mardi 26 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2400837 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET CLEMANG |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 mars 2024 et un mémoire complémentaire produit le 21 mars 2024, Mme A B épouse C, représentée par la SCP Clemang, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus opposée par le préfet de la Côte-d'Or à sa demande de renouvellement de carte de résident ;
2°) de faire injonction au préfet de la Côte d'Or de statuer sur sa demande de carte de résident dans les huit jours suivant la notification de l'ordonnance à venir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le paiement de la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Elle soutient que :
- elle n'a pas été convoquée pour se voir remettre la carte de résident annoncée par le mémoire en défense, de sorte que la requête n'a pas perdu son objet ;
- l'urgence est caractérisée, dès lors qu'elle doit être en possession d'un titre de séjour pour conclure le contrat à durée indéterminée que lui propose l'Ecole supérieure libre des sciences commerciales appliquées ;
- il est fait état de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, laquelle méconnaît les articles L. 426-17, L. 426-4 et L. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 mars 2024, le préfet de la Côte-d'Or conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient que, le 19 mars 2024, il a décidé d'accorder à Mme B une carte de résident longue durée-UE, de sorte que la requête a perdu son objet.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête au fond n° 2400836, enregistrée le 14 mars 2024.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Kieffer, greffière d'audience,
- le rapport de M. Zupan, juge des référés ;
- les observations de Me Clemang, pour Mme B épouse C, qui a repris les conclusions et moyens exposés dans ses mémoires.
L'instruction a été déclarée close à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B épouse C, née en 1984 et de nationalité chinoise, a obtenu en septembre 2013 une carte de résident en raison de son mariage avec un ressortissant marocain admis au statut de réfugié politique. Elle demande au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision implicite de refus opposée par le préfet de la Côte-d'Or à sa demande de renouvellement de cette carte.
2. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Côte-d'Or a décidé en cours d'instance, de délivrer à Mme B épouse C une carte de résident longue durée-UE, titre de séjour qu'elle avait sollicité à titre principal, valable du 18 septembre 2023 au 17 septembre 2033. Cette décision, de portée rétroactive et dont l'existence est suffisamment matérialisée par la capture d'écran du fichier national des étrangers produite par l'administration, opère le retrait de la décision en litige. Par suite, et alors même que Mme B épouse C n'a pas encore été convoquée en préfecture pour se voir remettre effectivement ce titre de séjour, sans doute en cours de fabrication par l'Agence nationale des titres sécurisés, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont perdu leur objet. Il n'y a donc pas lieu d'y statuer.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le paiement à Mme B épouse C d'une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par Mme B épouse C.
Article 2 : L'Etat versera à Mme B épouse C, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, une somme de 1 000 euros.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B épouse C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de la Côte-d'Or.
Fait à Dijon, le 26 mars 2024.
Le président du tribunal,
juge des référés,
D. ZUPAN
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026