mardi 19 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2303493 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | LACOUR AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 décembre 2023, M. A B, représenté par Me Lacour, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision dite " 48SI ", en date du 7 août 2023, par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a opéré le retrait d'un point de son permis de conduire et a invalidé celui-ci en raison d'un solde de points nul, ensemble la décision du préfet de l'Yonne du 22 novembre 2023 rejetant son recours gracieux
2°) d'enjoindre à l'administration de lui restituer transitoirement son permis de conduire ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il est fait état de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées ; en effet :
•la décision rejetant son recours gracieux est entachée d'irrégularité en ce qu'elle ne précise pas les voies et délais de recours, en méconnaissance de l'article R. 421-5 du code de justice administrative ;
•les décisions en litige sont insuffisamment motivées ;
•l'administration ne justifiant pas de l'envoi effectifs des titres exécutoires des amendes forfaitaires majorées concernant les infractions des 16 décembre 2022, 28 octobre 2022, 23 septembre 2022, 11 novembre 2022, 17 décembre 2020 et 10 octobre 2020, il n'est justifié ni du respect des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ni de la réalité des infractions en cause.
- l'urgence est caractérisée, dès lors que les décisions attaquées le prive de la possibilité d'exercer son métier de chauffeur routier et l'exposent à une mesure de licenciement, alors que son salaire représente 70 % des ressources financières du foyer ; les infractions relevées à son encontre ne présentent aucun caractère de gravité, de sorte que la suspension de la décision attaquée ne saurait être regardée comme incompatible avec les exigences de la sécurité publique.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 décembre 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les conclusions dirigées contre le courrier du préfet de l'Yonne du 22 novembre 2023 sont irrecevables, ce courrier contenant simplement un rappel de l'état du dossier de permis de conduire de M. B et n'ayant ainsi aucune portée décisoire ;
- l'urgence alléguée n'est pas démontrée et, en tout état de cause, résulte de la négligence du requérant ; en outre, les exigences de la sécurité publique font obstacle à la suspension de la décision contestée ;
- aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ; en effet :
•le moyen tiré du défaut de motivation est inopérant et, en tout état de cause, infondé ;
•M. B a reçu ou est réputé avoir reçu les informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;
•la réalité des infractions est établie.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- les requêtes au fond n° 2303058, enregistrée le 30 octobre 2023, et n° 2303494, enregistrée le 7 décembre 2023.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été seulement entendu, au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Kieffer, greffière d'audience, le rapport de M. Zupan, juge des référés, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
L'instruction a été déclarée close à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B demande au juge des référés d'ordonner la suspension de la décision dite " 48SI ", en date du 7 août 2023, par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a opéré le retrait d'un point de son permis de conduire et a invalidé celui-ci en raison d'un solde de points nul, ainsi que de la décision contenue selon lui dans un courrier du préfet de l'Yonne du 22 novembre 2023 répondant à son recours gracieux.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. En l'état de l'instruction aucun des moyens susvisés, invoqués par M. B, n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des actes attaqués. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l'intérieur et des outre-mer, non plus que sur la condition d'urgence, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de ces décisions doivent être rejetées. Doivent l'être également, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction également présentées par M. B et sa demande accessoire tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Dijon, le 19 décembre 2023.
Le président du tribunal,
juge des référés,
D. ZUPAN
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026