lundi 19 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2400419 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | REFERE |
| Avocat requérant | SCP BERGERET ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 février 2024, M. D B, représenté par la SCP Bergeret et associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 février 2024 par lequel le préfet de la Côte-d'Or a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office, et a prononcé à son encontre une décision d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, ainsi que l'arrêté du même jour l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte d'une somme de 150 euros par jour de retard, et à défaut de réexaminer sa situation dans le même délai et sous la même astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme 1 000 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision de refus de séjour est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte, d'un défaut de motivation, et elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision d'éloignement est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte, d'un défaut de motivation, et elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la décision d'éloignement ;
- la décision fixant le pays de destination est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la décision d'éloignement ;
- la décision d'interdiction de retour sur le territoire français est insuffisamment motivée, elle est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la décision d'éloignement, et elle est entachée d'erreur d'appréciation au regard des dispositions des articles L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision d'assignation à résidence est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la décision d'éloignement, elle est insuffisamment motivée et entachée d'erreur de droit au regard des dispositions des articles L. 733-1, L. 733-2 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 février 2024, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 500 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Nicolet en application des dispositions de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Nicolet, magistrat désigné,
- et les observations de Me Bolze, représentant le requérant, qui a repris les conclusions et moyens exposés dans la requête et indiqué qu'il soulevait le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à l'encontre de chacune des décisions contestées, du requérant, qui a notamment indiqué qu'il prenait financièrement en charge son épouse, et de son épouse, qui a notamment indiqué qu'elle était actuellement sans emploi.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. D B, ressortissant tunisien né le 27 juillet 1997, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 5 février 2024 par lequel le préfet de la Côte-d'Or a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit d'office, et a prononcé à son encontre une décision d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, ainsi que l'arrêté du même jour l'assignant à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur l'étendue du litige :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. / Les dispositions du présent chapitre sont applicables au jugement de la décision fixant le pays de renvoi contestée en application de l'article L. 721-5 et de la décision d'assignation à résidence contestée en application de l'article L. 732-8. ". Aux termes de l'article L. 614-8 du même code : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français est notifiée avec une décision d'assignation à résidence prise en application de l'article L. 731-1 () le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de ces mesures. ".
3. D'autre part, aux termes de l'article R. 776-17 du code de justice administrative, applicable en cas d'assignation à résidence : " () lorsque le requérant a formé des conclusions contre la décision relative au séjour notifiée avec une obligation de quitter le territoire, il est statué sur cette décision dans les conditions prévues à la sous-section 1 ou à la sous-section 2 de la section 2, selon le fondement de l'obligation de quitter le territoire. ".
4. Il résulte des dispositions précitées qu'il appartient au magistrat désigné de se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français, refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, fixation du pays de destination, et interdiction de retour sur le territoire français, et des conclusions accessoires dont elles sont assorties. En revanche, il ne lui appartient pas de se prononcer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision portant refus de séjour ni sur les conclusions accessoires dont elles sont assorties. Il y a également lieu de renvoyer à la formation collégiale du tribunal les conclusions relatives aux frais de l'instance.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, la décision attaquée a été signée pour le préfet et par délégation, par Mme Amelle Ghayou, secrétaire générale adjointe. En vertu d'un arrêté du 18 janvier 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial du 22 janvier 2024 de la préfecture, le préfet de la Côte-d'Or a donné délégation à M. Johann Mougenot, secrétaire général de la préfecture de la Côte-d'Or et, en cas d'absence ou d'empêchement de M. Mougenot, à Mme Amelle Ghayou, secrétaire générale adjointe, à l'effet de signer tous arrêtés, décisions, circulaires, rapports, correspondances et documents relevant des attributions de l'État dans le département de la Côte-d'Or, à l'exception d'actes au nombre desquels ne figurent pas la décision attaquée. Il n'est pas établi, ni même allégué, que M. Mougenot n'aurait pas été absent ou empêché à la date de l'édiction de cette décision. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision contestée doit être écarté.
6. En second lieu, la décision relative au séjour mentionne les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde et est ainsi suffisamment motivée. Dès lors que la décision d'éloignement en litige, fondée sur les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour, en application des dispositions du l'article L. 613-1 du même code, le moyen tiré de son défaut de motivation doit être écarté.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine. Les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni aucune disposition légale ne garantissent aux ressortissants étrangers le droit de choisir le lieu le plus approprié pour développer leur vie privée et familiale. Le droit au respect de la vie privée et familiale ne saurait s'interpréter comme une obligation pour un Etat de s'incliner devant le choix fait par un étranger de s'installer sur son territoire, en dépit de la législation relative à l'entrée et au séjour des étrangers sur son territoire.
8. M. B est entré irrégulièrement sur le territoire français en novembre 2017, et s'y est maintenu irrégulièrement en dépit d'une mesure d'éloignement qui a été prise à son encontre en septembre 2022. Il fait valoir qu'il est employé en qualité de technicien fibre optique depuis le mois de mai 2019, mais son contrat de travail n'a pas été visé par l'autorité compétente. Il a épousé le 17 juin 2023 une ressortissante française avec laquelle il a engagé des démarches en vue de vivre ensemble dès le mois d'avril 2022, mais aucun enfant n'est né de cette union qui présente un caractère récent. Dans ces conditions, et alors que l'intéressé a vécu l'essentiel de son existence en Tunisie où demeurent ses parents et un frère, et nonobstant la circonstance que son épouse est actuellement sans emploi, la décision d'éloignement en litige n'a pas porté une atteinte excessive à son droit à une vie privée et familiale, garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, au regard des buts en vue desquels elle a été adoptée.
En ce qui concerne la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :
9. Dès lors que le requérant n'établit pas l'illégalité de la décision d'éloignement prise à son encontre, il n'est pas fondé à invoquer cette illégalité, par la voie de l'exception, à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision attaquée, qui ne méconnait pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
10. Dès lors que le requérant n'établit pas l'illégalité de la décision d'éloignement prise à son encontre, il n'est pas fondé à invoquer cette illégalité, par la voie de l'exception, à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision attaquée, qui ne méconnait pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
11. La décision d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an mentionne les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles se fonde et elle a pris effectivement en compte les critères prescrits par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté.
12. Dès lors que le requérant n'établit pas l'illégalité de la décision d'éloignement prise à son encontre, il n'est pas fondé à invoquer cette illégalité, par la voie de l'exception, à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision attaquée.
13. Dès lors que la décision contestée est fondée sur les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le requérant ne peut utilement invoquer la méconnaissance des dispositions des articles L. 612-7 et L. 612-8 du même code.
14. Contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet a pris en compte son mariage récent avec une ressortissante française, et pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés au point 8 du présent jugement, la décision d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an n'est ni entachée d'erreur de droit, ni prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision d'assignation à résidence :
15. La décision contestée mentionne les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde et est ainsi suffisamment motivée.
16. Dès lors que le requérant n'établit pas l'illégalité de la décision d'éloignement prise à son encontre, il n'est pas fondé à invoquer cette illégalité, par la voie de l'exception, à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision attaquée, qui ne méconnait pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour les mêmes motifs que ceux précédemment exposés.
17. Les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation commises au regard des dispositions des articles L. 733-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en prescrivant à l'intéressé de se présenter chaque jour à 9 heures à la brigade de gendarmerie de Beaune, ne sont assortis d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé.
18. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français, refus d'un délai de départ volontaire, fixation du pays de destination, interdiction de retour sur le territoire français et d'assignation à résidence en litige. Par suite, ses conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées, en tant qu'elles constituent des conclusions accessoires aux conclusions à fin d'annulation sur lesquelles il vient d'être statué.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions de la requête de M. B dirigées contre la décision portant refus de séjour, contenue dans l'arrêté du 5 février 2024, par lequel le préfet de la Côte-d'Or a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a assorti ces décisions d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, les conclusions accessoires dont elles sont assorties, et les conclusions relatives aux frais de l'instance des parties, sont renvoyées à une formation collégiale du tribunal.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet de la Côte-d'Or.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 février 2024.
Le magistrat désigné,
P. NicoletLe greffier,
J. Testori
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026