mardi 11 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2400014 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SI HASSEN MYRIAM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 3 janvier 2024, M. E D, représenté par Me Si Hassen, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 6 septembre 2023, par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a mis fin à sa prise en charge dans son lieu d'hébergement ;
2°) d'annuler la décision par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a mis fin aux conditions matérielles d'accueil dont il bénéficiait en qualité de demandeur d'asile ;
3°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, à titre principal, de rétablir à son profit le bénéfice des conditions matérielles d'accueil, avec rappel du versement de l'allocation pour demandeur d'asile à compter du 6 septembre 2023 et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration la somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- il n'est pas établi que la signataire des décisions attaquées disposait d'une délégation de signature régulière et publiée à cet effet ;
- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;
- il n'est pas établi que le directeur du lieu d'hébergement ait été consulté préalablement à l'édiction de la décision de sortie du lieu d'hébergement, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 552-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- les décisions attaquées sont entachées d'une erreur de fait, dès lors qu'il avait quitté son lieu d'hébergement depuis seulement sept jours, et non dix, à la date du 6 septembre 2023, et ce faisant, d'un défaut d'examen particulier, réel et sérieux de sa situation ;
- les décisions attaquées sont disproportionnées et entachées d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'il n'a quitté son hébergement que de manière tout à fait temporaire pour secourir un ami résidant à Privas, souffrant d'une fracture du poignet ; la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration s'est crue en situation de compétence liée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 avril 2024, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au non-lieu à statuer s'agissant de la décision portant sortie d'un lieu d'hébergement pour demandeur d'asile et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Il soutient que :
- le requérant n'a plus la qualité de demandeur d'asile à la date d'introduction de la requête, dès lors qu'il bénéficie de la protection subsidiaire depuis le 6 novembre 2023 ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées par une lettre du 4 avril 2024 que cette affaire était susceptible, à compter du 29 avril 2024, de faire l'objet d'une clôture d'instruction à effet immédiat en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative.
La clôture de l'instruction a été fixée au 2 mai 2024 par ordonnance du même jour.
M. A D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Irénée Hugez,
- et les observations de Me Si Hassen, représentant M. A D.
Considérant ce qui suit :
1. M. E D, ressortissant soudanais, né le 2 mars 2002 au Soudan, a présenté une demande d'asile auprès des services de la préfecture du Rhône le 18 février 2022. Le 23 février 2022, il a accepté l'offre de prise en charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration au titre des conditions matérielles d'accueil. Le 19 juillet 2023, le directeur territorial de Lyon de l'Office l'a réorienté vers une structure d'hébergement sise à Appoigny dans l'Yonne. Le 6 septembre 2023, la directrice territoriale de Dijon de l'Office français de l'immigration et de l'intégration lui a notifié une décision de sortie du lieu d'hébergement qui avait été mis à sa disposition durant l'instruction de sa demande d'asile, et l'a informé qu'il serait désormais domicilié auprès du service de premier accueil des demandeurs d'asile situé à Fontaine-lès-Dijon. Par une lettre du même jour, cette directrice territoriale l'a informé que l'abandon du lieu d'hébergement est un motif de cessation des conditions matérielles d'accueil, qu'il lui était imparti un délai de quinze jours pour justifier de son absence et qu'à défaut, la décision de sortie du lieu d'hébergement et la cessation totale de ses conditions matérielles d'accueil " seront confirmées, sans nouvel avis ". Compte tenu de ses termes, cette lettre doit être regardée comme révélant l'existence d'une décision ayant mis fin aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficiait M. A D, à l'issue du délai qui était imparti à l'intéressé pour présenter ses observations. Par la présente requête, il demande l'annulation de la décision de sortie du lieu d'hébergement pour demandeur d'asile et de la décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil.
