jeudi 18 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2401841 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | CH 2 JU |
| Avocat requérant | SELARL PARC - MONNET BOURGOGNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 17 juin 2024, 14 août et 29 août 2025, M. A C forme opposition à la contrainte d'un montant de 18 530,13 euros, émise le 17 mai 2024 par D régional de Pôle Emploi Bourgogne-Franche-Comté afin d'obtenir le remboursement d'une somme de 18 518,81 euros, correspondant à un indu d'allocation de solidarité spécifique, auquel s'ajoutent 11,32 euros de frais, demande au tribunal de rejeter l'ensemble des conclusions présentées par France Travail et de mettre à la charge de France Travail la somme de 1 500 euros en application de l'article 700 du code civil ainsi que les entiers dépens.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- la signification de la contrainte réalisée le 23 mai 2024 ne comporte ni la référence de la contrainte, ni la nature des allocations, aides et autres prestations en cause ou la date de la pénalité administrative en méconnaissance de l'article R. 5426-21 du code du travail ; il conteste devoir la somme de 18 518,51 euros, dès lors que les sommes qu'il a perçu ne correspondent à aucune activité salariée ou rémunérée mais proviennent de sommes perçues au titre de la solidarité familiale en raison de son état de santé ; la signification de la contrainte ne précise pas la nature des documents à fournir et mentionne que le recours doit être formé devant le secrétariat du Pôle social du tribunal judiciaire de Nevers sous la forme d'une opposition ;
- la contrainte est entachée d'un vice de procédure, dès lors que France Travail n'établit pas avoir respecté le délai d'un mois prévu par l'article R. 5426-20 du code de travail entre la notification de la mise en demeure et l'émission de la contrainte ;
- la contrainte en litige repose sur une décision de sanction administrative en date du 23 novembre 2022 qui a fait l'objet d'un retrait par une décision du 19 décembre 2022, entraînant sa disparition rétroactive ; aucune contrainte ne peut être émise à son encontre pour des motifs identiques à ceux ayant fondé la décision du 23 novembre 2022 ;
- la contrainte en litige est mal fondée, dès lors qu'elle lui impose d'adresser à France Travail des documents afin de procéder à la révision du montant dû, sans que la nature de ces documents ne soit précisée ;
- elle est prescrite en application de l'article L. 5422-5 du code du travail.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 21 mars et 28 août 2025, France Travail Bourgogne-Franche-Comté, représenté par l'association d'avocats à responsabilité professionnelle individuelle du Parc, Monnet, conclut au rejet de la requête, à ce que le tribunal constate que la contrainte retrouvera son plein effet à compter de la décision à intervenir et à ce qu'une somme de 1 000 euros soit mise à la charge de M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Le président du tribunal administratif de Dijon a désigné M. B pour statuer sur les litiges mentionnés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code civil ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Hamza Cherief,
- et les observations de Me Cordin, représentant France Travail, qui reprend, en les développant, les faits et moyens contenus dans ses écritures.
La clôture de l'instruction a été prononcée, en application des dispositions de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, à l'issue de l'audience.
Une note en délibéré, présentée pour France Travail Bourgogne-Franche-Comté, a été enregistrée le 3 septembre 2025.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, demandeur d'emploi, est bénéficiaire de l'allocation de solidarité spécifique depuis le 13 décembre 2017. Par une lettre du 6 janvier 2023, Pôle Emploi Bourgogne-Franche-Comté, devenu France Travail, lui a notifié un indu d'un montant de 18 518,81 euros au titre de la période du 16 décembre 2018 au 22 novembre 2022, en raison de l'exercice d'une activité professionnelle salariée que l'intéressé n'a pas déclarée et de la perception, également non déclarée, de loyers en qualité de propriétaire-bailleur, qui n'étaient pas cumulables avec cette allocation. Par une décision explicite du 18 janvier 2023, D de l'agence de Nevers de France Travail Bourgogne-Franche-Comté a rejeté le recours préalable formé par l'intéressé. M. C a été mis en demeure, le 16 avril 2024, de rembourser ce trop-perçu. Le 23 mai 2024, France Travail a signifié à M. C une contrainte, émise le 17 mai 2024, d'un montant total de 18 530,13 euros, correspondant aux indus précités, auxquels s'ajoutent 11,32 euros de frais. Par la présente requête, M. C doit être regardé comme formant opposition à cette contrainte.
Sur l'opposition à contrainte :
2. Aux termes de l'article L. 5426-8-2 du code du travail : " Pour le remboursement des allocations, aides, ainsi que de toute autre prestation indûment versées par l'opérateur France Travail pour son propre compte, pour le compte de E chargé de la gestion du régime d'assurance chômage mentionné à l'article L. 5427-1, pour le compte de l'Etat ou des employeurs mentionnés à l'article L. 5424-1, D général de l'opérateur France Travail ou la personne qu'il désigne en son sein peut, dans les délais et selon les conditions fixés par voie réglementaire, et après mise en demeure, délivrer une contrainte qui, à défaut d'opposition du débiteur devant la juridiction compétente, comporte tous les effets d'un jugement et confère le bénéfice de l'hypothèque judiciaire. ". Aux termes de l'article R. 5426-20 du même code : " La contrainte prévue à l'article L. 5426-8-2 est délivrée après que le débiteur a été mis en demeure de rembourser l'allocation, l'aide ou toute autre prestation indue mentionnée à l'article L. 5426-8-1 ou de s'acquitter de la pénalité administrative mentionnée à l'article L. 5426-6. / D général de Pôle emploi lui adresse, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, une mise en demeure qui comporte le motif, la nature et le montant des sommes demeurant réclamées, la date du ou des versements indus donnant lieu à recouvrement ou la date de la pénalité administrative ainsi que, le cas échéant, le motif ayant conduit à rejeter totalement ou partiellement le recours formé par le débiteur. / Si la mise en demeure reste sans effet au terme du délai d'un mois à compter de sa notification, D général de Pôle emploi peut décerner la contrainte prévue à l'article L. 5426-8-2 ". Aux termes de l'article R. 5426-21 de ce code : " La contrainte est notifiée au débiteur par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou lui est signifiée par acte d'huissier de justice. A peine de nullité, l'acte d'huissier ou la lettre recommandée mentionne : / 1° La référence de la contrainte ; / 2° Le montant des sommes réclamées et la nature des allocations, aides et autres prestations en cause ou la date de la pénalité administrative ; / 3° Le délai dans lequel l'opposition doit être formée ; / 4° L'adresse du tribunal compétent et les formes requises pour sa saisine. / L'huissier de justice avise dans les huit jours E créancier de la date de signification. ".
3. En premier lieu, il résulte de l'instruction que la signification de la contrainte indique la nature de l'allocation concernée par la mention " ALLOC SOL SPEC 2004 " ainsi que la période du " 16/12/2018 - 22/11/2022 ". L'usage de telles abréviations, pour regrettable qu'il soit, ne rend pas pour autant inintelligible le motif de l'indu, lequel, au demeurant, avait été précisé à l'intéressé dans les courriers qui lui ont été précédemment adressés, en particulier dans la mise en demeure évoquée du 16 avril 2024. De même, la référence à l'allocation dans son régime issu de la modification législative intervenue en 2004 n'a pu induire en erreur l'intéressé, dès lors que l'acte de signification mentionne également la période concernée, ainsi que le montant réclamé, de même que la nature des documents que M. C peut remettre à France Travail afin que le montant des cotisations dues soit, le cas échéant, modifié, à savoir les avis de versements ou les bordereaux correspondant aux sommes perçues durant la période en litige. Par ailleurs, si l'acte de signification ne comporte pas la référence de la contrainte en litige, il est constant qu'une copie de cette contrainte était jointe à la signification et que cette dernière y renvoie expressément par la mention " ci-joint, la copie de : Une contrainte rendue par Monsieur D de E requérant du 17 mai 2024 ". En outre, la contrainte indique le tribunal administratif compétent, Dijon, ainsi que son adresse, le délai et les formes requises pour le saisir. Enfin, et en tout état de cause, si M. C conteste le montant de la somme réclamée par France Travail, il ne produit à l'appui de sa requête aucune pièce ni aucun document de nature à établir que les sommes perçues correspondraient effectivement à des versements effectués par sa famille afin de lui venir en aide en raison de son état de santé l'empêchant de travailler. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 5426-21 du code du travail en raison de l'irrégularité de la signification effectuée par huissier doit être écarté.
4. En deuxième lieu, si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.
5. Il est constant que la contrainte litigieuse a été décernée le 17 mai 2024 par D de France Travail Bourgogne-Franche-Comté, alors que M. C n'avait reçu la mise en demeure de payer que le 26 avril 2024, en méconnaissance du délai d'un mois à compter de la notification de la mise en demeure prévue à l'article R. 5426-20 précité du code du travail. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que cette irrégularité de procédure a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision, ni n'a privé l'intéressé d'une garantie. Le requérant a, en effet, disposé d'un délai de trois semaines pour faire valoir ses droits après notification de la mise en demeure et avant que ne soit décernée la contrainte. Par ailleurs, la contrainte ne lui a été signifiée, par acte d'huissier, que le 24 mai 2024. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure doit être écarté.
6. En troisième lieu, et contrairement à ce que fait valoir M. C, la contrainte en litige, émise le 17 mai 2024 par D régional de France Travail Bourgogne-Franche-Comté afin d'obtenir le remboursement d'une somme de 18 518,81 euros, correspondant à un indu d'allocation de solidarité spécifique, auquel s'ajoutent 11,32 euros de frais, se borne à indiquer au requérant l'origine et le montant des sommes dues, l'exécution forcée dont elle peut faire l'objet à défaut d'opposition devant la juridiction compétente ainsi que les voies et délais de recours, mais ne lui impose aucunement d'adresser à France Travail des documents particuliers. Par suite, le moyen tiré du mal-fondé de la contrainte, tel qu'il est soulevé, doit être écarté.
