jeudi 30 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2401710 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | GRENIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 mai 2024, M. B D, représenté par Me Grenier, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de refus opposée par le préfet de la Côte-d'Or à sa demande de carte de séjour pluriannuelle portant la mention " vie privée et familiale " ou de renouvellement de sa carte de séjour temporaire ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle de quatre ans portant la mention " vie privée et familiale " ou de renouveler sa carte de séjour temporaire dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement sous astreinte de 200 euros par jour de retard ou, à défaut, dans le même délai et sous la même astreinte, de procéder au réexamen de sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. D soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- la décision attaquée n'ayant pas été précédée d'une saisine régulière de la commission du titre de séjour, elle est entachée d'un vice de procédure ;
- la décision attaquée méconnaît les articles L. 423-7, L. 423-2, et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision attaquée a été prise en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La requête été communiquée au préfet de la Côte-d'Or qui n'a pas produit de mémoire en défense.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 juin 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-marocain en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bois,
- et les observations de Me Buvat substituant Me Grenier, représentant M. D.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant marocain né en 1980, entré en France en 1981 dans le cadre d'un regroupement familial, a bénéficié d'une carte de résident valable jusqu'au 19 février 2008 et dont il n'a pas sollicité le renouvellement en raison de son incarcération. Il a présenté une demande de titre de séjour temporaire qui a été rejetée le 26 mai 2020 par le préfet de la Côte-d'Or. Le tribunal administratif de Dijon, par un jugement n° 2002310 du 9 novembre 2021, confirmé par un arrêt de la Cour administrative d'appel de Lyon n° 21LY04091 du 15 mars 2023, a annulé cette décision et a enjoint au préfet de délivrer à l'intéressé un titre de séjour portant mention " vie privée et familiale ". En exécution de ce jugement, M. D s'est vu délivrer un tel titre valable jusqu'au 30 novembre 2022. L'intéressé a sollicité le renouvellement de son droit en séjour en demandant à titre principal une carte de séjour pluriannuelle mention " vie privée et familiale " ou, subsidiairement, le renouvellement de son titre de séjour d'un an. Il demande au tribunal d'annuler la décision implicite de refus opposée à ces demandes par le préfet de la Côte-d'Or.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, d'une part, en application du 1° de l'article L. 211-2 et de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, une décision refusant à un étranger le droit de séjourner en France constitue une mesure de police qui doit être motivée et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. D'autre part, aux termes de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration : " Une décision intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".
3. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. D ait adressé aux services de la préfecture, dans les délais de recours contentieux, une demande de communication des motifs de de la décision implicite attaquée, en l'absence de production de la demande de renouvellement de sa carte de séjour ou d'octroi d'une carte de séjour pluriannuelle. Le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite attaquée est donc inopérant.
4. En deuxième lieu, l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour dispose que : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative :/ 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; () / 5° Lorsqu'elle envisage de refuser le renouvellement ou de retirer une carte de séjour pluriannuelle ou une carte de résident dans le cas prévu à l'article L. 412-10 ". Aux termes de l'article L. 432-15 du même code : " L'étranger est convoqué par écrit au moins quinze jours avant la date de la réunion de la commission qui doit avoir lieu dans les trois mois qui sent sa saisine ; il peut être assisté d'un conseil ou de toute personne de son choix () ". L'article R. 432-11 de ce code prévoit que : " L'étranger est convoqué devant la commission du titre de séjour dans les délais prévus au premier alinéa de l'article L. 432-15 par une lettre qui précise la date, l'heure et le lieu de réunion de la commission et qui mentionne les droits résultant pour l'intéressé des dispositions du premier alinéa () ".
5. La commission du titre de séjour a émis le 28 juin 2023 un avis défavorable à la demande de carte de séjour pluriannuelle présentée par M. D. Toutefois, il n'est pas contesté par le préfet de la Côte-d'Or que M. D n'a pas reçu notification, suivant les modalités prévues par les dispositions citées au point précédent, du courrier le convoquant devant cette commission. Cette irrégularité, qui a empêché l'intéressé de faire valoir ses observations, a privé l'intéressé d'une garantie et est susceptible d'avoir exercé une influence sur le sens de la décision attaquée. Le moyen tiré du vice de procédure doit en conséquence être retenu.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, entré régulièrement et marié en France avec un ressortissant français avec lequel il justifie d'une vie commune et effective de six mois en France, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".
7. Il ressort des pièces du dossier qu'en exécution du jugement du tribunal administratif de Dijon n° 2002310 du 9 novembre 2021, M. D a bénéficié d'un titre de séjour temporaire portant mention " vie privée et familiale " en qualité de conjoint de ressortissant français. Il n'apparaît pas que, à la date à laquelle il a sollicité le renouvellement de ce titre de séjour, la situation personnelle de M. D ait changé, ce dernier étant toujours marié avec Mme C, ressortissante française et entretenant toujours avec cette dernière une communauté de vie. Dans ces conditions, M. D est fondé à soutenir que le préfet de la Côte-d'Or a méconnu les dispositions de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
9. M. D ne justifiant pas avoir présenté une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français, il ne peut pas utilement se prévaloir d'une méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version alors en vigueur dispose que : " Au terme d'une première année de séjour régulier en France accompli au titre d'un visa de long séjour tel que défini au 2° de l'article L. 411-1 ou, sous réserve des exceptions prévues à l'article L. 433-5, d'une carte de séjour temporaire, l'étranger bénéficie, à sa demande, d'une carte de séjour pluriannuelle dès lors que : 1° Il justifie de son assiduité, sous réserve de circonstances exceptionnelles, et du sérieux de sa participation aux formations prescrites par l'Etat dans le cadre du contrat d'intégration républicaine conclu en application de l'article L. 413-2 et n'a pas manifesté de rejet des valeurs essentielles de la société française et de la République ; / 2° Il continue de remplir les conditions de délivrance de la carte de séjour temporaire dont il était précédemment titulaire. / La carte de séjour pluriannuelle porte la même mention que la carte de séjour temporaire dont il était précédemment titulaire ".
11. M. D, qui n'allègue pas remplir les conditions définies au 1° de l'article L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ne justifie pas, en particulier, avoir suivi les formations prescrites par l'Etat dans le cadre du contrat d'intégration républicaine, n'est pas fondé à arguer d'une méconnaissance de ces dispositions.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
13. Tout d'abord, le requérant, entré en France à l'âge d'un an, est dépourvu de lien avec son pays d'origine, le Maroc. Ensuite, d'une part, l'intéressé est marié avec une ressortissante française depuis le 16 juin 2018 avec laquelle il maintient une communauté de vie. D'autre part, M. D est désormais père d'un enfant français, Leïla, née le 15 octobre 2020. Enfin, le requérant établit avoir une activité professionnelle régulière à durée indéterminée depuis le 17 mai 2022 en qualité de chauffeur livreur, après avoir été pizzaiolo et livreur de pizzas entre 2016 et, au moins, 2019. Dans ces conditions, alors que les condamnations pénales prononcées contre lui sont anciennes, pour graves qu'elles aient été, et ne permettent pas de caractériser une menace actuelle pour l'ordre public, la décision attaquée doit être regardée comme portant au droit de M. D au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Le requérant est dès lors fondé à soutenir que la décision attaquée a, dans les circonstances particulières de l'espèce, méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. D est fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a implicitement rejeté ses demandes de titres de séjour.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
15. Compte tenu des motifs retenus pour annuler la décision en litige, mentionnés aux points 5, 7 et 13, l'exécution du présent jugement implique seulement, sous réserve de toute modification de droit ou de fait pouvant affecter la situation de M. D, que le préfet de la Côte-d'Or lui délivre une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " en qualité de conjoint de ressortissante française dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a en revanche pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
16. M. D a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Grenier, avocat de M. D, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée, de mettre à la charge de l'Etat le versement à son profit de la somme de 1 000 euros.
DECIDE :
Article 1er : La décision par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a implicitement refusé de délivrer à M. D un titre de séjour temporaire ou une carte de séjour pluriannuelle est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Côte-d'Or, sous réserve d'un changement dans les circonstances de fait ou de droit pouvant affecter sa situation, de délivrer à M. D une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en qualité de conjoint de ressortissant français dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat versera à Me Grenier la somme de 1 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que cet avocat renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle qui lui a été confiée.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, au préfet de la Côte-d'Or et à Me Grenier.
Une copie de ce jugement sera transmise, pour information, au ministre de l'intérieur, au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon et au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Dijon.
Délibéré après l'audience du 9 janvier 2025 à laquelle siégeaient :
- M. Zupan, président,
- Mme Desseix, première conseillère,
- Mme Bois, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2025.
La rapporteure,
C. BoisLe président,
D. Zupan
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière
No 2401710
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026