Sur l'exception de non-lieu :
2. Aux termes de l'article L. 551-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'hébergement des demandeurs d'asile prévu au chapitre II prend fin au terme du mois au cours duquel le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français a pris fin, dans les conditions prévues aux articles L. 542-1 et L. 542-2. ". Aux termes de l'article L. 551-14 du même code : " Le versement de l'allocation pour demandeur d'asile prend fin au terme du mois au cours duquel le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français a pris fin dans les conditions prévues aux articles L. 542-1 et L. 542-2. / Pour les personnes qui se sont vu reconnaître la qualité de réfugié prévue à l'article L. 511-1 ou accorder le bénéfice de la protection subsidiaire prévue à l'article L. 512-1, le bénéfice de l'allocation prend fin au terme du mois qui suit celui de la notification de la décision. ".
3. Si, comme le soutient l'Office français de l'immigration et de l'intégration en défense, M. A D s'est vu reconnaître le bénéfice de la protection subsidiaire par une décision du 6 novembre 2023 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, qui lui a été notifiée le 13 novembre 2023, et la qualité de réfugié par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 22 février 2024, il n'est pas sérieusement contesté que les décisions attaquées ont reçu application, du mois de septembre 2023 jusqu'à la date fixée par les dispositions précitées, c'est-à-dire jusqu'au 31 décembre 2023 et que M. A D n'a plus bénéficié des conditions matérielles d'accueil au cours de cette période. Dans ces conditions, l'exception de non-lieu soulevée en défense doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
4. En premier lieu, aux termes d'une décision du 2 juin 2023, régulièrement publiée sur le site internet de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, le directeur général de l'Office a donné délégation à Mme C B, directrice territoriale à Dijon, à l'effet de signer, dans le cadre des instructions qui lui sont données et dans la limite de ses attributions, tous actes, décisions et correspondances se rapportant aux missions dévolues à la direction de Dijon, telles que définies par la décision du 15 mars 2023 portant organisation générale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Aux termes de l'article 11 de cette dernière décision, " les directions territoriales sont responsables, sur leur territoire de compétence, de la mise en œuvre des missions de l'OFII ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions attaquées, qui manque en fait, doit être écarté.
5. En deuxième lieu, il ressort des termes mêmes de la décision du 6 septembre 2023 qu'elle est motivée en droit par le visa des articles L. 552-5, L. 552-14 et R. 551-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et en fait par le constat selon lequel à cette date, l'Office français de l'immigration et de l'intégration a été informé par le gestionnaire de l'hébergement que M. A D avait quitté son lieu d'hébergement depuis plus de dix jours. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision portant sortie du lieu d'hébergement, qui manque en fait, doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application de l'article L. 551-16 est écrite, motivée () ". Aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués. ".
7. En l'espèce, la lettre du 6 septembre 2023, par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a informé le requérant que l'abandon de l'hébergement qui lui a été octroyé est un motif de cessation des conditions matérielles d'accueil et l'invitant à faire valoir ses observations, ne constitue pas la décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil qui, dans les circonstances de l'espèce, doit être regardée comme étant née implicitement du silence gardé par l'intéressé à la suite de la réception non contestée de cette lettre. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A D aurait sollicité la communication des motifs de cette décision. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation de la décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 552-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions de sortie d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile sont prises par l'Office français de l'immigration et de l'intégration, après consultation du directeur du lieu d'hébergement, sur la base du schéma national d'accueil des demandeurs d'asile et, le cas échéant, du schéma régional prévus à l'article L. 551-2 et en tenant compte de la situation du demandeur. ".
