LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2302887

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2302887

mardi 17 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2302887
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationREFERE
Avocat requérantLUKEC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 octobre 2023, M. B E A, représenté par Me Lukec, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 octobre 2023, notifié le 11 octobre 2023, par lequel le préfet de la Côte-d'Or lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant 18 mois ;

2°) d'annuler l'arrêté du 11 octobre 2023 par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a assigné à résidence à Dijon pour une durée de quarante-cinq jours, ou à tout le moins de réduire le pointage à une fois par semaine ;

3°) de mettre la somme de 1 200 euros à la charge de l'Etat, à verser à son conseil, Me Lukec, au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision l'obligeant à quitter le territoire français :

- elle est entachée d'incompétence faute de délégation régulière donnée à Mme H ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il souhaitait entreprendre des démarches de régularisation lorsque sa situation lui aurait permis de pouvoir obtenir un titre de séjour ;

- il ne peut quitter le territoire français sauf à se soustraire à la justice dès lors qu'il fait l'objet d'une enquête pénale ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est disproportionnée dès lors qu'il a plusieurs membres de sa famille présents en France ; il ne constitue pas un trouble pour l'ordre public ;

En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :

- il dispose de garanties de représentation et d'un domicile ;

- l'infraction a été commise pour lui permettre de travailler et subvenir à ses besoins ;

- aucun risque de fuite n'est avéré :

- la mesure est disproportionnée.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 octobre 2023, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 500 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est inopérant ;

- il aurait pris la même décision d'interdiction de retour sur le territoire français même s'il ne s'était pas fondé sur l'existence d'une menace à l'ordre public ;

- le moyen tiré de l'absence de menace à l'ordre public est sans incidence sur la légalité de la décision d'assignation à résidence ;

- les autres moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme G en application des dispositions de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 16 octobre 2023 à 13h45.

Le rapport de Mme Pauline Hascoët a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience à 13 heures 56 minutes.

Considérant ce qui suit :

1. M. B E A, ressortissant algérien né le 11 octobre 1991, a été placé le 9 octobre 2023 en garde à vue en raison de faits de détention et usage de faux documents et aide au séjour. Il a déclaré être entré sur le territoire français le 26 mars 2021. Par un arrêté du 10 octobre 2023, le préfet de la Côte-d'Or lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant 18 mois. Par un arrêté du 11 octobre 2023, ce préfet l'a assigné à résidence à Dijon pour une durée de quarante-cinq jours. Par sa requête, M. E A demande l'annulation de ces deux arrêtés.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par la juridiction compétente ou son président. ".

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. E A.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

4. En premier lieu, par un arrêté du 2 août 2023, régulièrement publié le 4 août 2023 au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Côte-d'Or a délégué sa signature à M. Frédéric Carre, secrétaire général de la préfecture de la Côte-d'Or, pour ce qui concerne tous arrêtés, décisions, circulaires, rapports, correspondances et documents relevant des attributions de l'Etat dans le département de la Côte-d'Or à l'exception de décisions limitativement énumérées au nombre desquelles ne figurent pas la décision attaquée. En cas d'absence ou d'empêchement de M. C et de M. F, le préfet a, par le même arrêté, délégué sa signature à l'effet de signer les mêmes actes, à Mme D, sous-préfète, chargée de mission auprès du préfet. Il ne ressort pas des pièces du dossier que MM. C et F n'étaient pas absents ou empêchés. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.

5. En deuxième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français vise notamment le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne que M. E A a déclaré être entré en France le 26 mars 2021, qu'il est entré de manière irrégulière sur le territoire national dès lors qu'il était démuni de visa et qu'il n'est pas titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ni n'en a sollicité la délivrance. Cette décision comporte ainsi les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, qui manque en fait, doit être écarté.

6. En troisième lieu, M. E A ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, repris désormais à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que ces dispositions ne concernent pas la délivrance d'un titre de plein droit.

7. En quatrième lieu, M. E A fait valoir que trois de ses frères vivent en France de même que sa grand-mère et plusieurs oncles, qu'il exerce une activité d'agent d'entretien et qu'il a tissé des liens personnels, sociaux, amicaux et familiaux en France. Toutefois, M. E A, qui est célibataire et sans enfant, n'est présent en France que depuis le mois de mars 2021 selon ses déclarations. Il ne justifie pas de la présence en France d'autres membres de sa famille que son frère Tayeb et l'épouse de celui-ci, qui sont ressortissants français. Il ne justifie pas d'une insertion sociale et professionnelle particulière en dépit de l'emploi qu'il a occupé en qualité d'agent d'entretien depuis le mois d'octobre 2021. Il n'établit pas être dépourvu de liens en Algérie où il a vécu jusqu'à l'âge de 29 ans. Dans ces conditions, en dépit des efforts d'insertion du requérant, le préfet de la Côte-d'Or n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en l'obligeant à quitter le territoire français. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle doit également être écarté.

8. En cinquième lieu, si le requérant a été convoqué en vue d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité en octobre 2024, il lui est loisible de se faire représenter à cette audience et de se prévaloir des dispositions de l'article 410 du code de procédure pénale pour faire valoir qu'il est dans l'impossibilité de comparaître pour une cause indépendante de sa volonté. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que son éloignement a pour effet de le " soustraire à la justice " ou même de méconnaître son droit à un procès équitable.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

9. En premier lieu, la décision vise les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne que M. E A est entré en France le 26 mars 2021, qu'il est présent depuis deux ans et six mois, qu'il ne peut justifier d'une entrée régulière sur le territoire français et n'est pas titulaire d'un titre de séjour, qu'il s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français sans régulariser sa situation, qu'il est célibataire sans enfant et que sa présence représente une menace pour l'ordre public. Au regard de ces éléments, le préfet de la Côte-d'Or a indiqué qu'il était prononcé une interdiction de retour de dix-huit mois. Le préfet a ajouté qu'il n'était pas porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale dès lors notamment qu'il n'apportait pas la preuve que trois de ses frères résidaient à Dijon et qu'il était dépourvu d'attache en Algérie. La décision, qui comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, est suffisamment motivée.

10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".

11. Il ressort de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans les cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

12. M. E A ne fait valoir aucune circonstance humanitaire au sens de ces dispositions. Dès lors qu'il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, le préfet a pu légalement prendre à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français.

13. Il ressort des pièces du dossier que M. E A est présent en France depuis deux ans et six mois, qu'il s'est maintenu en situation irrégulière sans chercher à régulariser sa situation et qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement. Célibataire et sans enfant, il ne justifie pas d'autres attaches en France que l'exécution d'un contrat de travail en qualité d'agent d'entretien et la présence de la famille de son frère aîné. Il reconnaît lui-même avoir utilisé une carte d'identité ne lui appartenant pas pour pouvoir travailler en France. A supposer même que sa présence ne puisse être regardée comme constituant une menace pour l'ordre public du seul fait qu'il a utilisé ce faux document d'état civil, il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision sans retenir ce motif et pouvait dans les circonstances de l'espèce fixer à dix-huit mois la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français sans entacher sa décision d'une erreur d'appréciation.

14. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".

15. M. E A fait valoir que ses intérêts sont en France, qu'il a tout quitté en Algérie et qu'il n'a pas de perspective de réussite professionnelle dans cet état. Toutefois, comme il a été dit au point 13 du jugement, l'intéressé est célibataire et sans enfant, il est entré relativement récemment en France et ne justifie pas avoir noué des liens intenses en France en dépit de la présence de la famille de son frère. Il n'établit pas être dépourvu d'attaches en Algérie où il a vécu jusqu'à l'âge de 29 ans ni que les membres de sa famille qui résident en France ne pourraient pas lui rendre visite en Algérie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

En ce qui concerne l'assignation à résidence :

16. En premier lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ". Aux termes de l'article L. 731-2 du même code : " L'étranger assigné à résidence en application de l'article L. 731-1 peut être placé en rétention en application de l'article L. 741-1, lorsqu'il ne présente plus de garanties de représentation effectives propres à prévenir un risque de soustraction à l'exécution de la décision d'éloignement apprécié selon les mêmes critères que ceux prévus à l'article L. 612-3 () ".

17. M. E A ne peut utilement soutenir qu'il dispose de garanties de représentation et d'un domicile, ou encore qu'il n'existe pas de risque de fuite, à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté l'assignant à résidence qui est une mesure moins contraignante que la rétention. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté comme inopérant.

18. En deuxième lieu, il ne peut pas plus utilement soutenir qu'il ne constitue pas un trouble à l'ordre public dès lors que le préfet ne s'est pas fondé sur ce motif pour prendre la décision d'assignation à résidence.

19. En troisième lieu, si M. E A soutient que l'arrêté est disproportionné en ce qu'il l'oblige à se présenter chaque jour de la semaine, du lundi au samedi, entre 8h et 9h au commissariat de police de Dijon, il n'apporte aucun élément tendant à établir qu'il ne pourrait pas effectuer ces déplacements quotidiens au sein de la commune de Dijon dans laquelle il dispose d'un logement ni que ces déplacements seraient excessivement contraignants. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation dans la détermination des modalités de présentation doit être écarté.

20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire, privation du délai de départ volontaire, fixation du pays de destination, interdiction de retour sur le territoire français pendant 18 mois et assignation à résidence doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

21. Les dispositions des articles L. 761- du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre une somme à la charge du requérant au titre des frais exposés par le préfet de la Côte-d'Or et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : M. E A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. E A est rejeté.

Article 3 : Les conclusions présentées par le préfet de la Côte-d'Or sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B E A, à Me Lukec et au préfet de la Côte-d'Or.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.

Fait à Dijon, le 17 octobre 2023.

La magistrate désignée,

P. G

La greffière,

L. Lelong

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions