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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2401406

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2401406

mardi 29 avril 2025

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2401406
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationCH 1 JU

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon rejette la requête de Mme A, qui contestait la décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Côte-d'Or du 18 avril 2024. Cette décision avait rejeté comme tardif son recours administratif préalable obligatoire contre une décision antérieure lui reconnaissant la qualité de travailleur handicapé et l'orientant vers le marché du travail. Le tribunal constate que Mme A ne critique pas le motif d'irrecevabilité (forclusion) opposé à son recours, rendant inopérant son moyen tiré d'une erreur d'appréciation sur le fond. La requête est donc rejetée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 2 mai 2024 et un mémoire complémentaire produit le 10 mai 2024, établi au moyen du formulaire prévu par l'article R. 772-7 du code de justice administrative, Mme B A conteste la décision, en date du 18 avril 2024, par laquelle la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Côte-d'Or a rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision de cette commission du 21 septembre 2023 lui reconnaissant la qualité de travailleur handicapé et l'orientant vers le marché du travail.

Elle soutient que son handicap la rend inapte à l'exercice de toute activité professionnelle et justifie la reconnaissance d'une invalidité de catégorie 2.

La requête a été communiquée à la maison départementale des personnes handicapées de la Côte-d'Or, qui n'a pas produit d'observations.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été seulement entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de M. Zupan, président-rapporteur, les parties n'étant ni présentes ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B A conteste la décision, en date du 18 avril 2024, par laquelle la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées de la Côte-d'Or a rejeté comme tardif son recours administratif préalable obligatoire formé contre la décision de cette commission du 21 septembre 2023 lui reconnaissant la qualité de travailleur handicapé pour une durée de trois ans et l'orientant vers le milieu ordinaire du travail.

2. Mme A ne critique pas le motif d'irrecevabilité opposé à son recours administratif préalable. Faute de mettre le tribunal à même de remettre en cause, le cas échéant, la forclusion relevée par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapée de la Côte-d'Or, et donc le caractère définitif de sa décision initiale du 21 septembre 2023, la requérante conteste inutilement le bien-fondé de l'appréciation à laquelle cette commission s'est livrée pour lui reconnaître la qualité de travailleur handicapé et se prononcer sur son orientation. Le moyen tiré de l'erreur d'appréciation est donc inopérant.

3. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision de la commission des droits et de l'autonomie de la Côte-d'Or du 18 avril 2024.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à la maison départementale des personnes handicapées de la Côte-d'Or.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 avril 2025.

Le président,

David ZupanLa greffière,

Christine Chapiron

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière

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