vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2401612 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 23 mai et 5 juin 2024, M. B A, représenté par la SCP Thémis Avocats et Associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 avril 2024 par lequel le préfet de la Côte-d'Or a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de séjour :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle procède d'une erreur d'appréciation dans l'application de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il justifie du caractère réel et sérieux de ses études, de son insertion dans la société française, ainsi que de son état civil ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est entachée la décision portant refus de séjour ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est entachée la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 mai 2024, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 500 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 31 mai 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 28 juin 2024.
Par une décision du 10 juin 2024, M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2015-1740 du 24 décembre 2015 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A seul été entendu au cours de l'audience publique, le rapport de Mme C, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, qui se déclare ressortissant malien né le 15 janvier 2005 à Balle, est entré irrégulièrement en France le 10 novembre 2020, puis a été pris en charge par le service de l'aide sociale à l'enfance du département de la Côte-d'Or à compter du 25 novembre suivant. Le 29 novembre 2022, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 30 avril 2024, le préfet de la Côte-d'Or a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office. M. A en demande l'annulation.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
En ce qui concerne la légalité de la décision de refus de séjour :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française ".
3. Lorsqu'il examine une demande de titre de séjour de plein droit portant la mention " vie privée et familiale ", présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il a été confié, depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans, au service de l'aide sociale à l'enfance. Si ces conditions sont remplies, il ne peut alors refuser la délivrance du titre qu'en raison de la situation de l'intéressé, appréciée de façon globale au regard du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation, de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Le juge de l'excès de pouvoir exerce sur cette appréciation un entier contrôle.
4. M. A soutient que, contrairement à ce qui est affirmé par le préfet, les documents justifiant son identité sont authentiques et qu'il justifie ainsi avoir été confié, depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans, au service de l'aide sociale à l'enfance.
5. L'article 47 du code civil pose une présomption de validité des actes d'état civil établis par une autorité étrangère dans les formes usitées dans ce pays. Il incombe à l'administration de renverser cette présomption en apportant la preuve du caractère irrégulier, falsifié ou non conforme à la réalité des actes en question. Il ne résulte en revanche pas de ces dispositions que l'administration française doit nécessairement et systématiquement solliciter les autorités d'un autre État afin d'établir qu'un acte d'état civil présenté comme émanant de cet État est dépourvu d'authenticité, en particulier lorsque l'acte est, compte tenu de sa forme et des informations dont dispose l'administration française sur la forme habituelle du document en question, manifestement falsifié. Il en découle que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
6. A l'appui de sa demande de titre de séjour, M. A a produit un acte de naissance n° 185/CRDG établi le 27 août 2020 par le centre principal de Koulikoro, un extrait conforme du jugement supplétif d'acte de naissance n°489 établi le 27 août 2020 par le tribunal civil de Nara, un passeport biométrique malien n°AA0681436 délivré le 6 décembre 2021 et valable jusqu'au 5 décembre 2024, ainsi qu'une carte consulaire n°2287399 délivrée le 6 décembre 2021 et valable jusqu'au 5 décembre 2024. Pour estimer qu'il ne justifiait pas de son identité, le préfet de la Côte-d'Or s'est fondé sur le rapport d'examen technique documentaire du 5 avril 2023 qu'il produit en défense. Ce rapport, rédigé par un brigadier de police agissant en qualité d'analyste en fraude documentaire et à l'identité, conclut au caractère frauduleux des documents présentés. S'agissant, d'une part, de l'acte de naissance n°489 établi le 27 août 2020, le rapport souligne que le numéro NINA n'est pas renseigné en méconnaissance de la loi malienne du 11 août 2006 portant institution du numéro d'identification nationale des personnes physiques et morales, que le formalisme général du formulaire, à savoir les différentes rubriques composant l'acte, n'est pas conforme à l'article 15 d'un arrêté interministériel malien du 26 décembre 2016, que les rubriques 2 (heure de naissance), 8 et 13 (âge filiation), 17 (prénom et nom du déclarant) et 18 (profession du déclarant) ne sont pas renseignées, que les rubriques 20 et 21 font référence au jugement supplétif n° 489 du 26 août 2020 du tribunal civil de Nara alors que cette mention doit être portée au verso de l'acte de naissance pour tenir lieu de mention marginale en application de l'article 16 de l'arrêté interministériel malien du 26 décembre 2016 précité, que la rubrique 23 ne respecte pas les articles 93 et 94 du code malien des personnes et de la famille, que la rubrique " mentions " est vierge alors que l'acte de naissance serait fondé sur la base d'un jugement supplétif, que sous rayonnement ultra-violet, le document se révèle être établi sur un papier ordinaire accessible au grand public dépourvu d'élément de sécurité documentaire et qu'enfin, le cachet humide monochrome de couleur bleue apposé sur le document correspond à l'empreinte d'une semelle en caoutchouc. S'agissant, d'autre part, de l'extrait conforme du jugement supplétif d'acte de naissance n°489 établi le 26 août 2020, le rapport indique qu'il est impossible de réaliser une analyse technique de son support dès lors que celui-ci n'est pas sécurisé et ne fait l'objet d'aucune norme particulière, qu'il est réalisé sur papier ordinaire exempt de toute sécurité documentaire et que les mentions préimprimées sont réalisées selon une technique d'impression grand public ne pouvant garantir l'authenticité d'un support. Surtout, le rapport souligne que la valeur du jugement supplétif reste " sujet à caution " dès lors que celui-ci est établi sans aucune forme de diligence particulière (enquête à la barre du tribunal), sur le seul témoignage de deux témoins, et qu'en outre, son formalisme ne répond pas à la législation malienne puisqu'il manque la signature du juge en bas du document à côté de celle du greffier ; quant à l'acte de naissance qui est rédigé sur la base du jugement supplétif, le rapport relève que ce document reste également " sujet à caution " eu égard à l'établissement de la déclaration de naissance particulièrement tardive, à savoir quinze ans, et la concomitance des dates d'établissement des documents. Le rapport conclut qu'il s'agit de " documents propres à un schéma migratoire mûrement ourdi ". Enfin, le rapport constate que le passeport biométrique n°AA0681436 délivré le 6 décembre 2021 présente un numéro NINA alors que, ni l'acte de naissance, ni l'extrait conforme du jugement supplétif, pourtant établis antérieurement au passeport, ne mentionnent un numéro NINA ; qu'en outre, la carte d'identité consulaire n°2287399 a été délivrée sur la base de l'acte de naissance précité. Le rapport conclut que ces deux derniers documents présentent " les caractéristiques d'un document administratif obtenu indûment sur présentation d'un document contrefait ". M. A ne remet pas sérieusement en cause les irrégularités soulevées par le rapport d'examen technique documentaire, en dépit de la seule production de sa fiche NINA établie le 13 janvier 2022. Si le requérant fait valoir que le préfet de la Côte-d'Or aurait dû saisir les autorités maliennes aux fins de vérifications des actes produits, l'administration française n'est pas tenue de solliciter nécessairement et systématiquement les autorités d'un Etat afin d'établir qu'un acte d'état-civil présenté comme émanant de cet Etat est dépourvu d'authenticité, en particulier lorsque l'acte est, compte tenu de sa forme et des informations dont dispose l'administration française sur la forme habituelle du document en question, manifestement falsifié. Compte tenu de l'ensemble des éléments ainsi retracés et notamment de la teneur du rapport d'examen technique documentaire ainsi rappelée, le préfet n'était pas tenu de saisir les autorités maliennes pour remettre en cause le caractère probant des actes produits par l'intéressé. Dans ces conditions, le préfet de la Côte-d'Or n'a commis aucune erreur d'appréciation en estimant que l'intéressé ne justifiait pas de son identité, ni, à plus forte raison, de son âge, puis en rejetant, pour ce motif, sa demande de titre de séjour présentée sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, quand bien même le requérant justifierait, ainsi qu'il le soutient, de son intégration dans la société française, de l'absence de lien avec sa famille et du caractère réel et sérieux de sa formation.
7. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". () ".
8. Il ressort des pièces du dossier que M. A, célibataire et sans enfant, n'était présent en France que depuis moins de quatre années à la date de la décision qu'il conteste. Par ailleurs, il n'y dispose d'aucune attache familiale alors que ses parents et sa sœur, avec lesquels il n'établit pas avoir rompu les liens, résident au Mali où lui-même a déclaré avoir vécu jusqu'à l'âge de quinze ans et dix mois. En dépit des efforts réalisés par M. A dans ses formations professionnelles suivies en France, il n'est pas fondé à soutenir qu'il a été porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, tel qu'il est protégé par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que la décision portant refus de séjour n'est pas entachée d'illégalité. Dès lors, M. A n'est pas fondé à exciper d'une telle illégalité à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français.
10. En deuxième lieu, d'une part, aux termes des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, les mesures de police doivent être motivées et " comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". D'autre part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents () " et, aux termes de l'article L. 613-1 de ce code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués ".
11. En l'espèce, l'arrêté en litige vise le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sur lequel est fondée la décision portant obligation de quitter le territoire français, et indique les circonstances de fait et de droit pour lesquelles M. A ne peut se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Compte tenu des dispositions citées au point précédent, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'avait dès lors pas à faire l'objet d'une motivation distincte. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.
12. En troisième lieu, il ne ressort ni de cette motivation ni des autres pièces du dossier que le préfet de la Côte-d'Or aurait négligé de procéder à un examen attentif et complet de la situation de M. A.
13. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 8, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de destination :
14. Il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Dès lors, M. A n'est pas fondé à exciper d'une telle illégalité à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de la Côte-d'Or du 30 avril 2024. Par voie de conséquence du rejet des conclusions à fin d'annulation, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.
17. Dans les circonstances de l'espèce, les conclusions présentées par le préfet de la Côte-d'Or en application des mêmes dispositions doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le préfet de la Côte-d'Or sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de la Côte-d'Or et à la SCP Themis Avocats et Associés.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 26 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Olivier Rousset, président,
Mme Marie-Eve Laurent, première conseillère,
Mme Valérie Zancanaro, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.
La rapporteure,
V. C
Le président,
O. Rousset
La greffière,
C. Chapiron
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026