mardi 29 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2401597 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BEYSANG MÉLINA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 mai 2024, la société Système Wolf, représentée par la SELARL VMV-Hallel, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :
1°) de condamner la communauté de communes de Mirebellois et Fontenois (CCMF) à lui verser une provision de 179 298,55 euros TTC, assortie des intérêts moratoires contractuels et de la capitalisation des intérêts, correspondant au montant cumulé des soldes du lot n° 3 " charpente - structure bois - bardage " et du lot n° 4 " charpente métallique - couverture - bardage " du marché ayant pour objet la construction d'un gymnase sur le territoire de la commune de Fontaine-Française, ainsi qu'une somme de 40 euros au titre de l'indemnité forfaitaire de recouvrement ;
2°) de mettre à la charge de la CCMF une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société Système Wolf soutient qu'elle a droit, de manière non sérieusement contestable, à une provision de 179 298,55 euros TTC dès lors que cette somme correspond au montant cumulé des solde des décomptes généraux des lots nos 3 et 4 et que ces décomptes sont devenus définitifs.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 juillet 2024, la CCMF, représentée par ADAES Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la société Système Wolf le versement d'une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La CCMF soutient que l'existence de l'obligation dont se prévaut la société Système Wolf est sérieusement contestable dès lors qu'il n'existe aucun décompte général tacite pour les lots nos 3 et 4.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- l'arrêté du 8 septembre 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux ;
- l'arrêté du 3 mars 2014 modifiant l'arrêté du 8 septembre 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Boissy, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Le 15 février 2021, la communauté de communes de Mirebellois et Fontenois (CCMF) a confié à la société Système Wolf le lot n° 3 " charpente - structure bois - bardage " et le lot n° 4 " charpente métallique - couverture - bardage " du marché ayant pour objet la construction d'un gymnase sur le territoire de la commune de Fontaine-Française. La réception des travaux a été prononcée sans réserve 13 juillet 2023. Un litige s'est ensuite noué lors de l'établissement du règlement financier de ces deux lots. Estimant être titulaire de décomptes généraux définitifs, la société Système Wolf demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, de condamner la CCMF à lui verser une provision, au principal, de 179 298,55 euros TTC correspondant au montant cumulé des soldes des décomptes généraux des lots nos 3 et 4.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable () ". Pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude. Dans ce cas, le montant de la provision que peut allouer le juge des référés n'a d'autre limite que celle résultant du caractère non sérieusement contestable de l'obligation dont les parties font état. Dans l'hypothèse où l'évaluation du montant de la provision résultant de cette obligation est incertaine, le juge des référés ne doit allouer de provision, le cas échéant assortie d'une garantie, que pour la fraction de ce montant qui lui parait revêtir un caractère de certitude suffisant.
En ce qui concerne le cadre juridique contractuel :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 13.3, relatif la " demande de paiement finale ", du cahier des clauses administratives générales applicable aux marchés publics de travaux (CCAG-T), dans sa rédaction issue de l'arrêté du 8 septembre 2009 tel que modifié par l'arrêté du 3 mars 2014 et que les parties ont entendu appliquer à leurs relations contractuelles par l'effet de l'article 2 du cahier des clauses administratives particulières (CCAP) des lots nos 3 et 4 : " 13.3.1. Après l'achèvement des travaux, le titulaire établit le projet de décompte final, concurremment avec le projet de décompte mensuel afférent au dernier mois d'exécution des prestations ou à la place de ce dernier. / Ce projet de décompte final est la demande de paiement finale du titulaire, établissant le montant total des sommes auquel le titulaire prétend du fait de l'exécution du marché dans son ensemble, son évaluation étant faite en tenant compte des prestations réellement exécutées. / Le projet de décompte final est établi à partir des prix initiaux du marché, comme les projets de décomptes mensuels, et comporte les mêmes parties que ceux-ci, à l'exception des approvisionnements et des avances. Ce projet est accompagné des éléments et pièces mentionnés à l'article 13.1.7 s'ils n'ont pas été précédemment fournis. / Le titulaire est lié par les indications figurant au projet de décompte final. / 13.3.2 Le titulaire transmet son projet de décompte final, simultanément au maître d'œuvre et au représentant du pouvoir adjudicateur, par tout moyen permettant de donner une date certaine, dans un délai de trente jours à compter de la date de notification de la décision de réception des travaux telle qu'elle est prévue à l'article 41.3 ou, en l'absence d'une telle notification, à la fin de l'un des délais de trente jours fixés aux articles 41.1.3 et 41.3 (). 13.3.3 Le maître d'œuvre accepte ou rectifie le projet de décompte final établi par le titulaire. Le projet accepté ou rectifié devient alors le décompte final. / En cas de rectification du projet de décompte final, le paiement est effectué sur la base provisoire des sommes admises par le maître d'œuvre. / 13.3.4. En cas de retard dans la transmission du projet de décompte final et après mise en demeure restée sans effet, le maître d'œuvre établit d'office le décompte final aux frais du titulaire. Ce décompte final est alors notifié au titulaire avec le décompte général tel que défini à l'article 13.4 ".
