en date du 22 juillet 2021. Dès lors, en refusant de lui accorder un délai de départ volontaire, le préfet de Saône-et-Loire n'a en l'espèce pas commis d'erreur d'appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
9. En premier lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas entachée d'illégalité, le moyen invoqué par la voie de l'exception à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi, tiré de l'illégalité de cette décision, doit être écarté.
10. En second lieu, aux termes de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative fixe, par une décision distincte de la décision d'éloignement, le pays à destination duquel l'étranger peut être renvoyé en cas d'exécution d'office d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une décision de mise en œuvre d'une décision prise par un autre État, d'une interdiction de circulation sur le territoire français, d'une décision d'expulsion, d'une peine d'interdiction du territoire français ou d'une interdiction administrative du territoire français ".
11. Par l'arrêté du 6 septembre 2023, le préfet de Saône-et-Loire a rejeté la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. A, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Ainsi, contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet a bien fixé le pays de renvoi par une décision distincte de la décision d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet aurait commis une erreur de droit en prenant, par un même arrêté, la décision d'éloignement et celle fixant le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office manque en fait et doit, en tout état de cause, être écarté.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire :
12. En vertu des articles L. 613-2, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'autorité administrative, par une décision motivée, assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français, d'une durée maximale de trois ans à compter de sa notification, lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger en tenant compte, pour fixer la durée de cette interdiction de retour, de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour.
13. En premier lieu, la décision contestée, qui vise les dispositions mentionnées au point 12 et indique que M. A ne fait état d'aucune circonstance humanitaire particulière, est suffisamment motivée.
14. En deuxième lieu, il ressort des termes mêmes de la décision d'interdiction de retour que le préfet a tenu compte de la durée de présence en France de M. A, de la nature et de l'ancienneté de ses liens sur le territoire, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement et ne constitue pas une menace pour l'ordre public, et a examiné si l'intéressé justifiait de circonstances humanitaires faisant obstacle à ce qu'une interdiction de retour soit prononcée. Ce faisant, il a fait application des critères d'appréciation prévus par les dispositions législatives applicables et n'a ainsi, contrairement à ce que soutient le requérant, commis aucune erreur de droit.
15. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier et de ce qui a été dit aux points 4 à 6 que le préfet de Saône-et-Loire, en décidant de prononcer une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an à l'encontre de M. A, aurait en l'espèce commis une erreur d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
16. En vertu du 1° de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui, ayant fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé, justifie être dans l'impossibilité de quitter le territoire français ou ne pouvoir ni regagner son pays d'origine ni se rendre dans aucun autre pays jusqu'à ce qu'existe une perspective raisonnable d'exécution de son obligation.
17. En premier lieu, M. A fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an. Il ressort des termes de la décision attaquée que le préfet a décidé de l'assigner à résidence pour une durée de six mois en raison de l'impossibilité temporaire de regagner son pays d'origine résultant de perturbations des échanges aériens avec le Ghana. Dès lors que le requérant ne conteste pas la réalité des perturbations aériennes dont fait état le préfet, les conditions prévues par les dispositions analysées au point 16 doivent être regardées comme remplies. Le détournement de procédure allégué n'est donc pas établi.
18. En second lieu, M. A, qui est assigné à résidence dans l'arrondissement de Mâcon, commune dans laquelle il est domicilié, ne produit aucun élément de nature à établir qu'il serait dans l'impossibilité de se rendre au commissariat de Mâcon chaque jour -sauf les week-ends et les jours fériés- à 9 heures. Les modalités d'application de la mesure d'assignation ne sont dès lors pas disproportionnées.
19. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés attaqués. Ses conclusions à fin d'annulation doivent par suite être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
20. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A, n'implique, par lui-même, aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par le requérant doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
21. Les dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font en tout état de cause obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, une quelconque somme au bénéfice du conseil de M. A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, au préfet de Saône-et-Loire et à Me N'Diaye.
Une copie de ce jugement sera transmise, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 14 décembre 2023 à laquelle siégeaient :
- M. Boissy, président,
- Mme Desseix, première conseillère,
- Mme Bois, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 janvier 2024.
La rapporteure,
M. DesseixLe président,
L. BoissyLa greffière,
E. Herique
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026