jeudi 25 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2400157 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | REFERE |
| Avocat requérant | MIFSUD ELODIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 janvier 2024, M. A E, représenté par Me Mifsud, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 13 janvier 2024, par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans ;
3°) d'annuler l'arrêté du 13 janvier 2024, par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a assigné à résidence dans le département de la Côte-d'Or, sur la commune de Dijon, pour une durée de quarante-cinq jours ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous une astreinte de cent cinquante euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cent cinquante euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire :
- il se prévaut de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, soulevée par la voie de l'exception ;
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- il se prévaut de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, soulevée par la voie de l'exception ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- il se prévaut de l'illégalité de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire, soulevée par la voie de l'exception ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant assignation à résidence :
- il se prévaut de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus d'un délai de départ volontaire, soulevée par la voie de l'exception.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 janvier 2024, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 500 euros soit mise à la charge de M. E.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C, par une décision du 1er septembre 2023, en application des dispositions de l'article R. 776-15 du code de justice administrative pour statuer sur les requêtes prévues à l'article L. 614-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience du 22 janvier 2024 à 15 heures.
A été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Hamza Cherief ;
- et les observations de Me Mifsud, représentant M. E, qui conclut aux mêmes fins, demande en outre au tribunal de rejeter les conclusions du préfet tendant à ce que la somme de 500 euros soit mise à la charge du requérant et développe de nouveaux moyens tirés de ce que le préfet de la Côte-d'Or a consulté de manière irrégulière le fichier du traitement des antécédents judiciaires, de ce que M. E souffre de pathologies psychiatriques nécessitant des hospitalisations fréquentes, de ce qu'il entretient des rapports très proches avec son frère qui signe les décisions d'hospitalisation ou de sortie le concernant, et de ce qu'il n'y a aucune certitude qu'il puisse bénéficier d'un traitement effectif dans son pays d'origine.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience à 15 heures 05.
Considérant ce qui suit :
1. M. E, ressortissant congolais né le 25 avril 1974, a fait l'objet d'un arrêté du 13 janvier 2024, par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans. Il a également fait l'objet d'un second arrêté du même jour par lequel le préfet de la Côte-d'Or l'a assigné à résidence dans le département de la Côte-d'Or, sur la commune de Dijon, pour une durée de quarante-cinq jours. M. E demande au tribunal l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. E.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, par un arrêté du 4 décembre 2023, référencé 21-2023-12-04-00007, publié le 5 décembre 2023 au recueil des actes administratifs spécial référencé 21-2023-113 de la préfecture de la Côte-d'Or, le préfet de la Côte-d'Or a donné délégation à M. D B, sous-préfet de Montbard, en toutes matières lors des permanences organisées le week-end, les jours fériés et les jours chômés en fonction du tour de permanence préétabli. Il ne ressort pas des pièces du dossier, et il n'est pas même allégué, que M. B n'aurait pas été de permanence le samedi 13 janvier 2024, jour de signature de l'arrêté en litige. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte ne peut qu'être écarté.
5. En deuxième, l'arrêté attaqué vise notamment les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il mentionne les conditions d'entrée et de séjour de M. E, et notamment la double circonstance qu'il s'est soustrait à l'exécution de cinq précédentes mesures d'éloignement et qu'il s'est volontairement maintenu en situation irrégulière sur le territoire national, ainsi que les éléments relatifs à sa vie privée et familiale et à sa situation de santé, en particulier au regard de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration émis le 31 mars 2022. En outre l'arrêté attaqué précise les faits pour lesquels le requérant est très défavorablement connu de l'administration. Dès lors, la décision attaquée est suffisamment motivée, en droit comme en fait, avec une précision suffisante pour permettre au requérant d'en contester utilement le bien-fondé. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'une insuffisance de motivation doit être écarté.
6. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée ni d'aucune pièce du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. E. A supposer même que le requérant entende se prévaloir des dispositions du 4° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ressort des termes même de la décision attaquée, qui vise les dispositions de l'article L. 611-3 de ce code, que le préfet relève que le requérant a déclaré être entré sur le territoire français en octobre 2000 et que, s'il s'est vu délivrer un titre de séjour étudiant entre le 8 octobre 2000 et le 22 septembre 2004, ainsi qu'une carte de séjour temporaire en raison de son état de santé du 9 novembre 2010 au 8 novembre 2011, il s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français et s'est soustrait à l'exécution de cinq précédentes mesures d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen particulier de la situation de M. E doit être écarté.
7. En quatrième lieu, M. le requérant soutient qu'il est présent en France depuis plus de vingt ans et que s'y trouve le centre de ses intérêts privés et familiaux, sans cependant produire aucune pièce à l'appui de ses allégations ni aucun élément de nature à démontrer les liens qu'il entretiendrait avec sa fille, majeure, ainsi qu'avec son frère, son neveu et sa nièce qui possèdent la nationalité française. A cet égard, le requérant, qui est célibataire, n'établit pas, ni même n'allègue, être dépourvu de toute attache dans son pays d'origine. Par ailleurs, il est constant que M. E, qui a bénéficié d'un titre de séjour en qualité d'étudiant du 8 octobre 2000 au 22 septembre 2004, ainsi que d'une carte de séjour temporaire en raison de son état de santé du 9 novembre 2010 au 8 novembre 2011, se maintient sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour et qu'il s'est soustrait à l'exécution de cinq précédentes mesures d'éloignement prises à son encontre. Par ailleurs, l'intéressé a fait l'objet d'une condamnation le 6 avril 2012 à huit mois d'emprisonnement pour des faits de violence sur personne vulnérable et une condamnation le 24 mars 2017 à quatre mois d'emprisonnement pour usage de chèque contrefait ou falsifié et contrefaçon ou falsification de chèque. En outre, il a été mis en cause pour de nombreuses infractions. Si le requérant soutient que les informations relatives à ces mises en cause ont été obtenues par une consultation irrégulière du fichier du traitement des antécédents judiciaires, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait consulté ce fichier. Enfin, les certificats médicaux produits par le requérant à l'appui de sa requête, s'ils établissent que son état de santé nécessite toujours le suivi d'un traitement, ne sont pas de nature à remettre en cause l'avis rendu le 31 mars 2022 par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration selon lequel si l'état de santé de M. E nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut bénéficier effectivement dans le pays de renvoi d'un traitement approprié. Par suite, les moyens tirés de ce que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision de refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
8. Les moyens invoqués à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ayant été écartés, M. E n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision lui refusant un délai de départ volontaire. Dès lors, le moyen tiré de cette exception d'illégalité doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
9. Les moyens invoqués à l'encontre de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ayant été écartés, M. E n'est pas davantage fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination. Dès lors, le moyen tiré de cette exception d'illégalité doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
10. En premier lieu, les moyens invoqués à l'encontre de la décision portant refus d'un délai de départ volontaire ayant été écartés, M. E n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français. Dès lors, le moyen tiré de cette exception d'illégalité doit être écarté.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". 1ux termes de L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
12. Ainsi que cela a été dit au point 7 du présent jugement, si le requérant établit être entré en France en 2000, il n'a bénéficié de titres de séjour que du 8 octobre 2000 au 22 septembre 2004, en qualité d'étudiant, ainsi que du 9 novembre 2010 au 8 novembre 2011, en raison de son état de santé. Il est constant que l'intéressé s'est soustrait à l'exécution de cinq précédentes mesures d'éloignement, dont quatre obligations de quitter le territoire français assorties d'une interdiction de retour sur le territoire français de trois ans notifiées le 2 octobre 2018, le 29 avril 2020, le 24 novembre 2021 et le 18 novembre 2022. Enfin, le requérant a fait l'objet d'une condamnation le 6 avril 2012 à huit mois d'emprisonnement pour des faits de violence sur personne vulnérable et une condamnation le 24 mars 2017 à quatre mois d'emprisonnement pour usage de chèque contrefait ou falsifié et contrefaçon ou falsification de chèque, et a été mis en cause pour de nombreuses infractions. Eu égard à l'ensemble de ces éléments, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation que le préfet a pu prononcer à l'encontre de M. E une interdiction de retour sur le territoire français de trois ans. Par suite, ce moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :
13. Il résulte de ce qui précède que M. E ne démontre l'illégalité ni de la décision portant obligation de quitter le territoire français, ni de celle portant refus d'un délai de départ volontaire. Il n'est, dès lors, et en tout état de cause, pas fondé à se prévaloir de leur illégalité au soutien de ses conclusions dirigées contre l'assignation à résidence dont il fait l'objet.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. E, et par voie de conséquence, celles à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
15. Ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que le conseil de M. E demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
16. Par ailleurs, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions du préfet de la Côte-d'Or tendant au remboursement des frais exposés par lui et non compris dans les dépens, alors qu'au demeurant le préfet ne justifie pas avoir exposé des frais particuliers dans cette instance.
D E C I D E :
Article 1er : M. E est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. E est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par le préfet de la Côte-d'Or sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A E, au préfet de la Côte-d'Or et à Me Mifsud.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 janvier 2024.
Le magistrat désigné,
H. C
La greffière,
L. Lelong
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026