LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2400653

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2400653

lundi 11 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2400653
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationREFERE
Avocat requérantBALIMA ROMUALD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I- Par une requête, enregistrée le 28 février 2024 sous le n° 2400653, M. A alias E E alias E D, représenté par Me Balima, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 25 janvier 2024 par lequel le préfet du Doubs a décidé de le remettre aux autorités italiennes en vue de l'examen de sa demande d'asile ;

3°) d'enjoindre au préfet du Doubs de lui délivrer un titre de séjour sous l'identité de M. E D dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et à titre subsidiaire de réexaminer sa situation dans le même délai et sous la même astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat les dépens et la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la décision contestée est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte, d'insuffisance de motivation, d'un défaut d'examen particulier de sa situation, et d'une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 mars 2024, le préfet du Doubs conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

II- Par une requête, enregistrée le 28 février 2024 sous le n° 2400656, M. A alias E E alias E D, représenté par Me Balima, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 25 janvier 2024 par lequel le préfet du Doubs l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;

3°) d'enjoindre au préfet du Doubs de lui délivrer un titre de séjour sous l'identité de M. E D dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et à titre subsidiaire de réexaminer sa situation dans le même délai et sous la même astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat les dépens et la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que la décision contestée est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'un défaut d'examen particulier de sa situation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 mars 2024, le préfet du Doubs conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le règlement (CE) n° 1560/2003 de la Commission du 2 septembre 2003 ;

- le règlement (UE) n° 604-2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président du tribunal a désigné M. Nicolet, président, en application des dispositions de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

M. Nicolet a lu son rapport lors de l'audience publique qui s'est tenue en l'absence des parties.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A alias E E alias E D, ressortissant ivoirien, demande l'annulation de l'arrêté du 25 janvier 2024, par lequel le préfet du Doubs a décidé de le remettre aux autorités italiennes en vue de l'examen de sa demande d'asile, et de l'arrêté du même jour par lequel le préfet du Doubs l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours, par les deux requêtes susvisées qu'il y a lieu de joindre pour statuer par un seul jugement.

2. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle du requérant à raison d'une seule dotation pour les deux requêtes, eu égard aux dispositions des articles R. 776-5 et R. 776-6 du code de justice administrative.

3. Les arrêtés contestés ont été signés par Nathalie Valleix, secrétaire générale de la préfecture du Doubs, qui a reçu délégation à cet effet du préfet du Doubs par arrêté du 8 janvier 2024 publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, et il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le préfet se serait abstenu de procéder à un examen particulier de la situation de l'intéressé avant de prendre les arrêtés attaqués.

4. L'arrêté du 25 janvier 2024 par lequel le préfet du Doubs a décidé de remettre le requérant aux autorités italiennes en vue de l'examen de sa demande d'asile mentionne les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde et est ainsi suffisamment motivé.

5. Contrairement à ce que soutient le requérant, l'arrêté contesté de transfert aux autorités italiennes n'est pas entaché d'une erreur d'appréciation en mentionnant que l'intéressé s'est présenté sous deux identités différentes et qu'il ne justifie pas, par les pièces qu'il produit, être le père de l'enfant de Mme B C, qui fait l'objet d'une mesure identique de transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile.

6. Il résulte de tout ce qui précède que le surplus des conclusions des deux requêtes doit être rejeté, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de l'instance, ainsi que les conclusions relatives aux dépens, en l'absence de tels dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'aide juridictionnelle est accordée à titre provisoire à M. A alias E E alias E D à raison d'une seule dotation pour les deux requêtes.

Article 2 : Le surplus des conclusions des deux requêtes est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A alias E E alias E D, au préfet du Doubs et à Me Balima.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer, au préfet de Saône-et-Loire et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 mars 2024.

Le magistrat désigné,

P. NicoletLe greffier,

L. Lelong

La République mande et ordonne au préfet du Doubs, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions