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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2303514

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2303514

jeudi 28 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2303514
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantCABINET CLEMANG

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 décembre 2023, Mme B A épouse C, représentée par Me Clemang, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 4 juillet 2023 par lequel le préfet de Saône-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite d'office et a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans ;

2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Elle soutient que :

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut de motivation ;

- cette décision est entachée d'un " vice de procédure ", d'un défaut d'examen, d'une erreur de droit et " d'une erreur de fait " dans la mesure où le dispositif de l'arrêté attaqué ne statue pas expressément sur sa demande de titre de séjour et que le préfet s'est estimé saisi à tort d'une demande fondée sur les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors qu'elle a sollicité, sur le fondement de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, son admission exceptionnelle au séjour en raison de ses activités bénévoles au sein de la communauté Emmaüs ;

- cette même erreur de droit entache également l'éventuel refus implicite de délivrance d'un titre de séjour ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale par voie de conséquence de la décision implicite lui refusant un titre de séjour, à supposer qu'elle existe ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision fixant le pays de destination méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, dès lors que son fils est de nationalité kosovare et que sa fille a la qualité d'apatride ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- cette décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense enregistré le 27 décembre 2023, le préfet de Saône-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.

Par une décision du 22 décembre 2023, Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Par une ordonnance du 22 janvier 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 9 février 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Viotti, conseillère,

- les observations de Me Clemang, représentant Mme C.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, ressortissante serbe née le 5 septembre 1957 à Dragas, déclare être entrée en France le 21 décembre 2015. Suite au rejet de sa demande d'asile, elle a fait l'objet d'une mesure d'éloignement prise par le préfet de la Moselle le 2 mars 2018, décision confirmée par un jugement n° 1801772 du tribunal administratif de Strasbourg rendu le 30 avril 2018 puis par une ordonnance n° 18NC02640 de la présidente de la cour administrative d'appel de Nancy. L'intéressée a également présenté une demande de titre de séjour pour raisons de santé, que le préfet de la Moselle a rejeté par décision du 23 août 2018. Le recours formé par l'intéressée à l'encontre de ce refus a été rejeté par le tribunal administratif de Strasbourg dans un jugement n° 1807265 du 4 février 2020. Le préfet de la Moselle a ensuite pris à son encontre un arrêté portant interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an le 14 décembre 2018. La mesure d'éloignement étant restée inexécutée, le préfet de Saône-et-Loire a, par un arrêté du 30 juin 2020, obligé Mme C à quitter le territoire français sans délai avec interdiction de retour sur le territoire pendant une durée de deux ans. Cet arrêté a été confirmé par un jugement n° 2001577 rendu par le tribunal le 1er décembre 2020. Le 11 octobre 2022, Mme C a déposé une demande de titre de séjour. Par l'arrêté du 4 juillet 2023 dont il est demandé l'annulation, le préfet de Saône-et-Loire a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite d'office et a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre séjour :

2. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Selon l'article L. 435-2 de ce code : " L'étranger accueilli par les organismes mentionnés au premier alinéa de l'article L. 265-1 du code de l'action sociale et des familles et justifiant de trois années d'activité ininterrompue au sein de ce dernier, du caractère réel et sérieux de cette activité et de ses perspectives d'intégration, peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Selon l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'étranger qui sollicite son admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-2 de ce code doit notamment produire les pièces suivantes : " - documents justifiant de trois années d'activité ininterrompue au sein d'un ou plusieurs organismes agréés pour l'accueil, l'hébergement ou le logement de personnes en difficultés (certificats de présence, relevés de cotisations) ; / - pièces justifiant du caractère réel et sérieux de l'activité et des perspectives d'intégration (diplômes, attestations de formation, certificats de présence, attestations de bénévoles, etc.) ; / - rapport établi par le responsable de l'organisme d'accueil (à la date de la demande) mentionnant l'agrément et précisant : la nature des missions effectuées, leur volume horaire, la durée d'activité, le caractère réel et sérieux de l'activité, vos perspectives d'intégration au regard notamment du niveau de langue, les compétences acquises, votre projet professionnel, des éléments relatifs à votre vie privée et familiale ".

3. Le préfet de Saône-et-Loire, qui a, contrairement à ce qu'il est soutenu, refusé d'admettre Mme C au séjour à l'article 1er du dispositif de l'arrêté attaqué, a analysé sa demande de titre de séjour comme étant fondée sur les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requérante fait valoir que le préfet a commis un " vice de procédure ", un défaut d'examen et, plus généralement, une erreur de droit en s'abstenant d'examiner son droit au séjour sur le fondement de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si Mme C a effectivement indiqué avoir la qualité de compagnon d'Emmaüs et joint à sa demande, expressément fondée sur la " vie privée et familiale ", un rapport rédigé par le responsable de cet organisme, celui-ci ne précise pas les informations prévues par l'annexe 10. De surcroît, le courrier du 1er octobre 2022 rédigé par la requérante à l'appui de sa demande met essentiellement l'accent sur les attaches dont elle dispose sur le territoire français et n'apporte pas la moindre précision sur les activités qu'elle exerce au sein de la communauté d'Emmaüs. Par suite, le préfet de Saône-et-Loire n'a pas commis d'erreur de droit en s'estimant saisi d'une demande de titre de séjour sur le seul fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

4. En premier lieu, le moyen invoqué à l'encontre de la décision lui refusant un titre de séjour ayant été écarté, Mme C n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision l'obligeant à quitter le territoire français.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () ". Aux termes de l'article L. 613-1 de ce code, dans sa version alors en vigueur : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. () ".