4. L'article 13.4 de ce CCAG-T, relatif au " Décompte général - Solde ", stipule : " 13.4.1 Le maître d'œuvre établit le projet de décompte général, qui comprend : / - le décompte final ; / - l'état du solde, établi à partir du décompte final et du dernier décompte mensuel, dans les mêmes conditions que celles qui sont définies à l'article 13.2.1 pour les acomptes mensuels ; / - la récapitulation des acomptes mensuels et du solde. / Le montant du projet de décompte général est égal au résultat de cette dernière récapitulation. / Le maître d'œuvre transmet le projet de décompte général au représentant du pouvoir adjudicateur dans un délai compatible avec les délais de l'article 13.4.2 / 13.4.2. Le projet de décompte général est signé par le représentant du pouvoir adjudicateur et devient alors le décompte général. / Le représentant du pouvoir adjudicateur notifie au titulaire le décompte général à la plus tardive des deux dates ci-après : / - trente jours à compter de la réception par le maître d'œuvre de la demande de paiement finale transmise par le titulaire ; / - trente jours à compter de la réception par le représentant du pouvoir adjudicateur de la demande de paiement finale transmise par le titulaire. / Si, lors de l'établissement du décompte général, les valeurs finales des index de référence ne sont pas connues, le représentant du pouvoir adjudicateur notifie au titulaire la révision de prix afférente au solde dans les dix jours qui suivent leur publication. La date de cette notification constitue le point de départ du délai de paiement des sommes restant dues après révision définitive des prix. / 13.4.3 Dans un délai de trente jours compté à partir de la date à laquelle ce décompte général lui a été notifié, le titulaire envoie au représentant du pouvoir adjudicateur, avec copie au maître d'œuvre, ce décompte revêtu de sa signature, avec ou sans réserves, ou fait connaître les motifs pour lesquels il refuse de le signer. / Si la signature du décompte général est donnée sans réserve par le titulaire, il devient le décompte général et définitif du marché. La date de sa notification au pouvoir adjudicateur constitue le départ du délai de paiement. / Ce décompte lie définitivement les parties, sauf en ce qui concerne les montants des révisions de prix et des intérêts moratoires afférents au solde. / En cas de contestation sur le montant des sommes dues, le représentant du pouvoir adjudicateur règle, dans un délai de trente jours à compter de la date de réception de la notification du décompte général assorti des réserves émises par le titulaire ou de la date de réception des motifs pour lesquels le titulaire refuse de signer, les sommes admises dans le décompte final. Après résolution du désaccord, il procède, le cas échéant, au paiement d'un complément, majoré, s'il y a lieu, des intérêts moratoires, courant à compter de la date de la demande présentée par le titulaire. / Ce désaccord est réglé dans les conditions mentionnées à l'article 50 du () CCAG (). / 13.4.4 Si le représentant du pouvoir adjudicateur ne notifie pas au titulaire le décompte général dans les délais stipulés à l'article 13.4.2, le titulaire notifie au représentant du pouvoir adjudicateur, avec copie au maître d'œuvre, un projet de décompte général signé, composé : / - du projet de décompte final tel que transmis en application de l'article 13.3.1 ; / - du projet d'état du solde hors révision de prix définitive, établi à partir du projet de décompte final et du dernier projet de décompte mensuel, faisant ressortir les éléments définis à l'article 13.2.1 pour les acomptes mensuels ; / - du projet de récapitulation des acomptes mensuels et du solde hors révision de prix définitive. / Dans un délai de dix jours à compter de la réception de ces documents, le représentant du pouvoir adjudicateur