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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2400081

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2400081

lundi 19 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2400081
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGRENIER

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Côte-d’Or de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement, conformément à l’article R. 222-1 du même code. Aucune solution au fond n’a donc été retenue.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 janvier 2024, M. A B représenté par

Me Grenier demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite du préfet de la Côte-d'Or refusant de l'autoriser à séjourner en France sous couvert d'une carte de résident ou, à défaut, sous couvert d'une carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiale " ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer une carte de résident ou, à défaut, une carte de séjour temporaire dans un délai de trente jours suivant la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 200 euros par jour de retard, ou, à défaut, de procéder à un réexamen de sa situation dans le même délai et sous la même astreinte, en application des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative ;

3°) de condamner l'Etat à verser à son conseil une somme de 2 000 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire enregistré le 5 juin 2024, le préfet de la Côte-d'Or conclut au non-lieu à statuer.

Par lettre du 7 juin 2024, M. B a été invité, sur le fondement de l'article

R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai d'un mois, le maintien des conclusions de sa requête.

Par une décision du 26 février 2024, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ". L'article R. 612-5-1 du même code dispose : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".

2. Par lettre du 7 juin 2024, adressée à son conseil au moyen de l'application Télérecours, M. B a été invité à maintenir expressément ses conclusions ou à s'en désister. A l'expiration du délai qui lui a été imparti à cet effet l'intéressé n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions. Il est donc réputé s'être désisté de sa requête. Il convient pour le tribunal de donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête n° 2400081 présentée par

M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de la Côte-d'Or et à Me Grenier.

Copie en sera transmise au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Fait à Dijon, le 19 août 2024.

Le président,

O. Rousset

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

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