mardi 14 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2401343 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SZTAJNBERG SOLÈNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 avril 2024 et un mémoire complémentaire produit le 14 mai 2024, la société Bouygues Telecom et la société Cellnex France Infrastructures, représentées par Me Hamri, demandent au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision, en date du 18 décembre 2023, par laquelle le maire de la commune de Saint-Eloi a indiqué au syndicat intercommunal d'énergie, d'équipement et d'environnement de la Nièvre (SIEEN) qu'il s'opposait au raccordement au réseau public d'électricité de la station de radiotéléphonie mobile en cours d'installation au lieudit La Garenne, ensemble la décision du 5 mars 2024 rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au maire de Saint-Eloi d'autoriser ce raccordement dans les huit jours suivant la notification de l'ordonnance à venir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, ou, subsidiairement, de procéder à une nouvelle instruction de la demande du SIEEN, dans le même délai et sous la même astreinte ;
3°) de condamner la commune de Saint-Eloi à lui verser la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- la condition d'urgence est remplie, compte tenu, d'une part, de l'intérêt général qui s'attache au développement du réseau de téléphonie mobile de la société Bouygues Telecom et à la continuité de ce service, d'autre part, des obligations qui sont imposées à cette société par l'autorisation dont elle bénéficie ; l'installation projetée est nécessaire pour assurer dans des conditions satisfaisantes la couverture d'un territoire desservant environ 1 400 habitants et remédier à la saturation des sites avoisinants ;
- il est fait état de moyens de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées ; en effet :
• la décision du 18 décembre 2023 ne satisfait pas à l'exigence de motivation résultant des articles L. 424-3 et R. 424-5 du code de l'urbanisme, ainsi que des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
• cette décision a été prise de façon précipitée, sans examen particulier des circonstances ;
• elle est entachée d'erreur de droit dès lors que la station de téléphonie mobile litigieuse a fait l'objet d'une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable de travaux et bénéficie ainsi de la garantie d'accès au réseau électrique, selon le principe posé par l'article 1er de la loi du 11 février 2000, l'article 2 de la loi du 13 juillet 2005, l'article L. 100-1 du code de l'énergie ou encore l'article L. 322-8 du même code ;
• elle méconnaît l'article L. 111-12 du code de l'urbanisme, sans que puisse être à cet égard utilement opposée, en tout état de cause, une prétendue illégalité de l'autorisation d'urbanisme ;
• les décisions attaquées ne sauraient trouver une justification dans le non-respect allégué du devoir de mutualisation mentionné à l'article D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques, qui ne crée aucune obligation de partage des installations et à l'application duquel, en tout état de cause, s'oppose le principe d'indépendance des législations ;
• ces décisions ne sauraient davantage s'appuyer sur une prétendue impossibilité de raccordement au réseau électrique, évoquée en termes abscons par la commune sur un fondement en tout état de cause erroné en droit, en l'occurrence l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, qui ne peut être opposé qu'aux demandes de permis de construire ou aux déclarations de travaux, non aux demandes de raccordement électrique ;
• le maire de Saint-Eloi ne saurait enfin se fonder sur le principe de précaution, en l'absence de risque sanitaire avéré lié aux ondes électromagnétiques provenant des stations relais.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 mai 2024, la commune de Saint-Eloi, représentée par Me Sztajnberg, conclut au rejet de la requête et à la condamnation des sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France Infrastructures à lui verser la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie, le territoire communal étant correctement couvert, comme l'établissent les cartes publiées sur le site de l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP) ;
- aucun des moyens invoqués n'est propre à faire naître un doute quant à la légalité de la décision attaquée ; en effet :
• cette décision est suffisamment motivée ;
• elle procède d'une instruction complète et d'un examen particulier de la situation ;
• le projet des sociétés requérantes ne respecte pas leur obligation d'œuvrer à la mutualisation des installations, prévue par l'article D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques ;
• le raccordement au réseau est impossible au regard de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme ; le SIEEN a négligé de prendre en compte l'existence d'une antenne relais déjà électrifiée et ne l'a pas mise à même d'apprécier la suffisance du réseau actuel ; le site se situe en zone naturelle et l'installation de l'antenne relais a une incidence sur les parcelles constructibles avoisinantes ;
• le principe de précaution posé par l'article 5 de la Charte de l'environnement s'oppose à la réalisation de la station relais litigieuse.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2401182, enregistrée le 12 avril 2024.
Vu :
- la Constitution, notamment la Charte de l'environnement à laquelle renvoie son Préambule ;
- le code de l'énergie ;
- le code des postes et des communications électroniques ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique, tenue en présence de Mme Lelong, greffière d'audience :
- le rapport de M. Zupan, juge des référés ;
- les observations de Me Miloux, pour les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France Infrastructures, qui a repris les conclusions et moyens exposés dans la requête et le mémoire complémentaire visés ci-dessus ;
- les observations de Me Sztajnberg, pour la commune de Saint-Eloi, qui a repris les conclusions et moyens exposés dans le mémoire en défense visé ci-dessus.
L'instruction a été déclarée close à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. La société Cellnex France Infrastructure a déposé en mairie de Saint-Eloi une déclaration préalable de travaux portant sur l'installation, pour le compte de la société Bouygues Telecom, d'une antenne relais de téléphonie mobile sur un terrain sis au lieudit La Garenne et s'est trouvée titulaire, le 25 juin 2023, d'une décision tacite de non-opposition. Le syndicat intercommunal d'énergie, d'équipement et d'environnement de la Nièvre (SIEEN) a transmis à la commune, le 13 décembre 2023, un descriptif des travaux de raccordement de cette installation au réseau d'électricité et sollicité l'autorisation d'y procéder. Par lettre du 18 décembre 2023, adressée à ce syndicat, le maire de Saint-Eloi a indiqué qu'il entendait s'opposer au raccordement électrique de l'antenne et interdire tous travaux à cette fin sur la voirie communale. Les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France Infrastructures demandent au juge des référés d'ordonner la suspension de l'exécution de cette décision ainsi que de celle du 5 mars 2024 portant rejet de leur recours gracieux.
Sur la demande de suspension :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". L'article R. 522-1 du même code dispose, en son premier alinéa : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".
3. En premier lieu, il résulte de ces dispositions que l'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
4. Les requérantes versent aux débats des cartes de couverture rendant compte du maillage incomplet du territoire de la commune de Saint-Eloi par le réseau de téléphonie mobile de quatrième génération (4G) de la société Bouygues Telecom, cartes dont la fiabilité et la valeur probante ne sont pas sérieusement remises en cause par celle que produit la commune de Saint-Eloi qui, si elle émane du site de l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP), demeure indicative et, surtout, concerne quant à elle la couverture en 2G/3G, en outre seulement pour les liaisons vocales les messages alphanumériques courts (SMS), donc à l'exclusion de l'internet mobile. Ainsi, compte tenu de l'intérêt public attaché à la couverture de l'ensemble du territoire par les réseaux de téléphonie mobile et aux intérêts propres de la société Bouygues Telecom, laquelle a pris des engagements vis à vis des pouvoirs publics quant au déploiement de ses installations, la condition d'urgence posée par l'article L. 521-1 code de justice administrative doit être regardée comme remplie.
5. En second lieu, les moyens tirés du défaut de motivation, du défaut d'examen particulier de la situation, de la méconnaissance des droits attachés à la décision de non-opposition à déclaration préalable de travaux du 25 juin 2023 et de la violation de l'article L. 111-12 du code de l'urbanisme se révèlent, en l'état de l'instruction, propres à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées.
6. Dans son mémoire en défense, néanmoins, la commune de Saint-Eloi argue de considérations dont il n'avait pas été fait état dans les décisions en litige, en l'occurrence, d'une part, le non-respect de l'objectif de mutualisation des installations de téléphonie mobile énoncé par l'article D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques, d'autre part, l'impossibilité de réaliser le raccordement électrique litigieux, en se référant sur ce point aux dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, enfin, les exigences tenant au principe de précaution. La commune de Saint-Eloi doit être regardée, ce faisant, comme soumettant au juge des référés une demande de substitution de motifs.
