jeudi 26 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2302986 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SI HASSEN MYRIAM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 octobre 2023, M. A B, représenté par Me Si Hassen, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer, dans un délai de 48 heures suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, un nouveau récépissé de demande de titre de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie : il a demandé, le 20 avril 2023, le renouvellement de son titre de séjour et a obtenu un récépissé de demande de carte de séjour daté du 20 avril 2023, expirant le jeudi 19 octobre 2023, dont il a demandé le renouvellement le 9 octobre 2023, sans obtenir de réponses malgré ses relances ; son employeur lui a indiqué dès le 10 octobre 2023 que faute de pouvoir justifier d'une situation régulière sur le territoire français, il ne pourrait plus faire appel à lui ;
- cette situation emporte de graves conséquences sur sa situation personnelle et familiale et porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté de travailler, à sa libre circulation et à sa liberté d'aller et venir.
Le préfet de la Côte-d'Or a produit un mémoire le 24 octobre 2023, concluant au non-lieu à statuer ou à titre subsidiaire, au rejet de la requête pour défaut d'urgence.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Laurent, première conseillère pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 26 octobre 2023 à 10 heures 30.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Laurent, juge des référés ;
- et les observations de Me Si Hassen, représentant M. B qui reprend des conclusions et moyens et ajoute qu'il y a toujours lieu à statuer dès lors que la convocation au rendez-vous du 30 octobre est assortie de la demande de production de nouveaux documents, alors que son dossier était complet, la demande de production attestant qu'il contribue à l'entretien de sa fille étant en outre injustifiée dès lors que sa fille est majeure ; elle ajoute que l'urgence est justifiée, et qu'il ne peut être reproché au requérant de n'avoir demandé un renouvellement de son récépissé que 10 jours avant l'expiration du précédent, aucune information ne lui ayant été précédemment donnée s'agissant des démarches à entreprendre pour obtenir ce renouvellement. L'urgence est également justifiée au regard de la durée de sa présence en France, de plus de 48 ans, de ses liens familiaux et de son insertion, et son contrat de travail à durée indéterminée étant suspendu du fait de l'expiration du précédent récépissé.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".
2. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de la requête, M. B a été convoqué le 23 octobre 2023 par les services de la préfecture pour la délivrance d'un nouveau récépissé de demande de titre de séjour, le rendez-vous étant fixé au 30 octobre 2023. Il ne résulte pas de l'instruction que la délivrance d'un récépissé à M. B ne pourrait attendre le 30 octobre prochain, son contrat de travail étant d'ores et déjà suspendu. Si la convocation au rendez-vous du 30 octobre 2023 précise qu'il appartiendra au requérant d'apporter des pièces complémentaires en vue de l'examen de sa demande, ce qui laisse supposer qu'un refus pourrait lui être opposé s'il ne produit pas les pièces demandées, un tel refus ne peut à ce stade être présumé, et il aurait au demeurant pour effet de mettre un terme à l'instruction de sa demande, et vaudrait ainsi refus de délivrance, non pas du récépissé de sa demande, mais de cette demande elle-même.
3. Dès lors, les conclusions à fin d'injonction présentées sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B présentées sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.
Article 2 : Les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Si Hassen.
Copie en sera communiquée au préfet de la Côte-d'Or.
Fait à Dijon, le 26 octobre 2023.
La juge des référés,
M-E. Laurent
La greffière,
L. Lelong
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026