LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2400935

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2400935

lundi 25 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2400935
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantDEBUT

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, praticien hospitalier, qui contestait l'arrêté du 19 novembre 2021 le plaçant en disponibilité d'office après une longue période de recherche d'affectation. Le tribunal a substitué la base légale de la décision, fondant le placement sur le quatrième alinéa de l'article R. 6152-273 du code de la santé publique (disponibilité d'office) plutôt que sur le 3° du II de l'article R. 6152-245 (convenances personnelles). Il a jugé que la procédure était régulière, que la décision était suffisamment motivée et qu'aucune erreur de droit, de fait ou détournement de pouvoir n'était établi.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés au greffe du tribunal administratif de Paris les 21 avril 2022 et 22 janvier 2024, et un mémoire enregistré le 30 janvier 2025, M. C B, représenté par Me Debut, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 19 novembre 2021 par lequel la directrice générale du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière (CNG-FPH) l'a placé en disponibilité à compter du 1er mars 2022 ;

2°) de mettre à la charge du CNG-FPH le versement d'une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de la justice administrative.

M. B soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché de vices de procédure tirés de l'absence de consultation de la commission statutaire nationale, d'une violation des " droits de la défense " résultant de la violation de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales relatif au droit à un procès équitable et de l'absence de mise en œuvre d'une procédure contradictoire préalable ;

- l'arrêté attaqué a été pris au terme d'une procédure irrégulière dès lors que le délai maximal de deux ans de placement en recherche d'affectation n'a pas été respecté, qu'aucun projet personnalisé n'a été établi et qu'il ne s'est pas vu proposer trois offres d'emplois ;

- l'arrêté attaqué est entaché d'une insuffisance de motivation ;

- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur de fait, d'une " violation directe de la règle de droit " et d'une erreur de droit au regard des articles R. 6152-5-2, R. 6152-236-1, R. 6152-245-II 3° et R. 6152-50-2 du code de la santé publique ;

- l'arrêté attaqué est entaché d'un détournement de pouvoir.

Par un mémoire en défense, enregistré au greffe du tribunal administratif de Paris le 2 février 2023, le CNG-FPH conclut au rejet de la requête.

Le CNG-FPH soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Par une ordonnance n° 2209298 du 21 mars 2024, prise sur le fondement de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, le vice-président de la 2ème section du tribunal administratif de Paris a transmis le dossier de la requête de M. B au tribunal administratif de Dijon.

Par une ordonnance du 13 décembre 2024, le président de la 3ème chambre du tribunal administratif de Dijon a fixé la clôture de l'instruction au 31 janvier 2025.

Par un courrier du 27 juin 2025, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de la substitution, comme base légale de la décision de mise en disponibilité, du quatrième alinéa de l'article R. 6152-273, alors en vigueur, du code de la santé publique au 3° du II de l'article R. 6152-245 du même code.

Le 1er juillet 2025, M. B a présenté ses observations à ce courrier du 27 juin 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code général de la fonction publique ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de la santé publique ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;

- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;

- le décret n° 2017-105 du 27 janvier 2017 relatif à l'exercice d'activités privées par des agents publics et certains agents contractuels de droit privé ayant cessé leurs fonctions, aux cumuls d'activités et à la commission de déontologie de la fonction publique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Boissy,

- et les conclusions de M. D.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, nommé praticien hospitalier à temps plein en 2005, exerçait ses fonctions au sein du service d'oto-rhino-laryngologie (ORL) du centre hospitalier de Sens. Au cours de l'année 2014, l'Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne a décidé de procéder à la fermeture du service ORL de cet établissement à compter du 1er octobre 2014. Le 30 mars 2015, le centre hospitalier de Sens a alors décidé de supprimer le poste sur lequel M. B exerçait ses fonctions. Après avoir recueilli, le 11 septembre 2015, l'avis de la commission statutaire nationale, la directrice générale du CNG-FPH a décidé, par un arrêté du 8 octobre 2015, de placer M. B en position de recherche d'affectation à compter du 1er novembre 2015. Par un arrêté du 10 octobre 2017, renouvelé le 25 avril 2018, la directrice générale du CNG-FPH a maintenu l'intéressé dans cette position pour une durée de six mois. Par un nouvel arrêté du 5 juillet 2018, M. B a été nommé en qualité de praticien des hôpitaux à temps partiel, à raison de six demi-journées hebdomadaires à compter du 1er septembre 2018, et a par ailleurs été maintenu en position de recherche d'affectation à raison de six-demi-journées par semaine pour une durée de six mois. Cette position a ensuite été renouvelée, à chaque fois pour six mois, les 7 février 2019, 1er septembre 2019, 25 février 2020, 7 août 2020 et 26 février 2021. Par un arrêté du 24 août 2021, la directrice générale du CNG-FPH a une nouvelle fois décidé de maintenir M. B dans la position de recherche d'affectation à raison de six demi-journées hebdomadaires, à compter du 1er septembre 2021, pour une durée de six mois. Par un arrêté du 19 novembre 2021, la directrice générale du CNG-FPH a mis fin au placement de recherche d'affectation de l'intéressé à compter du 1er mars 2022 et a placé l'intéressé en disponibilité pour " convenances personnelles " pour une durée d'un an à compter de cette même date. M. B a exercé un recours gracieux contre cette décision le 21 décembre 2021 qui a été implicitement rejeté. M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté du 19 novembre 2021.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le cadre juridique :

2. L'article L. 6152-5-2 du code de la santé publique, dans sa rédaction alors applicable, prévoit que : " Les praticiens hospitaliers peuvent être placés en recherche d'affectation auprès du Centre national de gestion mentionné à l'article 116 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 () pour une période maximale de deux ans. Pendant cette période, ils sont rémunérés par cet établissement, qui exerce à leur égard toutes les prérogatives reconnues à l'autorité investie du pouvoir de nomination. / Le Centre national de gestion établit, après consultation du praticien placé en recherche d'affectation, un projet personnalisé d'évolution professionnelle qui a pour objet de faciliter son affectation dans un établissement public de santé ou son accès à un autre emploi des secteurs public ou privé. / Il garantit au praticien placé en recherche d'affectation un suivi individualisé et régulier ainsi qu'un appui dans ses démarches pour retrouver un emploi. / Au cours de la période définie au premier alinéa du présent article, le directeur général du Centre national de gestion adresse au praticien hospitalier des propositions d'offres d'emploi public fermes et précises, correspondant à son projet personnalisé d'évolution professionnelle et tenant compte de sa situation de famille et de son lieu de résidence habituel. / Le praticien qui refuse successivement trois offres d'emploi formulées dans les conditions définies au quatrième alinéa est placé en position de disponibilité d'office ou admis à la retraite s'il remplit les conditions nécessaires. / Le Centre national de gestion verse les allocations mentionnées à l'article L. 5424-1 du code du travail aux praticiens involontairement privés d'emploi au cours de leur recherche d'affectation, au lieu et place de leur dernier employeur. / Lorsque, moins de quatre mois avant la fin de la période de la recherche d'affectation, le praticien hospitalier s'est vu présenter moins de trois offres d'emploi satisfaisant aux conditions prévues au quatrième alinéa du présent article, le directeur général du Centre national de gestion peut décider, après avis du directeur de l'établissement d'accueil et du président de la commission médicale d'établissement, une nomination en surnombre selon les modalités définies au quatrième alinéa de l'article 116 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 (). Cette nomination doit correspondre au projet personnalisé d'évolution professionnelle et tenir compte de la situation de famille et du lieu de résidence habituel. Le Centre national de gestion continue d'assurer un suivi individualisé et régulier ainsi qu'un appui dans les démarches du praticien ainsi placé en surnombre. La période prévue au premier alinéa du présent article est, dans ce cadre, prolongée pour permettre l'application du quatrième alinéa ".

