mardi 20 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2400746 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MANHOULI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 mars 2024, M. C D, l'EARL Saint Gervais et Mme F A, représentés par Me Rothdiener demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 janvier 2024 par lequel le maire de Créancey a accordé à
M. E un permis de construire sur un terrain situé rue Saint-Léger à Créancey ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Créancey la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mai 2024 la commune de Créancey, représentée par Me Manhouli, conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par lettre du 5 juillet 2024, M. D et autres ont été invités à confirmer expressément, dans le délai d'un mois, le maintien des conclusions de leur requête.
Par un mémoire, enregistré le 22 juillet 2024, M. D et autres concluent au
non-lieu à statuer mais maintiennent leurs conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. En premier lieu, par un arrêté du 4 avril 2024, postérieur à l'introduction de la requête, la maire de Créancey a procédé au retrait de l'arrêté du 8 janvier 2024 délivrant à M. E un permis de construire sur un terrain situé rue Saint-Léger à Créancey. L'arrêté du 4 avril 2024 a été versé à l'instance par la commune le 15 mai 2024 et communiqué le même jour aux requérants. Le retrait de l'acte attaqué est devenu définitif. Par suite, les conclusions des requérants tendant à l'annulation du permis de construire délivré le 8 janvier 2024 sont devenues sans objet.
3. En second lieu, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par les requérants sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. C D, de l'EARL Saint Gervais et de Mme F A tendant à l'annulation de l'arrêté du
8 janvier 2024 délivrant à M. B E un permis de construire sur un terrain situé rue
Saint-Léger à Créancey.
Article 2 : Les conclusions présentées par les requérants sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C D, désigné représentant unique en application de l'article R. 411-5 du code de justice administrative, à la commune de Créancey et à M. B E.
Fait à Dijon le 20 août 2024.
Le président,
O. Rousset
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026