lundi 23 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2401638 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL DEHAN SCHINAZI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 mai 2024, M. A B, représenté par la SELARL Dehan et Schinazi, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté implicitement son recours gracieux formé le 22 mai 2024 tendant au retrait de la décision " 48 " lui retirant six points de son permis de conduire à la suite de l'infraction constatée le 11 avril 2021 ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de créditer sur son permis de conduire les points illégalement retirés à la suite de l'infraction constatée le 11 avril 2021.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 août 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Par une ordonnance du 12 août 2024 la clôture de l'instruction a été fixée au
4 septembre 2024.
Un mémoire a été enregistré le 12 septembre 2024 après la clôture d'instruction pour M. B et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de procédure pénale ;
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
2. M. B demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté implicitement son recours gracieux formé le 22 mai 2024 tendant au retrait de la décision " 48 " lui retirant six points de son permis de conduire à la suite de l'infraction constatée le 11 avril 2021.
3. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". L'article
R. 421-5 du même code dispose : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
4. Il incombe à l'administration, lorsqu'elle oppose une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté d'une action introduite devant une juridiction administrative, d'établir la date à laquelle la décision attaquée a été régulièrement notifiée à l'intéressé.
5. Il résulte de l'instruction, et notamment de l'avis de réception postal produit par le ministre de l'intérieur et portant la signature de M. B, que le pli contenant la décision " 48 SI " du 20 octobre 2023 constatant l'invalidation du permis de conduire de l'intéressé et récapitulant notamment la décision " 48 " de retrait de six points consécutive à l'infraction constatée le 11 avril 2021, lui a été distribué le 8 novembre 2023. La décision " 48 SI " comportait la mention des voies et délais de recours. Ainsi la décision de retrait de points consécutive à l'infraction du 11 avril 2021, que conteste le requérant, lui a été régulièrement notifiée le 8 novembre 2023. Le délai de recours contentieux expirait le 9 janvier 2024 à minuit sans que le recours gracieux formé par M. B le 22 mai 2024 n'ait pu avoir pour effet, de proroger ce délai. Dans ces conditions, le ministre de l'intérieur est fondé à soutenir que la décision portant retrait de points constatée le 11 avril 2021 était définitive lorsque le recours de M. B a été enregistré au greffe du tribunal le 24 mai 2024.
6. Il s'ensuit que les conclusions d'annulation dirigées contre la décision confirmative par laquelle le ministre de l'intérieur a implicitement rejeté le recours gracieux du 22 mai 2024 de M. B tendant au retrait de la décision " 48 " du 11 avril 2021, qui sont manifestement irrecevables, et par voie de conséquence les conclusions à fin d'injonction, doivent être rejetées selon la procédure prévue au 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Fait à Dijon, le 23 septembre 2024.
Le président,
O. Rousset
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026