3. L'article R. 6152-236-1, alors applicable, du code de la santé publique dispose que : " La recherche d'affectation est la situation dans laquelle le praticien des hôpitaux à temps partiel en activité est placé, compte tenu des nécessités du service, auprès du Centre national de gestion, soit sur sa demande, soit d'office, en vue de permettre son adaptation ou sa reconversion professionnelle ou de favoriser la réorganisation ou la restructuration des structures hospitalières. / Lorsque la demande de placement en recherche d'affectation est présentée par le praticien, le directeur transmet celle-ci au directeur général du Centre national de gestion, accompagnée de son avis et de celui du président de la commission médicale de l'établissement. / Lorsque la demande de placement en recherche d'affectation est présentée en application de l'article L. 6143-7 par le directeur de l'établissement, celui-ci adresse sa demande au directeur général du Centre national de gestion. Celle-ci est accompagnée de la proposition du chef de pôle ou, à défaut, du responsable du service, de l'unité fonctionnelle ou d'une autre structure interne ainsi que de l'avis du président de la commission médicale d'établissement. / Lorsque la demande de placement en recherche d'affectation est présentée dans le cadre de l'application des dispositions de l'article L. 6131-5 par le directeur de l'établissement ou, en cas de carence, par le directeur général de l'agence régionale de santé, celui-ci saisit le directeur général du Centre national de gestion sans que les propositions et avis mentionnés à l'alinéa ci-dessus soient requis. / Le placement d'un praticien des hôpitaux à temps partiel en recherche d'affectation est prononcé, après avis de la commission statutaire nationale et pour une durée maximale de deux ans, par arrêté du directeur général du Centre national de gestion qui exerce à son égard toutes les prérogatives reconnues à l'autorité investie du pouvoir de nomination ". Aux termes de l'article R. 6152-236-5, alors en vigueur, du code de la santé publique : " Le praticien des hôpitaux à temps partiel placé en recherche d'affectation peut postuler aux emplois dont la vacance est publiée. / Au cours de la période de recherche d'affectation, le directeur général du Centre national de gestion adresse au praticien des propositions d'offres d'emploi public fermes et précises, correspondant à son projet personnalisé d'évolution professionnelle et tenant compte de sa situation de famille et de son lieu de résidence habituel. À cet effet, il adresse le curriculum vitae du praticien ainsi que son projet personnalisé d'évolution professionnelle aux chefs des établissements mentionnés à l'article R. 6152-201 dont les postes de praticiens des hôpitaux à temps partiel vacants ou susceptibles de le devenir n'ont pas encore fait l'objet d'une publication ou n'ont pas été pourvus après publication. Le chef d'établissement transmet sa réponse, assortie de la proposition du chef de pôle ou, à défaut, du responsable de la structure interne, et de l'avis du président de la commission médicale d'établissement, dans le délai d'un mois suivant la notification de ces documents. En cas de refus, celui-ci est motivé. / Le directeur général du Centre national de gestion adresse au praticien les propositions d'emploi ainsi transmises par les établissements. Si l'intéressé ne fait pas connaître sa réponse dans le délai de dix jours suivant la date de notification de ces propositions, son silence est considéré comme un refus. En cas d'acceptation de l'une des propositions qui lui ont été adressées, le directeur général du Centre national de gestion nomme le praticien sur l'emploi considéré, sans publication de la vacance du poste ni consultation de la commission statutaire nationale. / Le praticien qui refuse successivement trois offres d'emploi formulées dans les conditions définies ci-dessus est placé en position de disponibilité d'office, dans les conditions prévues à l'article R. 6152-242, ou admis à la retraite s'il remplit les conditions nécessaires. / Le praticien hospitalier peut démissionner durant la période de recherche d'affectation, conformément aux dispositions de l'article R. 6152-270, sans qu'il puisse lui être imposé de poursuivre ses fonctions pendant une période de six mois au plus à compter de la date de notification de l'acceptation de sa démission ". L'article R. 6152-236-6, alors applicable, du même code prévoit que : " Lorsque, moins de quatre mois avant la fin de la période de la recherche d'affectation, le praticien s'est vu présenter moins de trois offres d'emploi satisfaisant aux conditions mentionnées au deuxième alinéa de l'article R. 6152-236-5, le directeur général du Centre national de gestion peut décider, après avis du directeur de l'établissement d'accueil, une nomination en surnombre selon les modalités définies au quatrième alinéa de l'article 116 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 (). Cette nomination doit correspondre au projet personnalisé d'évolution professionnelle de l'intéressé et tenir compte de sa situation de famille et du lieu de sa résidence habituelle. Le Centre national de gestion continue d'assurer un suivi individualisé et régulier ainsi qu'un appui dans les démarches du praticien ainsi placé en surnombre. La période de recherche d'affectation est, dans ce cadre, prolongée au-delà de deux ans pour permettre l'application du deuxième alinéa de l'article R. 6152-236-5. / Le praticien qui n'a pu se voir proposer trois offres d'emploi avant la fin de sa période de recherche d'affectation est maintenu dans cette situation, pour des durées ne pouvant excéder six mois, après avis de la commission statutaire nationale. Dans ce cas, la période de recherche d'affectation prend fin dans les conditions prévues à l'article R. 6152-236-5 après application, le cas échéant des dispositions du premier alinéa, lorsque l'agent a accepté une offre d'emploi ou refusé une troisième offre d'emploi conformément aux dispositions du même article. / Le Centre national de gestion présente annuellement au comité consultatif national paritaire un bilan de la gestion des praticiens des hôpitaux à temps partiel en recherche d'affectation ". L'article R. 6152-242, alors en vigueur, de ce code dispose que : " Les praticiens des hôpitaux à temps partiel peuvent être mis en disponibilité soit d'office, dans les cas prévus aux articles R. 6152-229 à R. 6152-232, et à l'article R. 6152-236-5, R. 6152-243, R. 6152-273 et R. 6152-274, soit sur leur demande ". Aux termes de l'article R. 6152-50-2 de ce code : " Le Centre national de gestion établit, au terme d'un ou plusieurs échanges avec le praticien concerné dans un délai maximum de six mois suivant son placement en recherche d'affectation, un projet personnalisé d'évolution professionnelle qui a pour objet de faciliter son affectation dans un établissement public de santé ou son accès à un autre emploi des secteurs public ou privé. / Ce projet comporte notamment : / 1° Les souhaits d'évolution professionnelle de l'intéressé ; / 2° Les types d'emplois, d'activités et de responsabilités auxquels, dans ce cadre, est susceptible d'être candidat le praticien ou qui peuvent lui être proposés ; / 3° Le cas échéant, les types de missions temporaires qui peuvent lui être confiées ; / 4° Les actions d'orientation, de formation, d'évaluation et de validation des acquis de l'expérience professionnelle destinées à favoriser la réorientation du praticien ; / 5° Les actions d'accompagnement mises en œuvre par le Centre national de gestion. / Le projet personnalisé d'évolution professionnelle donne lieu à un document dont un exemplaire est remis au praticien concerné. / Toute modification du projet personnalisé d'évolution professionnelle, le cas échéant après une évaluation à mi-parcours de la mise en œuvre du projet, intervient dans les conditions prévues au premier alinéa du présent article. / Le Centre national de gestion organise un suivi individualisé et régulier de la situation du praticien destiné à l'accompagner dans son évolution professionnelle ainsi que, le cas échéant, dans l'adaptation de ses compétences aux types d'emplois, d'activités ou de responsabilités mentionnés dans son projet personnalisé d'évolution professionnelle. Le praticien bénéficie d'un entretien au moins bimestriel avec les personnes en charge de son suivi. / Le praticien hospitalier placé en recherche d'affectation est tenu d'accomplir toutes les actions et démarches, concertées avec lui et arrêtées par le directeur général du Centre national de gestion, lui permettant soit de retrouver une affectation dans un établissement public de santé, soit d'accéder à un autre emploi des secteurs public ou privé. Il peut assurer, à la demande du Centre national de gestion ou avec son accord, des missions dans l'un des établissements, administrations ou structures auprès desquels une mise à disposition est autorisée conformément aux dispositions de l'article R. 6152-50 ou dans un établissement de santé privé. / Le praticien hospitalier peut bénéficier, à sa demande ou à celle du directeur général du Centre national de gestion, d'un bilan professionnel et suivre des actions de formation. / En cas de projet de reconversion professionnelle, il peut effectuer des stages auprès de tout organisme susceptible de lui offrir une formation pratique appropriée. / Ces missions ou stages sont assurés dans le cadre d'une convention passée entre l'organisme d'accueil et le Centre national de gestion. / Lorsqu'il envisage de s'orienter vers un mode d'exercice libéral, le praticien hospitalier placé en recherche d'affectation peut, à sa demande et par dérogation aux articles R. 6152-208 et R. 6152-209-1, être nommé dans le corps des praticiens hospitaliers à temps partiel ou demander à bénéficier d'une mise en disponibilité dans les conditions prévues au 3° du II de l'article R. 6152-64 ".

