mardi 3 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2400778 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 mars 2024, M. B A :
1°) dépose plainte pour abus de pouvoir, discrimination et harcèlement qu'il déclare subir depuis son arrivée au centre de détention de Joux-la-Ville ;
2°) sollicite l'aide du tribunal afin d'obtenir son transfert dans un centre de réinsertion par le travail.
La clôture d'instruction a été fixée au 14 juin 2024 par ordonnance du 14 mars 2024.
Un mémoire en défense, présenté par le garde des sceaux, ministre de la justice, a été enregistré le 11 juillet 2024, postérieurement à la clôture d'instruction, et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. 1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 2Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2. D'une part, aux termes de l'article 40 du code de procédure pénale : " Le procureur de la République reçoit les plaintes et les dénonciations et apprécie la suite à leur donner conformément aux dispositions de l'article 40-1. () ".
3. Il ressort des termes de la requête que M. A entend porter plainte pour abus de pouvoir, discrimination et harcèlement qu'il déclare subir depuis son arrivée au centre de détention de Joux-la-Ville. De telles conclusions ne relèvent pas de la compétence de la juridiction administrative, mais de celle de l'ordre judiciaire. Par suite, les présentes conclusions de la requête de l'intéressé doivent être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.
4. D'autre part, le requérant demande au tribunal d'enjoindre au centre de détention de Joux-la-Ville de procéder à son transfert dans un centre de réinsertion par le travail. De telles conclusions à fin d'injonction, qui sont ainsi présentées à titre principal, sont manifestement irrecevables.
5. Par suite, les présentes conclusions de la requête de M. A ne peuvent qu'être rejetées comme manifestement irrecevables en application des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er :La requête de M. A est rejetée.
Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Copie en sera délivrée au centre de détention de Joux-la-Ville.
Fait à Dijon le 3 septembre 2024.
Le président,
P. Nicolet
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
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03/08/2026