9. Il ressort des pièces du dossier que la directrice adjointe du lieu d'hébergement du requérant a elle-même informé l'Office français de l'immigration et de l'intégration le 5 septembre 2023 de l'absence du requérant et a elle-même sollicité une décision de sortie d'un lieu d'hébergement. Elle doit ainsi être regardée comme ayant été régulièrement consultée au sens des dispositions précitées de l'article L. 552-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré d'un vice de procédure sur ce point doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité interne :
10. Aux termes de l'article L. 551-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile, au sens de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, comprennent les prestations et l'allocation prévues aux chapitres II et III. ". Aux termes de l'article L. 551-9 du même code : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile sont proposées à chaque demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de sa demande par l'autorité administrative compétente. ". L'article L. 551-16 de ce code dispose : " Il peut être mis fin, partiellement ou totalement, aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficie le demandeur dans les cas suivants : / () 2° Il quitte le lieu d'hébergement dans lequel il a été admis en application de l'article L. 552-9 ; () / La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Elle est prise après que l'intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations écrites selon des modalités définies par décret. () ". Selon l'article D. 551-18 dudit code : " La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application de l'article L. 551-16 est écrite, motivée et prise après que le demandeur a été mis en mesure de présenter à l'Office français de l'immigration et de l'intégration ses observations écrites dans un délai de quinze jours. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Cette décision prend effet à compter de sa signature. () ". Enfin, aux termes de l'article R. 551-21 de ce code : " Pour l'application du 2° de l'article L. 551-16, un demandeur d'asile est considéré comme ayant quitté son lieu d'hébergement s'il s'en absente plus d'une semaine sans justification valable. / Dans ce cas, le gestionnaire du lieu en informe sans délai, en application de l'article L. 552-5, l'Office français de l'immigration et de l'intégration. ".
11. En premier lieu, si le requérant soutient qu'il n'avait quitté son lieu d'hébergement que depuis sept jours à la date des décisions attaquées et qu'il était parti le 30 août 2023 rejoindre un ami s'étant cassé le poignet en jouant au football afin de pouvoir l'aider, il ne l'établit nullement en se bornant à produire une copie d'une ordonnance de radiographie du 30 août 2023, un court texte imprimé non signé, censé avoir été rédigé par ledit ami et une " attestation de témoin " signée par le requérant, qui ne saurait sérieusement concourir à établir ses propres allégations. Par suite, alors même que la directrice adjointe du centre d'hébergement a mentionné l'absence de M. A D depuis plus de dix jours à la date du 5 septembre 2023, son absence à deux rendez-vous lors de deux semaines successives et son absence de réponse aux relances téléphoniques, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.
12. En deuxième lieu, il résulte de ce qui vient d'être dit, que le moyen tiré du défaut d'examen sérieux de la situation de l'intéressé, qui ne repose que sur les éléments analysés au point précédent, et qui ne ressort pas davantage des autres pièces du dossier, doit être également écarté.
13. En troisième lieu, comme il vient d'être dit, il ressort des pièces du dossier que la directrice adjointe du centre d'hébergement a constaté l'absence de M. A D depuis plus de dix jours à la date du 5 septembre 2023, son absence à deux rendez-vous lors de deux semaines successives et son absence de réponse aux relances téléphoniques. D'une part, si le requérant soutient qu'il n'était absent que depuis sept jours à la date de la décision de sortie du lieu d'hébergement, il ne l'établit pas. D'autre part, la seule circonstance, à la supposer même avérée selon laquelle l'un de ses amis se serait cassé le poignet en jouant au football, dont il n'est pas établi qu'il n'aurait pu subvenir lui-même ou avec l'aide d'une autre personne à ses besoins, ne saurait suffire à constituer une justification valable, au sens des dispositions précitées, du départ précipité du requérant du lieu d'hébergement qui lui avait été octroyé, sans prévenir l'encadrement de ce centre. Par suite, la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle se serait crue en situation de compétence liée, n'a pas méconnu les dispositions précitées des articles L. 551-16 et R. 551-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en prenant les décisions attaquées. Elle n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation du requérant.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. A D n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 6 septembre 2023, par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a mis fin à sa prise en charge dans son lieu d'hébergement, ni de celle par laquelle cette directrice territoriale a mis fin aux conditions matérielles d'accueil dont il bénéficiait en qualité de demandeur d'asile.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de M. A D, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées.
Sur les conclusions relatives à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
16. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E D, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et à Me Myriam Si Hassen.
Copie en sera adressée, pour information, au préfet de la Côte-d'Or.
Délibéré après l'audience du 4 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Nicolet, président,
M. Hugez, premier conseiller,
M. Cherief, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juin 2024.
Le rapporteur,
I. Hugez
Le président,
Ph. Nicolet
La greffière,
L. Curot
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026