4. En application du 3° du II de l'article R. 6152-245, alors en vigueur, du code de la santé publique, les praticiens hospitaliers exerçant à temps partiel peuvent être mis en disponibilité pour convenances personnelles, à leur demande et sous réserve des nécessités du service, pour une durée d'un an renouvelable. S'agissant des praticiens hospitaliers exerçant à temps plein, une mise en disponibilité pour convenances personnelles peut leur être accordée, à leur demande et sous réserve des nécessités du service, pour une durée ne pouvant excéder trois ans sur le fondement du 3° du II de l'article R. 6152-64, dans sa rédaction alors applicable, de ce même code. L'article R. 6152-273, alors en vigueur, du même code prévoit notamment que s'il ne peut être pourvu d'une nouvelle affectation, le praticien est soit placé d'office dans la position de disponibilité soit licencié.

En ce qui concerne le bien fondé des moyens :

S'agissant de la légalité externe :

5. En premier lieu, aucune disposition législative ou réglementaire n'a prévu la consultation de la commission statutaire nationale du CNG-FPH ou n'imposait de mettre en œuvre une procédure contradictoire préalable avant de prendre l'arrêté attaqué. Au demeurant, il ressort des pièces du dossier la commission statutaire nationale du CNG-FPH a, en l'espèce, été consultée et que le procès-verbal de la séance du 10 juin 2021 a été communiqué au requérant dans le cadre de la présente instance. Les vices de procédure allégués à ce titre doivent par suite être écartés.

6. En deuxième lieu, le moyen tiré d'une violation des " droits de la défense " résultant de la violation de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales relatif au droit à un procès équitable est inopérant à l'égard de l'arrêté attaqué lequel n'a en tout état de cause pas le caractère d'une sanction.

7. En troisième lieu, le requérant fait valoir que la décision est irrégulière dès lors que le délai maximal de deux ans de placement en recherche d'affectation n'a pas été respecté, qu'aucun projet personnalisé n'a été établi et qu'il ne s'est pas vu proposer trois offres d'emplois.

8. D'une part, si, en application des dispositions combinées des articles L. 6152-5-2 et R. 6152-236-6 du code de la santé publique, l'absence de possibilité pour le CNG-FPH de proposer trois offres à M. B a justifié les prolongations successives de la durée initiale de deux ans de placement en recherche d'affectation, aucune disposition législative ou réglementaire n'interdisait au CNG-FPH de mettre fin à la recherche d'affectation dès lors que les trois offres d'emploi constituaient uniquement un objectif pour le CNG-FPH mais pas une obligation.

