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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2401844

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2401844

lundi 12 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2401844
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B C, qui informait le tribunal de la situation de M. D E A. Le juge a constaté que le courrier ne constituait pas une requête au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, faute d'exposé de conclusions et de moyens. De plus, aucune décision administrative attaquée n'était identifiée, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du même code. Enfin, M. C ne justifiait d'aucun intérêt à agir pour le compte de M. A.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 juin 2024, M. B C " informe " le tribunal de la " situation de M. D E A ".

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. En premier lieu, en vertu des dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative : " La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge () ".

3. D'une part, ni le courrier par lequel M. C informe le tribunal qu'il " s'entend très bien " avec son " compagnon ", M. A, qui est selon lui devenu " indispensable ", ni les nombreux documents qui accompagnent ce courrier n'ont le caractère d'une requête, comportant l'énoncé de conclusions et de moyens soumis au juge, au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. D'autre part, ce courrier n'a été suivi dans le délai de recours contentieux de deux mois, qui a en l'espèce commencé à courir au plus tard le 8 juin 2024 -date à laquelle le courrier été enregistré au greffe du tribunal-, d'aucune production satisfaisant aux exigences de l'article R. 411-1.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ".

5. Le requérant, qui ne demande l'annulation d'aucune décision identifiée qui aurait été prise par l'administration, a méconnu l'article R. 421-1 du code de justice administrative.

6. En dernier lieu, M. C n'a en tout état de cause aucun intérêt lui donnant qualité pour agir à l'égard de décisions qui concerneraient personnellement M. A.

7. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C est manifestement irrecevable et peut ainsi être rejetée en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C.

Fait à Dijon le 12 août 2024.

Le président de la 3ème chambre,

L. Boissy

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier

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