7. L'administration peut faire valoir devant le juge des référés que la décision dont il lui est demandé de suspendre l'exécution est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge des référés, après avoir mis à même l'auteur de la demande, dans des conditions adaptées à l'urgence qui caractérise la procédure de référé, de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher s'il ressort à l'évidence des données de l'affaire, en l'état de l'instruction, que ce motif est susceptible de fonder légalement la décision et que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative et à condition que la substitution demandée ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué, le juge des référés peut procéder à cette substitution pour apprécier s'il y a lieu d'ordonner la suspension qui lui est demandée.
8. En l'espèce, la prétendue impossibilité de raccorder l'installation litigieuse au réseau public d'électricité, invoquée en termes imprécis et quelque peu confus, n'est aucunement démontrée et la commune se réfère d'ailleurs à cet égard inutilement aux dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, lesquelles permettent de s'opposer à une demande d'autorisation d'urbanisme, mais non à la mise en œuvre d'une autorisation déjà acquise. Par ailleurs, la commune invoque tout aussi inutilement l'article D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques, qui ne fixe pas une règle d'urbanisme et à l'application duquel s'oppose ainsi le principe d'indépendance des législations. Au demeurant, ce motif de substitution vise en réalité à remettre en cause non le raccordement électrique de l'antenne projetée, mais le principe même de l'installation de celle-ci, alors que le maire de Saint-Eloi a pris tacitement une décision désormais définitive de non-opposition à déclaration préalable de travaux. La même erreur de droit, confinant au détournement de pouvoir, entache le motif de substitution fondé sur le principe de précaution. Ainsi, il ne saurait être envisagé de procéder à une substitution de motifs.
9. Il convient d'indiquer, pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, que le juge des référés n'est saisi d'aucun autre moyen sur la pertinence duquel il lui appartiendrait de se prononcer.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France Infrastructures sont fondées à demander la suspension de l'exécution des décisions du maire de Saint-Eloi des 18 décembre 2023 et 5 mars 2024.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. La présente ordonnance implique nécessairement que le maire de Saint-Eloi autorise, cela à titre nécessairement provisoire, jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête au fond des sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France Infrastructures, le raccordement de la station relais de téléphonie mobile litigieuse au réseau public d'électricité. Il y a lieu, par suite, de lui adresser une injonction en ce sens et de lui impartir un délai de huit jours pour y satisfaire. Il n'apparaît en revanche pas nécessaire, à ce stade, d'assortir cette mesure d'exécution de l'astreinte sollicitée par les sociétés requérantes.
Sur les frais liés au litige :
12. Il n'y a pas lieu, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de la commune de Saint-Eloi le paiement aux sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France Infrastructures de la somme globale de 1 500 euros en remboursement des frais exposés et non compris dans les dépens. Les conclusions présentées sur le même fondement par la commune de Saint-Eloi, partie perdante à l'instance, ne peuvent quant à elles qu'être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution des décisions du maire de Saint-Eloi des 18 décembre 2023 et 5 mars 2024 est suspendue.
Article 2 : Il est fait injonction au maire de Saint-Eloi d'autoriser à titre provisoire, dans les huit jours suivant la notification de la présente ordonnance, le raccordement au réseau d'électricité de la station relais de téléphonie mobile de la société Bouygues Telecom sise au lieudit La Garenne.
Article 3 : La commune de Saint-Eloi versera aux sociétés Bouygues Telecom et Cellnex France Infrastructures la somme globale de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête et les conclusions accessoires de la commune de Saint-Eloi présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetés.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Bouygues Telecom, à la société Cellnex France Infrastructures et à la commune de Saint-Eloi.
Fait à Dijon, le 14 mai 2024.
Le président du tribunal,
juge des référés,
D. ZUPAN
La République mande et ordonne au préfet de la Nièvre, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026