notifie le décompte général au titulaire. Le décompte général et définitif est alors établi dans les conditions fixées à l'article 13.4.3. / Si, dans ce délai de dix jours, le représentant du pouvoir adjudicateur n'a pas notifié au titulaire le décompte général, le projet de décompte général transmis par le titulaire devient le décompte général et définitif. Le délai de paiement du solde, hors révisions de prix définitives, court à compter du lendemain de l'expiration de ce délai. / Le décompte général et définitif lie définitivement les parties, sauf en ce qui concerne les montants des révisions de prix et des intérêts moratoires afférents au solde. Le cas échéant, les révisions de prix sont calculées dans les conditions prévues à l'article 13.4.2. / Le représentant du pouvoir adjudicateur notifie au titulaire le montant des révisions de prix au plus tard dix jours après la publication de l'index de référence permettant la révision du solde. La date de cette notification constitue le point de départ du délai de paiement de ce montant. / 13.4.5 Dans le cas où le titulaire n'a pas renvoyé le décompte général signé au représentant du pouvoir adjudicateur dans le délai de trente jours fixé à l'article 13.4.3, ou encore dans le cas où, l'ayant renvoyé dans ce délai, il n'a pas motivé son refus ou n'a pas exposé en détail les motifs de ses réserves, en précisant le montant de ses réclamations comme indiqué à l'article 50.1.1, le décompte général notifié par le représentant du pouvoir adjudicateur est réputé être accepté par lui ; il devient alors le décompte général et définitif du marché ".
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 50.2 du CCAP des deux lots en litige : " Après l'achèvement des travaux, le titulaire, concurremment avec le projet de décompte afférent au dernier mois de leur exécution ou à la place de ce projet, dresse le projet de décompte final établissant le montant total des sommes auxquelles il peut prétendre du fait de l'exécution du marché dans son ensemble. (). Le projet de décompte final est remis au maître d'œuvre dans le délai de trente jours à compter de la date de réception des travaux () ".
6. En dernier lieu, en application des dispositions combinées des articles L. 2192-1 à L. 2192-5 du code de la commande publique, les titulaires de marchés conclus avec les collectivités territoriales transmettent leurs factures sous forme électronique et utilisent à cette fin un portail public de facturation dénommé " Chorus pro ". Aux termes de l'article R. 2192-3 du code de la commande publique : " () L'utilisation du portail public de facturation est exclusive de tout autre mode de transmission. Lorsqu'une facture lui est transmise en dehors de ce portail, la personne publique destinataire ne peut la rejeter qu'après avoir informé l'émetteur par tout moyen de l'obligation mentionnée à l'article L. 2192-1 et l'avoir invité à s'y conformer en utilisant ce portail ". Aux termes de l'article R. 2192-15 du même code : " Lorsque la demande de paiement est transmise par voie électronique en application des articles L. 2192-1 à L. 2192-3, la date de réception de la demande de paiement par le pouvoir adjudicateur correspond : / 1° Lorsque les factures sont transmises par échange de données informatisé, à la date à laquelle le système d'information budgétaire et comptable de l'Etat horodate l'arrivée de la facture et, pour les autres pouvoirs adjudicateurs, à la date de notification du message électronique l'informant de la mise à disposition de la facture sur le portail public de facturation mentionné à l'article L. 2192-5 ; / 2° Lorsque les factures sont transmises par le mode portail ou service, à la date de notification au pouvoir adjudicateur du message électronique l'informant de la mise à disposition de la facture sur ce portail ".
