jeudi 1 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2401823 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 juin 2024, M. C B " fait appel " au tribunal pour sa " demande d'expulsion ".
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code pénal ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. Si, en application des dispositions des articles L. 641-1, L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une décision fixant le pays de renvoi peut être prise à l'égard de tout étranger ayant fait l'objet d'une peine d'interdiction de territoire sur le fondement de l'article 131-30 du code pénal, une telle décision ne peut cependant intervenir qu'après que l'intéressé a été mis à même de présenter ses observations dans les conditions prévues aux articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l'administration.
3. Le courrier du 28 mai 2024, notifié à l'intéressé le 3 juin 2024, par lequel le préfet de Saône-et-Loire informe M. B qu'il envisage de le reconduire au Maroc au motif qu'il a été condamné par la cour criminelle départementale le 14 mai 2024 à huit ans d'emprisonnement et à une " interdiction définitive du territoire français " pour des faits de viol commis sur une personne vulnérable n'a pas le caractère d'une décision faisant grief mais constitue seulement un élément de la procédure contradictoire que le préfet est tenu de mettre en œuvre avant de déterminer le pays de renvoi de M. B.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B, qui doit être regardée comme tendant à l'annulation de ce courrier du 28 mai 2024, est manifestement irrecevable et peut ainsi être rejetée en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B.
Une copie de cette ordonnance sera transmise, pour information, au préfet de Saône-et-Loire.
Fait à Dijon le 1er août 2024.
Le président de la 3ème chambre,
L. Boissy
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier
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