lundi 1 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2401800 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | KERN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 juin 2024, Mme B A, représentée par Me Andrieu-Ordner, demande au juge des référés :
1°) de suspendre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'arrêté du 8 avril 2024 par lequel le maire de Torcy a prononcé à son encontre une sanction d'exclusion temporaire de fonctions de deux ans, assortie de six mois de sursis ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Torcy la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- s'agissant de l'urgence :
- la décision contestée la prive de sa rémunération pour une durée de dix-huit mois, alors qu'elle ne peut bénéficier des allocations pour perte d'emploi, qu'il lui est très difficile de trouver un emploi dès lors qu'elle n'a pas la qualité de demandeur d'emploi et n'a ainsi pas accès à toutes les offres de France Travail, qu'elle vit seule avec une fille à charge, que ses charges mensuelles s'élèvent à un montant supérieur à 915 euros, et que le dossier de son bailleur social a été transféré au service contentieux dès lors qu'elle n'a pu régler le montant de son loyer du mois de mai 2024 ;
- s'agissant du doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée :
- le manquement au devoir de réserve et de loyauté n'est pas caractérisé dès lors notamment que si elle a eu connaissance d'un courrier relatif à un élève difficile adressé à une enseignante, sa diffusion a été effectuée par sa collègue ;
- si elle s'est abstenue de signaler à sa hiérarchie un éventuel comportement inapproprié du directeur de l'école avec une élève, elle a souhaité rester vigilante en craignant des répercussions dévastatrices d'accusations hâtives, et l'absence de dénonciation de faits potentiellement dangereux n'est pas fondée ;
- elle conteste avoir exercé des pressions psychologiques, proféré des menaces et adopté un comportement d'intimidation à l'égard de collègues et du personnel enseignant de l'école ;
- la sanction est disproportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juin 2024, la commune de Torcy, représentée par Me Kern, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge de la requérante au titre des frais de l'instance.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête, enregistrée sous le n° 2401807, par laquelle Mme A demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 89-677 du 18 septembre 1989 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Nicolet, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, M. Nicolet a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Andrieu-Ordner pour le compte de la requérante, qui a repris les conclusions et moyens exposés dans la requête ;
- les observations de Me Kern pour le compte de la commune de Torcy, qui a repris les conclusions et moyens exposés dans le mémoire en défense.
L'instruction a été close à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes des dispositions du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
2. Eu égard à l'urgence, il y lieu d'accorder à la requérante l'aide juridictionnelle provisoire.
3. En l'état de l'instruction, il n'est fait état d'aucun moyen propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
4. Il y a lieu, dès lors, de rejeter la requête, y compris ses conclusions présentées au titre des frais de l'instance.
5. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la requérante la somme de 1 000 euros à verser à la commune de Torcy au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : L'aide juridictionnelle est accordée à Mme A à titre provisoire.
Article 2 : La requête de Mme A est rejetée.
Article 3 : Mme A versera à la commune de Torcy la somme de 1 000 euros au titre des frais de l'instance.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée Mme B A et à la commune de Torcy.
Copie en sera adressée au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Fait à Dijon, le 1er juillet 2024.
Le juge des référés,
Ph. Nicolet
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026