7. Il résulte notamment de la combinaison des différentes stipulations du CCAG-T et du CCAP citées aux points 2 à 5, des dérogations mentionnées à l'article 17.2 du CCAP et de l'ordre de prévalence des documents contractuels fixée à l'article 2 du CCAP que, par dérogation à l'article 13.3.2 du CCAG-T, le titulaire du marché a seulement l'obligation, dans un délai de trente jours à compter de la date de réception des travaux, de transmettre son projet de décompte final au maître d'œuvre et non au représentant du pouvoir adjudicateur. Aucune dérogation au mécanisme contractuel d'élaboration et de naissance du décompte général définitif tacite, tel qu'il est défini à l'article 13.4.4 du CCAG-T -et qui a pour objet de sanctionner l'inaction, le silence ou l'abstention du maître d'ouvrage dans l'établissement des différents documents permettant de procéder au règlement financier du marché-, n'a en revanche été introduite par le CCAP des marchés en litige.
En ce qui concerne le caractère non sérieusement contestable de l'existence de l'obligation de payer :
8. Tout d'abord, il résulte de l'instruction, et en particulier des " certificats de dépôt Chorus ", et n'est d'ailleurs pas contesté que, le 21 juillet 2023, la société Système Wolf, conformément à la procédure contractuelle analysée aux points 6 et 7, a déposé sur la plateforme " Chorus pro ", à l'attention du maître d'œuvre de l'opération, les projets de décompte final des lots nos 3 et 4
9. Ensuite, il est constant que le représentant de la CCMF, en méconnaissance de l'article 13.4.2 du CCAG-T -auquel le CCAP du marché ne déroge pas sur ce point-, n'a pas notifié à la société Système Wolf les décomptes généraux des lots nos 3 et 4 dans le délai de trente jours à compter de la réception par le maître d'œuvre de la demande de paiement finale déposée le 21 juillet 2023 -c'est-à-dire au plus tard le 19 août 2023-.
10. Enfin, s'il résulte de l'instruction et n'est pas sérieusement contesté que, le 21 août 2023, la société Système Wolf a notifié à la CCMF les projets de décomptes généraux définis au premier alinéa de l'article 13.4.4 du CCAG-T, il ne résulte en revanche pas de l'instruction, ainsi que le soutient à juste titre la CCMF en défense, que cette société aurait parallèlement remis une copie de ces projets de décomptes généraux au maître d'œuvre ainsi que l'exige pourtant l'article 13.4 du CCAG-T.
11. Dans ces conditions, eu égard à l'office du juge du référé provision et compte tenu de ce que, lorsque le CCAG-T le prévoit, l'envoi au maître d'œuvre de certains documents présente le caractère d'une obligation contractuelle substantielle (CE, 8 avril 2009, Société DV Construction, n°297756, B, CE, 2 février 2024 Société Valenti, n° 471122, B), il apparaît, en l'état de l'instruction, que, faute pour la société Wolf d'avoir adressé au maître d'œuvre une copie de ses projets de décomptes généraux, le délai de dix jours à l'expiration duquel un projet de décompte général devient le décompte général définitif mentionné au 5ème alinéa de l'article 13.4.4 du CCAG-T n'a pas commencé à courir. La CCMF est dès lors fondée à soutenir que les décomptes généraux des lots nos 3 et 4 ne sont pas devenus tacitement définitifs.
12. Il résulte de l'ensemble de ce qui vient d'être dit aux points 8 à 11 que la société requérante n'est pas fondée à soutenir que l'existence de l'obligation de payer la somme de 179 298,55 euros TTC n'est pas sérieusement contestable. Ses conclusions présentées sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative doivent par suite être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Système Wolf une somme de 1 500 euros à verser à la CCMF au titre des frais que celle-ci a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font en revanche obstacle à ce que soit mis à la charge de la CCMF, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement de la somme que demande la société Système Wolf au titre de ces mêmes frais.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de la société Système Wolf est rejetée.
Article 2 : La société Système Wolf versera à la communauté de communes de Mirebellois et Fontenois une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Système Wolf et à la communauté de communes de Mirebellois et Fontenois.
Fait à Dijon le 29 octobre 2024.
Le juge des référés,
L. Boissy
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026