LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2303437

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2303437

jeudi 2 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2303437
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 décembre 2023, M. B A demande au tribunal d'annuler les décisions, contenues dans un arrêté du 30 novembre 2023, par lesquelles le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français.

M. A soutient que :

- les décisions attaquées sont entachées d'un vice d'incompétence et d'une insuffisance de motivation et méconnaissent, en outre, les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision d'éloignement est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire est entachée d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il n'existe pas de risque de fuite ;

- la décision de placement en rétention administrative est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 avril 2024, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête.

Le préfet soutient que la requête de M. A n'est pas recevable dès lors que, d'une part, il n'a pris aucune décision d'éloignement le 30 novembre 2023 et que, d'autre part, l'arrêté portant obligation de quitter le territoire qui a été pris à son encontre le 6 juin 2023 est devenu définitif.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Par un arrêté du 24 février 2023, le préfet de la Côte-d'Or n'a pas autorisé M. A, ressortissant turc né en 1990, à résider en France au titre de l'asile et l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours en fixant le pays de renvoi. Le 27 avril 2023, le préfet a assigné l'intéressé à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Le 6 juin 2023, le préfet de la Côte-d'Or a renouvelé la mesure d'assignation à résidence pour une même durée de quarante-cinq jours. Par un nouvel arrêté du 18 juillet 2023, le préfet a ensuite décidé d'assigner M. A à résidence pour une durée de six mois. Constatant, le 30 novembre 2023, que l'intéressé avait refusé d'embarquer alors que la mesure d'éloignement faisait l'objet d'une exécution d'office, le préfet de la Côte-d'Or a alors décidé, par un arrêté du 30 novembre 2023 pris sur le fondement du 1° de l'article L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, d'assigner de nouveau l'intéressé à résidence dans le département de la Côte-d'Or pour une durée de six mois.

3. Si le requérant a joint, à l'appui de sa requête, l'arrêté du 30 novembre 2023 mentionné au point 2, il n'a cependant pas demandé l'annulation de la décision l'assignant à résidence mais a expressément et exclusivement demandé au tribunal d'annuler des décisions, contenues dans cet arrêté du 30 novembre 2023, par lesquelles le préfet de la Côte-d'Or l'aurait obligé à quitter le territoire français sans délai, aurait fixé le pays de renvoi et aurait prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français. Or l'arrêté du 30 novembre 2023 ne comporte aucune des décisions dont M. A demande l'annulation.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A, qui tend à l'annulation de décisions qui n'existent pas, est manifestement irrecevable et peut ainsi être rejetée en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet de la Côte-d'Or.

Une copie de cette ordonnance sera transmise, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Fait à Dijon le 2 mai 2024.

Le président de la 3ème chambre,

L. Boissy

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions