jeudi 5 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2303672 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | BARBEROUSSE NATACHA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 décembre 2023, Mme B A, représentée par Me Barberousse, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 octobre 2023 par lequel le président du conseil départemental de l'Yonne lui a retiré son agrément en qualité d'assistante maternelle ;
2°) de mettre la somme de 2 500 euros à la charge du département de l'Yonne au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle n'a pas été informée des motifs de la décision envisagée, en méconnaissance de l'article R. 421-23 du code de l'action sociale et des familles ; elle n'a pas pu présenter utilement sa défense devant la commission consultative ; elle a été privée d'une garantie ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation et d'inexactitude matérielle des faits ; la matérialité du grief concernant l'installation d'une piscine n'est pas établie dès lors qu'il ne peut être identifié aucune consigne qu'elle n'aurait pas respectée ; elle a procédé à l'enlèvement de la piscine immédiatement après la visite du 11 juillet 2023 ; la piscine n'était pas accessible ; le fait de demander une autorisation écrite aux parents avant d'administrer une crème ne saurait constituer un manquement aux garanties relatives à la sécurité, la santé et l'épanouissement des enfants ; son comportement lors de l'entretien du 3 juillet 2023 n'est pas plus constitutif d'un manquement de cette nature ; elle conteste avoir donné à l'enfant un jouet inadapté pour son âge ; l'événement du 23 juin est purement accidentel et n'a pas engendré de blessure ; elle conteste avoir commis un acte de nature à entraîner la rougeur apparue le 29 juin 2023 ; les rougeurs pourraient être secondaires à l'administration d'un vaccin le jour-même ; en l'absence de diligences effectuées par le département, elles ne peuvent lui être imputées ; elle exerce depuis plus de cinq ans à la grande satisfaction de ses autres employeurs qui lui accordent leur soutien et témoignent de son sérieux et de son implication.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 février 2024, le département de l'Yonne conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le défaut de mention des motifs de la décision envisagée dans la convocation adressée préalablement à la réunion de la commission consultative, à le supposer avéré, n'a pas eu d'influence sur le sens de la décision et n'a pas privé la requérante d'une garantie ;
- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Hugez, premier conseiller, en application de l'article R. 222-17 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pauline Hascoët,
- les conclusions de M. Thierry Bataillard rapporteur public,
- et les observations de Me Barberousse, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A était agréée par le président du conseil départemental de l'Yonne pour exercer la profession d'assistante maternelle. Par une décision du 18 juillet 2023, le président du conseil départemental de l'Yonne a suspendu son agrément pour une durée de quatre mois en raison de faits supposés graves survenus à son domicile. Par un courrier du 22 septembre 2023, Mme A a été informée que son dossier serait soumis pour avis à la commission consultative paritaire le 13 octobre 2023 et conviée à se présenter devant cette commission. Par un arrêté du 26 octobre 2023 dont elle demande l'annulation, le président du conseil départemental de l'Yonne lui a retiré son agrément en qualité d'assistante maternelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'action sociale et des familles : " L'assistant maternel est la personne qui, moyennant rémunération, accueille habituellement et de façon non permanente des mineurs à son domicile ou dans un lieu distinct de son domicile appelé " maison d'assistants maternels " tel que défini à l'article L. 424-1. / L'assistant maternel accueille des mineurs confiés par leurs parents, directement ou par l'intermédiaire d'un service d'accueil mentionné à l'article L. 2324-1 du code de la santé publique. Il exerce sa profession comme salarié de particuliers employeurs ou de personnes morales de droit public ou de personnes morales de droit privé dans les conditions prévues au chapitre III du présent livre, après avoir été agréé à cet effet ". L'article L. 421-3 du même code prévoit que l'agrément nécessaire pour exercer la profession d'assistant maternel est accordé si les conditions d'accueil garantissent la sécurité, la santé et l'épanouissement des mineurs et majeurs de moins de vingt et un ans accueillis, en tenant compte des aptitudes éducatives de la personne. Aux termes de l'article L. 421-6 de ce code : " () Si les conditions de l'agrément cessent d'être remplies, le président du conseil départemental peut, après avis d'une commission consultative paritaire départementale, modifier le contenu de l'agrément ou procéder à son retrait. / Toute décision de retrait de l'agrément, de suspension de l'agrément ou de modification de son contenu doit être dûment motivée et transmise sans délai aux intéressés. ()".
3. La décision par laquelle l'autorité administrative prononce le retrait de l'agrément d'un assistant maternel constitue une mesure de police administrative prise dans l'intérêt des enfants accueillis. Si elle doit être motivée en vertu des dispositions spéciales de l'article L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, elle n'en relève pas moins du champ d'application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
4. La décision de retrait d'agrément du 26 octobre 2023 mentionne les considérations de droit sur lesquelles elle se fonde et indique ensuite, après avoir visé notamment l'avis de la commission consultative paritaire du 13 octobre 2023, que Mme A n'a pas respecté certaines consignes de sécurité, notamment en installant une piscine non sécurisée, que certaines obligations professionnelles ne sont pas acquises (administration de médicaments, responsabilité exclusive), que plusieurs incidents sont survenus au domicile de l'intéressée, à savoir une lésion au niveau de l'œil droit qui aurait été provoquée par le maniement d'un jouet inadapté à l'âge, une chute de l'enfant dans un transat ayant entraîné une lésion à l'œil et des rougeurs de la totalité de l'hémiface et que la posture professionnelle de l'assistante maternelle n'a pas été adaptée à l'égard du père de l'enfant concerné par les faits dénoncés. Cette décision mentionne ainsi les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 421-23 du même code : " Lorsque le président du conseil départemental envisage de retirer un agrément, d'y apporter une restriction ou de ne pas le renouveler, il saisit pour avis la commission consultative paritaire départementale mentionnée à l'article R. 421-27 en lui indiquant les motifs de la décision envisagée. / L'assistant maternel ou l'assistant familial concerné est informé, quinze jours au moins avant la date de la réunion de la commission, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, des motifs de la décision envisagée à son encontre, de la possibilité de consulter son dossier administratif et de présenter devant la commission ses observations écrites ou orales. La liste des représentants élus des assistants maternels et des assistants familiaux à la commission lui est communiquée dans les mêmes délais. L'intéressé peut se faire assister ou représenter par une personne de son choix. / Les représentants élus des assistants maternels et des assistants familiaux à la commission sont informés, quinze jours au moins avant la date de la réunion de la commission, des dossiers qui y seront examinés et des coordonnées complètes des assistants maternels et des assistants familiaux dont le président du conseil départemental envisage de retirer, restreindre ou ne pas renouveler l'agrément. Sauf opposition de ces personnes, ils ont accès à leur dossier administratif. / La commission délibère hors la présence de l'intéressé et de la personne qui l'assiste ".
6. Il résulte de ces dispositions que, s'il incombe au président du conseil départemental de s'assurer que les conditions d'accueil garantissent la sécurité, la santé et l'épanouissement des enfants accueillis et de procéder au retrait de l'agrément de l'assistant familial si ces conditions ne sont plus remplies, il ne peut le faire qu'après avoir saisi pour avis la commission consultative paritaire départementale compétente, devant laquelle l'intéressé est en droit de présenter ses observations écrites ou orales, en lui indiquant, ainsi qu'à l'assistant familial concerné, les motifs de la décision envisagée. La consultation de cette commission sur ces motifs, à laquelle est attachée la possibilité pour l'intéressé de présenter ses observations, revêt ainsi pour ce dernier le caractère d'une garantie. Il en résulte qu'un tel retrait ne peut intervenir pour un motif qui n'aurait pas été soumis à la commission consultative paritaire départementale et sur lequel l'intéressé n'aurait pu présenter devant elle ses observations.
7. Il ressort des pièces du dossier que Mme A a été convoquée par un courrier du 22 septembre 2023 à la séance de la commission consultative paritaire départementale du 13 octobre 2023, chargée d'émettre un avis sur " la décision définitive relative à [son] agrément ". Ce courrier l'informait de la possibilité de présenter des observations écrites et orales devant la commission, de se faire assister par un conseil de son choix et de consulter son dossier administratif. Y était également jointe la liste des représentants élus des assistants maternels. Toutefois, s'agissant des motifs de la décision envisagée, ce courrier faisait uniquement référence à la suspension de l'agrément " suite aux faits supposés graves survenus à votre domicile " alors que la décision de retrait finalement adoptée retient des motifs distincts tenant au non-respect de consignes de sécurité, à la méconnaissance d'obligations professionnelles en matière d'administration de médicaments et de responsabilité et au caractère inadapté du comportement adopté à l'égard du père d'un enfant. Mme A a ainsi seulement été mise à même de présenter des observations sur les motifs qui avaient justifié la suspension de son agrément, dont elle avait suffisamment connaissance contrairement à ce qu'elle soutient compte tenu de la motivation de la décision de suspension et des éléments figurant dans son dossier. S'agissant des autres motifs, si le département de l'Yonne fait valoir que Mme A a consulté son dossier administratif, elle ne pouvait déduire de la seule lecture du rapport d'évaluation du 11 juillet 2023, concluant au maintien en l'état de l'agrément, qu'il pouvait être mobilisé pour étayer des motifs supplémentaires justifiant le retrait de son agrément. Alors même que ces motifs qui ne figuraient pas dans le courrier du 22 septembre 2023 ont été évoqués au cours de la commission consultative, Mme A est fondée à soutenir qu'elle a été privée d'une garantie dès lors qu'elle n'a pas pu disposer du temps nécessaire pour préparer utilement ses observations sur ces nouveaux motifs avant la réunion de la commission consultative paritaire.
8. Néanmoins, il résulte de l'instruction que le président du conseil départemental aurait pris la même décision en se fondant uniquement sur les motifs qui figuraient dans le courrier du 22 septembre 2023 et sur lesquels Mme A a pu utilement présenter ses observations au cours de la commission paritaire. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
9. En troisième lieu, il résulte des dispositions précitées au point 2 du jugement qu'il incombe au président du conseil départemental de s'assurer que les conditions d'accueil garantissent la sécurité, la santé et l'épanouissement des enfants accueillis et de procéder au retrait de l'agrément si ces conditions ne sont plus remplies. Dans l'hypothèse où le président du conseil départemental envisage de retirer l'agrément d'un assistant familial après avoir été informé de suspicions de comportements susceptibles de compromettre la santé, la sécurité ou l'épanouissement d'un enfant, de la part du bénéficiaire de l'agrément ou de son entourage, il lui appartient, dans l'intérêt qui s'attache à la protection de l'enfance, de tenir compte de tous les éléments portés à la connaissance des services compétents du département ou recueillis par eux et de déterminer si ces éléments sont suffisamment établis pour lui permettre raisonnablement de penser que l'enfant est victime de tels comportements ou risque de l'être.
10. Il ressort des pièces du dossier qu'un enfant confié à Mme A, âgé de quatre mois, a présenté en fin de journée le 29 juin 2023 une rougeur de l'hémiface droit. La mère de l'enfant a adressé aux services départementaux le 5 juillet 2023 un courrier électronique précisant qu'elle avait constaté la rougeur dès qu'elle avait placé l'enfant dans la voiture en quittant le domicile de l'assistante maternelle, qu'elle s'était rendue rapidement à la pharmacie puis au service des urgences, que l'hématome ne s'était estompé que le 4 juillet 2023, que l'enfant présentait depuis l'incident des difficultés à dormir la nuit et sollicitait la présence constante de ses parents. Elle a alors joint plusieurs photographies datant du 29 juin et des jours suivants ainsi que le certificat médical établi lors de son passage au service des urgences pédiatriques. Mme A fait valoir qu'elle avait fait remarquer à la mère de l'enfant à 18 heures ce jour-là que l'enfant portait une marque rouge au niveau de la joue droite, correspondant à une marque de tétine, et conteste avoir commis le moindre geste à l'égard de l'enfant. Elle ajoute que l'enfant avait bénéficié le matin même d'une vaccination qui aurait pu entraîner une réaction allergique. Cependant, aucun élément du dossier ne permet d'accréditer la thèse de Mme A selon laquelle la rougeur aurait pu résulter de la vaccination pratiquée sur l'enfant le matin même. Mme A ne donne aucune explication plausible quant à l'origine de la rougeur constatée qui ne peut, compte tenu de son ampleur et de sa persistance, raisonnablement être imputée à une tétine. Les parents de l'enfant ont signalé la rougeur à l'assistante maternelle dès 20 h 19 le jour-même alors que l'enfant avait quitté le domicile de Mme A à 18 heures et ils ont mis fin au contrat qui les liait dès le 3 juillet, sans que l'enfant soit de nouveau confié à l'assistante maternelle. En outre, Mme A ne conteste pas que l'enfant avait déjà présenté des rougeurs au niveau de l'œil à deux occasions, le 12 juin et le 23 juin. Elle fait valoir que l'enfant s'est cogné le 12 juin en jouant avec un hochet et qu'elle a immédiatement fait part de l'incident aux parents. Elle indique également que, le 23 juin, l'enfant s'est fait mal à l'œil en tombant dans son transat parce qu'il était resté agrippé au vêtement de l'assistante maternelle alors qu'elle se relevait, ce qui révèle une imprudence fautive contrairement à ce que soutient la requérante. Compte tenu de la récurrence des lésions constatées sur ce nourrisson en moins d'un mois, le président du conseil départemental de l'Yonne pouvait, sans commettre d'erreur de fait ni d'erreur d'appréciation, décider le retrait de l'agrément de Mme A en qualité d'assistante maternelle pour ce seul motif.
11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 26 octobre 2023 doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge du département de l'Yonne, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présence instance, au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de Mme A une somme au titre des frais exposés par le département de l'Yonne et non compris dans les dépens, dont il ne justifie au demeurant pas.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le département de l'Yonne sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au département de l'Yonne.
Délibéré après l'audience du 12 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Irénée Hugez, premier conseiller faisant fonction de président,
Mme Pauline Hascoët, première conseillère,
M. Hamza Cherief, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2024.
La rapporteure,
P. Hascoët
Le premier conseiller
faisant fonction de président,
I. Hugez
La greffière,
L. Curot
La République mande et ordonne au préfet de l'Yonne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026