7. En quatrième lieu, il résulte de l'instruction que, par une décision du 19 décembre 2022, France Travail Bourgogne-Franche-Comté a retiré la décision du 23 novembre 2022 par laquelle il a radié M. C de la liste des demandeurs d'emploi, pour une durée de douze mois à compter du 23 novembre 2022, et a procédé à la suppression de ses allocations. Toutefois, la contrainte en litige est fondée, non pas sur la décision du 23 novembre 2022, mais sur la mise en demeure du 16 avril 2024, laquelle fait suite à la lettre du 6 janvier 2023 par laquelle France Travail a notifié à M. C un indu d'allocation de solidarité spécifique d'un montant de 18 518,81 euros au titre de la période du 16 décembre 2018 au 22 novembre 2022 soit, en tout état de cause, pour une période antérieure à la date à compter de laquelle France Travail Bourgogne-Franche-Comté avait privé M. C du bénéfice de ses allocations. Par suite, le moyen tiré de ce que la contrainte en litige repose sur une décision de sanction du 23 novembre 2022 qui a fait l'objet d'un retrait doit, en tout état de cause, être écarté.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 5422-5 du code du travail : " L'action en remboursement de l'allocation d'assurance indûment versée se prescrit par trois ans. En cas de fraude ou de fausse déclaration, elle se prescrit par dix ans. Ces délais courent à compter du jour de versement de ces sommes. ". Il résulte de ces dispositions que le délai spécial de prescription prévu par l'article L. 5422-5 du code du travail pour l'action en répétition de l'allocation d'assurance indûment versée n'est pas applicable à l'allocation de solidarité spécifique. A défaut de dispositions particulières et dérogatoires figurant dans le code du travail, la créance dont il s'agit est soumise à la prescription de droit commun édictée à l'article 2224 du code civil aux termes duquel : " Les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire du droit a connu ou aurait dû connaître les faits permettant de l'exercer. ".
9. En l'espèce, l'indu en litige porte sur la période du 16 décembre 2018 au 22 novembre 2022. France Travail fait valoir, d'une part, que M. C n'a jamais déclaré son activité salariée ou les loyers qu'il a perçus en qualité de propriétaire bailleur durant toute cette période, d'autre part, que le requérant n'a pas davantage déclaré sur le formulaire prévu à cet effet, qu'il a dû renvoyer tous les six mois, les revenus perçus dans ce cadre et, enfin, que l'établissement public n'a eu connaissance des faits à l'origine de l'indu litigieux qu'en novembre 2022, à la suite d'un signalement provenant d'un autre organisme. M. C ne conteste pas sérieusement ne pas avoir déclaré auprès de France Travail son activité salariée, ni ses revenus non-salariés, sur le formulaire prévu à cet effet lors de ses demandes successives de renouvellement de l'allocation de solidarité et n'établit pas que ces sommes correspondraient à des versements effectués par sa famille afin de l'aider, en raison de son état de santé l'empêchant de travailler. Dès lors, il ne résulte pas de l'instruction que France Travail, au regard des éléments dont il disposait, aurait dû savoir avant le 9 novembre 2022 que M. C exerçait une activité salariée et bénéficiait de revenus non-salariés. Il suit de là que le délai de prescription de cinq ans prévu par l'article 2224 du code civil n'était pas expiré à la date à laquelle France Travail lui a notifié son intention de procéder à la répétition de l'indu. Par suite, le moyen tiré de la prescription doit être écarté.
10. Il résulte de tout ce qui précède que l'opposition à contrainte formée par M. C doit être rejetée.
Sur les conclusions tendant à ce que le tribunal constate que la contrainte retrouve son plein effet :
11. Il résulte des dispositions de l'article L. 5426-8-2 du code du travail que le législateur a conféré aux contraintes délivrées par France Travail un effet exécutoire à l'expiration du délai d'opposition ou, en cas d'opposition, lorsque celle-ci est rejetée par le juge. Dès lors que la requête de M. C est rejetée par le présent jugement, la contrainte comporte tous les effets d'un jugement. Les conclusions de France Travail tendant à ce que le tribunal déclare que la contrainte retrouve son plein effet sont donc devenues sans objet et ne peuvent, par suite, qu'être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge de France Travail qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante. Les conclusions présentées en ce sens par M. C, qui ne peut utilement se prévaloir des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile, doivent être rejetées.
13. Par ailleurs, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de France Travail Bourgogne-Franche-Comté présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
14. Enfin, la présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens au sens de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, les conclusions présentées sur ce fondement par M. C ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par France Travail Bourgogne-Franche-Comté tendant à ce que le tribunal constate que la contrainte retrouvera son plein effet et celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à France Travail Bourgogne-Franche-Comté.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 septembre 2025.
Le magistrat désigné,
H. B
La greffière,
L. Curot
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
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01/06/2026