6. La décision en litige indique que l'autorité administrative peut, sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, obliger à quitter le territoire français l'étranger qui s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour. Elle rappelle également que Mme C a sollicité un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et expose les motifs des faits pour lesquels elle ne remplit pas les conditions pour l'obtenir. Cette décision de refus de séjour comporte les considérations de droit et de fait qui en constitue le fondement, de sorte que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.

7. En troisième lieu, pour les mêmes motifs qu'exposés au point 3, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

9. En l'espèce, à supposer avérée la date d'entrée sur le territoire français dont se prévaut Mme C, la durée de son séjour serait essentiellement due à l'instruction de sa demande d'asile et à son maintien sur le territoire en dépit de deux mesures d'éloignement prises à son encontre en 2018 et en 2020. Bien que sa fille, âgée de trente-deux ans, soit titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle, il est constant que celle-ci réside sur le sol national depuis l'année 2013 et y a construit sa propre cellule familiale. Quant à son fils, lequel, entré mineur sur le territoire avec ses parents, a obtenu un certificat d'aptitude professionnelle mention " installateur sanitaire " et dispose d'une carte temporaire de séjour en qualité de salarié, celui-ci est désormais majeur et sa seule présence ne saurait par elle-même justifier la délivrance d'un titre de séjour à ses parents. Si la requérante fait valoir qu'elle appartient à la minorité gorani de l'ex-Yougoslavie et que son fils, de nationalité kosovare, sera dans l'impossibilité de rejoindre la Serbie, elle n'apporte aucun élément susceptible d'étayer ses allégations. De même, si elle fait valoir que sa fille a le statut d'apatride, il n'est fait état d'aucun obstacle à ce qu'elle obtienne un titre de voyage pour étranger. Ainsi, il n'est pas établi que ses deux enfants seraient dans l'impossibilité de lui rendre visite en Serbie. Son époux, M. C, se trouve dans une situation administrative similaire et fait l'objet d'une mesure d'éloignement confirmée par jugement n° 2303516 du même jour. La cellule familiale qu'elle forme avec celui-ci a donc vocation à se reconstituer en Serbie, où la requérante a vécu jusqu'à l'âge de cinquante-huit ans et où elle a nécessairement conservé des attaches. Par ailleurs, son statut de compagnon dans la communauté Emmaüs de l'Autunois depuis 2019, où elle est hébergée, ne permet pas, en soi, d'établir qu'elle serait insérée professionnellement ou socialement en France et il n'est pas établi, eu égard aux termes du rapport rédigé par la responsable de la communauté Emmaüs, qu'elle maîtriserait la langue française, cela en dépit de ses sept années de présence sur le territoire. Enfin, elle ne produit aucun élément, notamment médical, attestant des problèmes de santé dont elle allègue souffrir. Compte tenu de la durée et de ses conditions de séjour en France, la décision en litige n'a pas porté au droit de Mme C au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et n'a donc pas méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

10. Mme C fait valoir que son fils, de nationalité kosovare, et sa fille, apatride, ne pourront pas lui rendre visite en Serbie, pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite d'office. Toutefois, l'intéressée ne verse aucun élément susceptible d'étayer ses affirmations. Par suite, la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

11. Mme C n'établissant pas que la décision l'obligeant à quitter le territoire français serait illégale, l'exception d'illégalité de cette décision, soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français, ne peut qu'être écartée.

12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable à la décision en litige : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Selon l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".

13. Il résulte des dispositions précitées que, lorsque le préfet prend à l'encontre d'un étranger une décision portant obligation de quitter le territoire français sans lui accorder de délai de départ volontaire, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.

14. Mme C, qui s'est vue refuser tout délai de départ volontaire pour exécuter la mesure d'éloignement prise à son encontre, ne fait valoir aucune circonstance humanitaire pouvant justifier que le préfet de Saône-et-Loire ne prononçât pas une interdiction de retour sur le territoire français. Compte tenu de sa situation privée et familiale telle qu'exposée au point 9, ainsi que son maintien en France en méconnaissance de deux mesures d'éloignement, le préfet de Saône-et-Loire n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de la requérante au respect de sa vie privée et familiale en lui interdisant pendant deux ans le retour sur le territoire français.

15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 4 juillet 2023. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : La requête présentée par Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A épouse C, au préfet de Saône-et-Loire ainsi qu'à Me Clemang.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 7 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Olivier Rousset, président,

Mme Marie-Eve Laurent, première conseillère,

Mme Océane Viotti, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2024.

La rapporteure,

O. ViottiLe président,

O. Rousset

La greffière,

C. Chapiron

La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

No 2303514

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