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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2401858

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2401858

jeudi 22 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2401858
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSELARL DU PARC CABINET D'AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Saint-Mesmin du 28 mai 2024 ordonnant la démolition d’un bâtiment. En cours d’instance, la commune a retiré cet arrêté par une décision du 19 juin 2024 devenue définitive. Le tribunal a constaté, par ordonnance du 22 août 2024, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation, devenues sans objet. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par le requérant au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 juin 2024, M. A B, représenté par

Me Rothdiener, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du maire de Saint-Mesmin du 28 mai 2024 ordonnant la démolition du bâtiment implanté sur la parcelle A n°881 ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Mesmin la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 juillet 2024, la commune de Saint-Mesmin, représentée par Me Geslain, conclut au non-lieu à statuer.

Par un mémoire, enregistré le 25 juillet 2024, M. B conclut au non-lieu à statuer mais maintient ses conclusions accessoires tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ;()5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

2. Par un arrêté du 19 juin 2024, devenu définitif, le maire de Saint-Mesmin a retiré l'arrêté du 28 mai 2024 en litige. Ainsi, les conclusions d'annulation de M. B tendant à l'annulation de cet arrêté ont perdu leur objet. Il n'y a donc plus lieu d'y statuer.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions accessoires de M. B tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. B tendant à l'annulation de de l'arrêté du maire de Saint-Mesmin du 28 mai 2024 portant mise en sécurité et péril imminent au droit du bâtiment implanté sur la parcelle A n°881.

Article 2 : Les conclusions de M. B tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la commune de

Saint-Mesmin.

Fait à Dijon, le 22 août 2024.

Le président,

O. Rousset

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

cc

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