mardi 12 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2400133 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | CH 3 JU |
| Avocat requérant | GRENIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 janvier 2024, et des pièces complémentaires, enregistrées au greffe les 12, 23 et 28 février 2024, Mme C B, représentée par Me Grenier, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 14 décembre 2023 par lequel le préfet de la Côte-d'Or ne l'a pas autorisée à résider en France au titre de l'asile, a rejeté sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant malade et lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours en fixant le pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer un document de séjour dans un délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir, ou, à défaut, de procéder à un réexamen de sa situation dans le même délai, en application des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros à verser à son conseil, qui renonce en ce cas à percevoir la part contributive de l'Etat, en application des dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B soutient que :
- s'agissant du refus de séjour, il appartiendra au préfet de justifier de la régularité de la procédure, tant en ce qui concerne la motivation de cet avis que la non-participation du médecin-rapporteur au délibéré du collège des médecins ;
- il y a violation de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au regard de l'état de santé de son fils, qui justifie une prise en charge dont le défaut de traitement serait susceptible d'entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité ;
- il y a violation de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, l'intérêt supérieur de son fils ayant été méconnu ;
- pour les mêmes raisons, il y a erreur manifeste d'appréciation ;
- il y a violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, eu égard aux persécutions qu'elle encourt dans son pays d'origine, au fait que la demande d'asile de son époux est toujours pendante, à la scolarité de ses enfants, et à son propre état de santé ;
- s'agissant de la décision d'éloignement, elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation du refus de titre de séjour ;
- il y a violation de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, et erreur manifeste d'appréciation eu égard au fait que son époux est toujours demandeur d'asile, à la scolarité de ses enfants et à l'état de santé de son plus jeune fils ;
- il y a erreur de fait, dès lors que son époux est toujours demandeur d'asile ;
- s'agissant du délai de départ volontaire, il y a erreur manifeste d'appréciation, le délai de trente jours étant insuffisant compte-tenu de la demande d'asile en cours de son époux, de la scolarité des enfants, et de l'état de santé de son plus jeune fils ;
- s'agissant de la décision fixant le pays de renvoi, au regard des risques encourus dans le pays d'origine.
L'Office français de l'intégration et de l'immigration a produit un mémoire le 20 février 2024, par lequel il présente des observations sur l'état de santé du fils de la requérante. Il a en outre produit quinze pièces enregistrées le 19 février 2024.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 février 2024, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête.
Le préfet fait valoir que les moyens invoqués par la requérante ne sont pas fondés.
Vu :
- la décision du 5 février 2024 du bureau d'aide juridictionnel près le tribunal judiciaire de Dijon accordant à Mme B le bénéfice de l'aide juridictionnel totale ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a, par une décision du 25 janvier 2024, désigné M. D, magistrat honoraire inscrit sur la liste mentionnée à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative par un arrêté du vice-président du Conseil d'Etat en date du 30 novembre 2023, pour statuer, en application des dispositions de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative, sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. D,
- et les observations de Me Brey, substituant Me Grenier, représentant Mme B.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante macédonienne du nord, née le 1er novembre 1980 et entrée régulièrement en France le 3 mars 2022, a présenté simultanément une demande de protection internationale le 21 juin 2022 et une demande de titre de séjour en qualité d'étranger parent d'enfant malade le 5 avril 2022. Sa demande d'asile a été successivement rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 21 décembre 2022 et la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 10 juillet 2023. Par un arrêté du 14 décembre 2023, pris notamment sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet de la Côte-d'Or ne l'a pas autorisée à résider en France au titre de l'asile, a rejeté sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant malade, et lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours en fixant le pays de renvoi. Mme B demande l'annulation de cet arrêté du 14 décembre 2023.
Sur l'intervention de l'office français de l'immigration et de l'intégration :
2. L'Office français de l'immigration et de l'intégration, dont le collège de médecins a rendu le 16 octobre 2023 un avis sur la situation médicale de Mme B, a intérêt au maintien de la décision attaquée. Ainsi son intervention est recevable.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre la décision de refus de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé ". Aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre () ". Aux termes de l'article R. 425-13 de ce code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège () ". Il ressort des pièces du dossier qu'en l'espèce, l'avis du collège des médecins est suffisamment motivé, et que le médecin-rapporteur n'a pas participé au délibéré du collège des médecins.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / Cette autorisation provisoire de séjour ouvre droit à l'exercice d'une activité professionnelle. / Elle est renouvelée pendant toute la durée de la prise en charge médicale de l'étranger mineur, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d'être satisfaites. / Elle est délivrée par l'autorité administrative, après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans les conditions prévues à l'article L. 425-9 ". Et aux termes de l'article L. 425-9 du même code : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. / Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée ".
5. Il ressort des pièces du dossier que le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration en date du 16 octobre 2023 a émis l'avis que l'état de santé de l'enfant A Unev nécessite une prise en charge médicale, mais qu'un défaut de prise en charge ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité, et que l'état de santé de l'intéressé lui permet de voyager sans risque vers le pays d'origine. Il ressort notamment des pièces du dossier que l'enfant de Mme B est atteinte d'un trouble du spectre autistique avec un déficit intellectuel, qu'aucune thérapie médicale n'est susceptible d'y remédier, que les projets de prise en charge pour l'enfant sont uniquement de nature psycho-éducative et qu'il n'existe pas pour lui de traitement médical possible. Aucun des courriers ou attestations produits par la requérante ne sont de nature à établir qu'un défaut de prise en charge serait susceptible d'entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que la prise en charge pédopsychiatrique et psychologique pour enfants est possible en Macédoine du Nord, notamment à la clinique universitaire de pédiatrie du centre clinique " Mother Theresa " de Skopje, ou par l'intermédiaire de la société macédonienne pour l'autisme. Par suite, le moyen tiré de la violation de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
6. Pour les mêmes raisons que celles exposées au point 7, les moyens tirés de la violation de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, et de l'erreur d'appréciation doivent être écartés.
7. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Si Mme B fait état de risques de persécution dans son pays d'origine, elle n'apporte aucun élément nouveau à l'appui de ses allégations et de nature à les établir, alors que sa demande de reconnaissance de la qualité de réfugié a été rejetée par l'OFPRA, puis la CNDA. Le fait que la demande d'asile de son conjoint serait toujours en cours n'a en tout état de cause pas vocation à lui ouvrir un droit au séjour en France. La scolarité en France de ses enfants est récente, l'entrée de la famille sur le territoire remontant à 2022. Si Mme B fait allusion à son propre état de santé, elle n'apporte aucun élément à l'appui de ses dires, alors qu'elle n'a demandé pour elle-même aucun titre de séjour sur ce fondement. Enfin, la production d'une promesse d'embauche comme apprenti de son fils aîné, au demeurant postérieure à la décision attaquée n'est pas de nature à caractériser une violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit être écarté.
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre la décision de refus d'autorisation de résidence :
8. Pour les mêmes raisons qu'aux points 6 et 7 ci-dessus, les moyens tirés de la violation de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doivent être écartés.
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire :
9. Il résulte de ce qui précède que les décisions de refus de séjour ne sont entachées d'aucune illégalité. Le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de ces décisions doit être écarté.
10. Il ressort des pièces du dossier que, contrairement à ce que soutient Mme B son conjoint, M. E, se trouve dans la même situation administrative qu'elle, faisant l'objet d'une décision d'éloignement du territoire après le rejet de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 11 octobre 2023 et le rejet de sa demande de séjour en tant que père d'un enfant malade. Le moyen tiré de l'erreur de fait doit ainsi être écarté
11. Pour les mêmes raisons qu'aux points 6, 7 et 8 ci-dessus, les moyens tirés de la violation de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, de l'erreur manifeste d'appréciation et de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
12. Ni la situation du conjoint de Mme B, qui est identique à celle de la requérante, ainsi qu'il a été dit au point 11 ci-dessus, ni la scolarisation des enfants, ni, enfin, l'état de santé du jeune A ne sont de nature à justifier un délai supérieur au délai de droit commun de trente jours qui a été accordé à la requérante.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. Le moyen tiré de la nature des risque encourus en cas de retour dans le pays d'origine doit être écarté égard à ce qui a été dit ci-dessus sur la nature de ces risques.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête de Mme B doivent être rejetées, y compris les conclusions en injonction, et celles relatives aux frais d'instance.
DECIDE :
Article 1er : L'intervention de l'office français de l'immigration et de l'intégration est admise.
Article 2 : La requête de Mme B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, au préfet de la Côte-d'Or, à l'office français de l'immigration et de l'intégration et à Me Grenier.
Une copie de ce jugement sera transmise, pour information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 mars 2024.
Le magistrat désigné,
P. DLa greffière,
A. Roussilhe
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier0
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026