9. D'autre part, contrairement à ce qu'il soutient, M. B a fait l'objet d'un projet personnalisé d'évolution professionnelle comprenant notamment plusieurs recherches d'affectation au sein d'établissements hospitaliers, la communication d'une liste de postes relevant de sa spécialité, une proposition d'affectation au sein d'un groupement de coopération sanitaire et surtout le maintien de l'intéressé en recherche d'affectation à raison de six demi-journées par semaine pour lui permettre d'exercer six autres demi-journées par semaine une activité dans le secteur libéral.

10. Il résulte de ce qui a été dit aux points 8 et 9 que le CNG-FPH n'a entaché l'arrêté attaqué d'aucune irrégularité sur les points allégués par le requérant et n'a en tout état de cause commis aucune erreur de droit à ce titre.

11. En dernier lieu, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des considérations de droit et de faits qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit dès lors, en tout état de cause, être écarté.

S'agissant de la légalité interne :

12. En premier lieu, il résulte de l'économie générale des dispositions citées au points 2 et 3 que la position de la recherche d'affectation n'est pas un droit pour le praticien hospitalier dont le poste est supprimé et que, dans le cas où elle est accordée, le CNG-FPH, au-delà d'une période initiale de deux ans, réexamine périodiquement la nécessité ou l'opportunité de maintenir le praticien dans cette position en tenant compte non seulement des diligences et des démarches accomplies par le praticien, du nombre d'offres d'emploi refusés par l'intéressé mais aussi, de manière plus générale, de l'appréciation du niveau des affectations que ce praticien a pu retrouver dans un établissement public de santé ou des autres emplois que celui-ci exerce dans les secteurs public ou privé.

13. Il ressort des pièces du dossier et n'est pas sérieusement contesté que M. B, dans le cadre de l'activité libérale qu'il a développée, perçoit des revenus supérieurs à ceux auxquels il pourrait prétendre, même en fin de carrière, s'il exerçait les fonctions de praticien hospitalier. Dès lors, en estimant que l'intéressé avait en réalité retrouvé un emploi dans le secteur privé et en mettant fin, pour ce motif, au placement de recherche d'affectation de l'intéressé à compter du 1er mars 2022, la directrice générale du CNG-FPH n'a entaché l'arrêté attaqué d'aucune violation de la règle de droit, d'erreur de droit ou d'erreur de fait.

14. En deuxième lieu, il est vrai que, ainsi que le soutient à juste titre le requérant et ainsi qu'il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué -notamment de ses visas-, la décision de placer dans la position de la disponibilité M. B, qui avait alors la qualité de praticien des hôpitaux à temps partiel, ne pouvait pas être légalement prise sur le fondement du 3° du II de l'article R. 6152-245 du code de la santé publique dès lors que l'intéressé n'avait fait aucune demande tendant à être placé en disponibilité pour convenances personnelles.

15. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.

16. La décision de mise en disponibilité trouve en l'espèce son fondement légal dans les dispositions combinées des articles R. 6152-242 et R. 6152-273 du code de la santé publique, qui peuvent être substituées à celles du 3° du II de l'article R. 6152-245 dès lors, en premier lieu, que M. B ne pouvait pas être pourvu d'une nouvelle affectation correspondant à son projet professionnel et à ses impératifs personnels, en deuxième lieu que cette substitution de base légale n'a eu pour effet de priver l'intéressé d'aucune garantie et, en troisième lieu, que l'administration disposait du même pouvoir d'appréciation.

17. En dernier lieu, le détournement de pouvoir allégué n'est pas établi.

18. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué. Ses conclusions à fins d'annulation doivent par suite être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge du CNG-FPH, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement de la somme que demande M. B au titre des frais qu'il a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.

DECIDE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière.

Délibéré après l'audience du 3 juillet 2025 à laquelle siégeaient :

- M. Boissy, président,

- Mme Desseix, première conseillère,

- Mme Bois, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 août 2025.

L'assesseure la plus ancienne,

M. DesseixLe président,

L. Boissy

La greffière

M. A

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles, en ce qui la concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Le greffier

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions