mardi 11 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2401695 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 mai 2024, M. A B soumet au tribunal un litige relatif à une " lettre du 27 mai 2024 " que le préfet de Saône-et-Loire lui a adressée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. Si, en application de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une carte de résident peut être retirée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace grave pour l'ordre public, une telle décision ne peut cependant intervenir qu'après que l'intéressé a été mis à même de présenter ses observations dans les conditions prévues aux articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration.
3. Le courrier du 14 mai 2024, notifié à l'intéressé le 27 mai 2024, par lequel le préfet de Saône-et-Loire informe M. B qu'il envisage de lui retirer sa carte de résident au motif que la présence en France de l'intéressé constitue une menace grave pour l'ordre public n'a pas le caractère d'une décision faisant grief mais constitue seulement un élément de la procédure contradictoire que le préfet est tenu de mettre en œuvre avant, le cas échéant, de procéder au retrait de la carte de résident de M. B.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B est manifestement irrecevable et peut ainsi être rejetée sur le fondement des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Une copie de cette ordonnance sera transmise, pour information, au préfet de Saône-et-Loire.
Fait à Dijon le 11 juin 2024.
Le président de la 3ème chambre,
L. Boissy
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
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